Pape François

Une très grande et bonne nouvelle. Pas seulement pour les fidèles catholiques, mais, pour tous les croyants et même pour le pays tout entier. Pourtant, cette bonne nouvelle a failli passer inaperçue à cause du flot d'informations qui occupent la Une de l'actualité africaine : législatives au Gabon au lendemain de la périlleuse présidentielle d'août 2016, présidentielle au Cameroun sur fond de suspicion de part et d'autre, désignation de candidats devant s'affronter à la présidentielle du Nigeria de février 2019, duel au sommet entre les deux partenaires d'hier que sont Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, etc. Bref, le temporel a, ces derniers temps, pris le dessus sur le spirituel, mettant aux oubliettes l'une des meilleures annonces de cette fin d'année en Afrique : la venue du très Saint-Père à Madagascar en 2019 à une date pas encore déterminée.

Le pape François, qui vient de l'Argentine, c'est-à-dire, non loin du Chili, n'a pas besoin de tourner sa langue dans la bouche avant de parler aux évêques chiliens. Ce n'est pas non plus envisageable qu'il couvre un scandale aussi lourd que la pédophilie dans l'église chilienne. Après avoir beaucoup parlé alors que les pratiques étaient toujours bien ancrées au sein de cette église, il a tout simplement tapé un coup de pied dans la fourmilière, après avoir commis un rapport sur la question, qui l'a mis hors de lui. Un rapport de plus de 1.000 pages rédigé après une enquête effectuée par deux personnes désignées par le Saint-Père. C'est un mal qui ronge, aussi, l'église catholique africaine. Si on passe outre la propension des responsables de l'église catholique dans certains pays africains à faire des enfants à des maîtresses qu'ils entretiennent parfois au vu et au su de tous, elle va même jusqu'à héberger des prêtres pédophiles européens, qui y atterrissent pour se "rebâtir". Mais quand ils arrivent sur place, la tentative redevient grande et n'hésitent pas à rebasculer dans le mal. La situation est vraiment alarmante et le pape devrait, aussi, s'en préoccuper, en multipliant des voyages en Afrique.

De prime abord, on peut penser que la maison de Dieu est ouverte pour tout le monde, même pour des tueurs irrécupérables. Mais, tuer, volontairement, son prochain pour courir se réfugier dans la maison de Dieu est-il acceptable ? Au lieu de cacher le criminel, le prêtre (ou le pasteur) n'est-il pas invité à appeler, plutôt, la police pour venir le cueillir ? Telle serait la bonne interprétation de l'évangile. Joseph Kabila, le président rdcongolais, après avoir fermé la porte à une élection présidentielle, avant fin décembre 2016, qui aurait pu le mettre dans une retraite bien méritée, cherche à se réfugier derrière le pape et occulter ses forfaits à l'endroit de tout un peuple qui aspire à une alternance prévue par la constitution. Le Saint-Père ne l'a que trop bien compris en refusant de se rendre en visite à Kinshasa, ce qui aurait pu conforter Kabila dans les misères qu'il fait subir aux chrétiens congolais.

Le Centrafrique était bien plus dangereux avec les massacres interreligieux quand le pape François avait insisté pour y effectuer une visite officielle en novembre 2015, que ne l'est aujourd'hui le Soudan du Sud. Pourtant, le Saint-Père, au lieu d'y aller, personnellement, a préféré envoyer de quoi réaliser quelques investissements en son nom. L'évêque de Rome pratique-t-il la discrimination positive ?

Même pas peur des djihadistes de l'Etat islamique et des Frères musulmans. La Bible dans la main, le Saint-Père se rendra, vendredi, 28 avril, au Caire, leur fief, prier là où ils excellent en barbarie. Contre toute attente, il a maintenu son voyage après de très sanglants attentats du 9 avril et montre, ainsi, un exemple de courage aux politiques, généralement, enclins à prendre la poudre d'escampette dès l'explosion du moindre pétard. Nul doute que les chrétiens et les vrais fidèles du prophète Mahomet seront avec lui tout au long de son voyage.

Le pape François a appelé, dimanche, 19 février, les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) à, rapidement, stabiliser la situation politique dans leur pays, en condamnant, particulièrement, l'usage d'enfants soldats.

Originaire du tiers-monde (l'Argentine), le Très Saint-Père, François, est très sensible à la souffrance. Il l'a montré, l'année dernière, en se rendant, à Bangui, malgré les avis contraires de la France, que nul ne peut l'arrêter quand il faut aller prier pour partager la douleur de ses semblables. Finalement, son voyage en Centrafrique s'était très bien déroulé. Aujourd'hui, après avoir élu son chef d'Etat, le Centrafrique retrouve, peu à peu, les chemins de la paix et du développement. Qu'en est-il du Gabon qui voudrait emprunter le mauvais chemin d'hier du Centrafrique ? Le pape a interpellé les Gabonais, à commencer, par Jean Ping et Bongo Ondimba Ali, mais aussi, Mgr Basile Mvé Engone.

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a rencontré le pape, François, ce lundi, 18 avril, à la Bibliothèque du Vatican. Cette première sortie comme président centrafricain, revêt beaucoup de signification en dehors de la beauté du geste.

Le pape François multiplie des sorties sur la question des réfugiés en Europe. Il ne cesse de titiller la conscience des dirigeants occidentaux. Ce samedi matin, 16 avril, c'est à l'île de Lesbos (Grèce) qu'il s'est rendu, ramenant, au Vatican, douze réfugiés qui y seront, désormais, hébergés. Un bel exemple à suivre.

Le président, Faure Gnassingbé, a effectué un séjour au Vatican où il a rencontré le pape, François. Sa mère, Maman Sabine Mensah, fervente catholique, était, aussi, du voyage.

A la veille des élections en Centrafrique qui vont clôturer la transition, le pape, François, a adressé un message de prière et de réconfort au peuple centrafricain et à sa présidente.

Le pape François a quitté lundi, 30 novembre, Bangui, pour Rome, au terme d'une tournée africaine, qui l'a conduit, au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique, dernière étape d'un périple que d'aucuns voulaient rayer de son agenda, mais qu'il a maintenue, par la grâce de Dieu. Et il a eu raison.

Le Très Saint-Père vient de confirmer qu'il sera bien à Bangui, les 29 et 30 novembre, pour rencontrer les Centrafricains et prier avec eux. Une excellente nouvelle qui donne beaucoup d'espoir à ce brave peuple qui souffre.

C'est un grand bol d'air frais qui va oxygéner les bronches des chrétiens centrafricains, et même, de l'Afrique centrale. Les Séléka souhaitent la bienvenue à l'évêque de Rome. Le fait n'étant pas anodin, nous vous proposons le texte de Moustapha Saboun, leur cordonnateur. Le Pape François à Bangui ? Même pas peur !

Le visite du pape en Afrique, surtout, son étape de Bangui, la plus crainte, s'annonce sous d'excellentes auspices. Grâce à la bénédiction de Dieu, tout est fait pour assurer un séjour inoubliable au Très Saint-Père dans le pays de Barthélémy Boganda.

La visite du pape, François, en Afrique, est très attendue par les fidèles centrafricains.