Park Geun-hye

Décidément, la justice coréenne est intraitable vis-à-vis des anciens présidents de la République accusés de détournement de fonds publics. Après l'ex-présidente, Park Geun-hye, qui a écopé de 25 ans de prison, en août dernier, c'est au tour de l'ancien président, Lee Myung-bak, d'être condamné ce vendredi, 5 octobre, à 15 ans de prison pour corruption, ce qui donne une bien triste image des anciens chefs d'Etat sud-coréens.

La Cour d'appel de Séoul a alourdi, vendredi, 24 août, à 25 ans de détention, la peine de l'ancienne présidente, Park Geun-hye, qui avait été destituée, l'année dernière, dans un retentissant scandale de corruption et d'abus de pouvoir. A quelque chose, malheur est bon. C'est sa descente aux enfers qui a permis l'accession au pouvoir de Moon Jae-in du Centre-Gauche, artisan du rapprochement spectaculaire avec le « leader bien aimé » de la Corée du Nord, Kim Jong-un.

L'ex-présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, a été condamnée, ce vendredi, 6 avril, à 24 années de prison pour son rôle dans le retentissant scandale de corruption qui avait précipité sa disgrâce l'année dernière. Hier, c'est l'ancien président du Brésil et candidat à la présidentielle de cette année, Lula Inacio da Silva, qui a écopé de 12 ans de prison ferme pour avoir été corrompu par une entreprise de bâtiment qui lui aurait offert une luxueuse villa au bord de la mer. Conclusion : La justice devient intraitable face aux dirigeants qui se hissent à la tête des Etats, non pas pour servir les peuples, mais, pour se servir eux-mêmes. Avis aux dirigeants africains.

Ca ne badine plus dans les pays émergents. Pour parvenir au stade de pays industrialisés, comme ceux du G 7 (Etats-Unis, Allemagne, Japon, France, Grande Bretagne, Italie et Canada), ils doivent effectuer de profondes réformes de gouvernance, et passer à la case « sacrifices », quand c'est nécessaire. Hier, c'était la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, qui a payé son laxisme, dans les affaires pétrolières, par une destitution devenue mémorable. Aujourd'hui, c'est à la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye de payer ses faiblesses à l'endroit d'une amie, en quittant, tout simplement, son poste.