patrice talon

Eu égard à l'évidence de fait du prince qu'est ce procès (qui a rendu inéligible Lionel Zinsou pendant cinq ans, ndlr), je m'étais exprimé le 20 juillet 2019 dans un bref qu'on peut lire à la fin de ce texte ; le terme inéligibilité - pétard mouillé dans le marigot de vanités des crocodiles infatués - m'a fait pouffe ; je me demande même si ces alligators ont quelques mérites. Zinsou est mis hors course de la présidentielle de 2021, après Sébastien Ajavon, sorti troisième à l'élection présidentielle de 2016. Conséquence : Talon veut s'octroyer un deuxième mandat en 2021 sans adversaires de taille.

Le président indien, Ram Nath Kovind, a entrepris une visite d'une dizaine de jours qui doit le conduire, tour à tour, au Bénin, en Gambie et en Guinée. Ce n'est pas tous les jours que l'Afrique reçoit la visite d'un chef d'Etat indien. C'est pourquoi quand celle-ci est programmée, les Africains s'attendent à ce qu'elle soit marquante. Est-ce le cas au Bénin où le président indien vient de passer deux jours ? Pour être courtois à l'endroit de son excellence, Ram Nath Kovind, on dira, courtoisement : peut (nettement) mieux faire.

Le Bénin laissé en paix par Boni Yayi après dix ans d'une gouvernance (plutôt) paisible est en train de sombrer dans la violence, premier pas vers la dictature. C'est une situation signée Patrice Talon, milliardaire arrivé un peu par hasard à la tête de cet Etat qu'il confond avec ses entreprises privées. Hier, samedi, 15 juin, on a dénombré deux morts par balles des forces de défense et de sécurité. Une situation inquiétante d'autant plus que les troubles sont récurrents. Partout, dans le pays, les populations commencent à se révolter, pour défendre leur liberté confisquée par un homme d'affaire (devenu chef d'Etat) qui ne se soucie que de son intérêt personnel.

Ce titre insolite fait la Une du numéro 476 de mai du magazine Afrique Education. Non-professionnel de la politique devenu chef de l'Etat du Bénin en remportant démocratiquement la présidentielle d'avril 2016, Patrice Talon surprend les Béninois, les Africains et la communauté internationale, en ramenant le Bénin de trente années en arrière sur le plan de la démocratie et des droits de l'homme. Le magazine explique pourquoi et comment il est devenu le bon élève de la classe du dictateur congolais, Denis Sassou-Nguesso, son inspirateur et modèle en politique. Une situation ubuesque susceptible de faire retourner (jusqu'à) Mathieu Kérékou dans sa tombe.

Majoritairement de l'Afrique de l'Ouest, région à laquelle appartient le Bénin, des universitaires et écrivains ont envoyé une lettre au président du Bénin, Patrice Talon, dans laquelle ils condamnent, fermement, l'exclusion de plusieurs partis de l'opposition du processus électoral, et l'invitent, fortement, à organiser d'autres élections législatives, cette fois, inclusives.

Des centaines d'opposants béninois sont redescendus dans les rues de Cotonou, jeudi, 2 mai, où ils ont érigé des barricades enflammées pour défier les forces de l'ordre dans un climat de tension après des législatives boycottées par l'opposition qui en avait été évincée. Une personne est morte et deux autres ont été, grièvement, blessées dont une par balles depuis le début des violences, qui ont éclaté, mercredi, 1er mai, après-midi, après le déploiement des forces de sécurité autour du domicile de l'ancien président, Boni Yayi, dans la capitale économique. Jadis, laboratoire de la démocratie ayant organisé la toute première Conférence nationale souveraine, en février 1990, le Bénin (Ex-Dahomey) vient de connaître un bond de 30 ans en arrière en matière de démocratie.

Le Bénin, pays réputé pour être un exemple de démocratie en Afrique de l’Ouest, a voté, dimanche, 28 avril, pour élire ses députés lors d'un scrutin historique où l’opposition n’a pas été autorisée à présenter de candidats, marquant pour beaucoup d’observateurs un tournant autoritaire du président Patrice Talon. C'est une situation qui se passe de commentaire quand on sait d'où vient l'actuel président, qui avait, justement, passé près de trois ans en exil, entre la France et la Belgique, pour fuir l'arbitraire. Une fois au pouvoir, aujourd'hui, il plonge, lui aussi, dans un arbitraire qui est plus grave, car il ramène tout le pays à l'ère du « marxisme-béninisme » de feu Mathieu Kérékou (avant conférence nationale souveraine). Finalement, que doit-on penser de la démocratie en Afrique si on ne doit même plus faire confiance à un non-professionnel de la politique (comme Patrice Talon) qui accède au pouvoir et dont on aurait pu attendre une autre manière de faire de la politique ?

Des milliers de personnes ont manifesté, lundi, 11 mars, à Cotonou, à l'appel des principaux partis d'opposition béninois pour dénoncer la politique du président, Patrice Talon, accusé d'autoritarisme. Selon les organisateurs, Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) de l'ancien président, Thomas Boni Yayi, et l'Union sociale libérale (USL) de l’homme d’affaires, Sébastien Ajavon, près de 20.000 manifestants ont pris part à la marche dans la capitale économique béninoise.

L’ex-conseiller spécial du regretté président français, François Mitterrand, s’intéresse à l’Afrique ; j’ai lu quelques-uns de ses ouvrages et davantage de ses articles dans des journaux ; celui intitulé « Les Africains ont inventé l’ordinateur numérique bien avant qu’on le découvre » m’a passionné, voire, rouvert les yeux sur des atouts de l’Afrique qu’à force de jacasser, de contester en ignorant tout de ce dont ils palabrent, des Africains laissent ceux qu’ils critiquent leur damer le pion là où ils pourraient ou devraient être Maîtres.

Il y a toujours une fin pour chaque chose. Rien n'est éternel ici bas. Il en est de même pour les biens culturels africains qui meublent les galeries d'art et musées de l'Hexagone alors que leur place est bien dans les musées des pays d'où ils ont été spoliés. Que le jeune président français, Emmanuel Macron, qui ne connaît pas la colonisation, ait décidé de changer la politique française dans ce domaine précis, pour remettre un peu de loyauté et d'équité dans cette relation entre la France et les pays africains concernés, on ne peut que dire que dire, honneur à lui. L'Afrique s'en souviendra. En bien.

Que se passe-t-il au Bénin où le président élu, Patrice Talon, en fonction depuis l'année dernière, avait annoncé qu'il ne ferait qu'un seul et unique mandat à la tête du pays alors que la constitution lui donne la possibilité d'en faire deux ? Connaissait-il l'ampleur des mécontentements que sa politique allait entraîner avant de ne vouloir faire qu'un seul mandat ? Patrice Talon bouscule tout sur son passage, et Léhady Soglo n'échappe pas à ce tsunami, y compris, dans son propre parti, la Renaissance du Bénin, où il a, récemment, été suspendu de ses fonctions de président national.

Le président du Bénin, Patrice Talon, serait-il, à son tour, atteint par l'ivresse du pouvoir et de ses dérives ? La question se pose au fur et à mesure qu'il côtoie les dictateurs africains dans le cadre de sa fonction. La façon dont il a envoyé les forces de l'ordre et de sécurité s'introduire dans la résidence du maire de Cotonou, Lehady Soglo (que le pouvoir accuse de vouloir détruire les documents financiers et comptables de sa mairie de 2013 et 2014), sans mandat de perquisitionner, dans un Etat de droit (comme le Bénin), pousse à s'interroger : Où va le Bénin ? Après avoir voulu (sans succès) détruire la carrière politique de Sébastien Ajavon (qui l'avait pourtant soutenu au deuxième tour de la présidentielle où il était sorti troisième), pour une fausse affaire de drogue cachée dans un container au port de Cotonou, voilà que le président, Patrice Talon, met le grapin sur le jeune maire, Lehady Soglo, convaincu qu'il sera un adversaire de taille, à la prochaine élection présidentielle, à laquelle, lui, Patrice Talon sera candidat, après avoir dit et redit au monde entier qu'il n'était à la tête du Bénin que pour un seul et unique mandat de cinq ans. L'ivresse du pouvoir ! Dans le texte qui suit, notre ami, Olympe Bhêly-Quénum, qu'on ne présente plus, a pris sa plume pour dire tout le mal qu'il pense de cette dérive dictatoriale des autorités béninoises. On sent Olympe en colère.

Le dictateur a envoyé, en catastrophe, son ministre des Affaires étrangères, Jean Claude Gakosso, à Cotonou, pour porter un message de sympathie et de prompt rétablissement au chef de l'Etat, Patrice Talon, après ses deux opérations subies à Paris. Le président congolais n'a agi ni au hasard, ni par simple humanisme. Il sait d'où il vient. Surtout, il sait où il va.

Le président du Bénin, Patrice Talon, a, plutôt, bonne allure. Après avoir subi deux interventions chirurgicales à Paris. Le pays n'a pas connu de vacance de pouvoir ; la constitution du Bénin est l'une des plus solides de l'Afrique, et en homme politique avisé, Patrice Talon avait fait ce qu'il fallait avant de s'absenter. Le pays n'en a pas beaucoup souffert. Revenu à Cotonou, dimanche, 18 juin, il a repris ses activités, ce lundi, 19 juin, avec la tenue d'un conseil de ministres extraordinaire. Le conseil des ministres ordinaire se tiendra, mercredi, 21 juin.

Homme d'affaires milliardaire, ancien faiseur de président, Patrice Talon s'est, finalement, résolu à devenir, lui-même, calife. Vu son entregent et l'étendue de son réseau d'amitié, il n'a pas eu du mal à gagner ce pari ambitieux car il n'apprenait pas le job. Depuis mai, il est, confortablement, installé dans le Palais de la Marina. Mais, si son accession au pouvoir a bouleversé les habitudes, Patrice Talon a, aussi, surpris par son programme de gouvernement étalé sur un seul et unique mandat alors que la constitution lui donne la possibilité d'en faire deux. Lui veut en faire un seul et souhaite que le mandat unique soit inscrit dans la constitution. Mal vu, mal compris, mal expliqué, son projet passe, difficilement, dans l'opinion.

Pour aller faire ses courses au célèbre marché Dantokpa de Cotonou, on n'aura plus besoin de passer par la case Consulat du Bénin. Il en est de même si on veut découvrir les trésors du vodoun béninois. Patrice Talon ouvre son pays aux Africains, sans attendre la réciprocité. Une belle leçon d'intégration africaine.

Le constat est unanime. Depuis son arrivée aux affaires, en avril, on ne refuse rien au président, Patrice Talon. A l'Assemblée nationale où le fait de placer la virgule au mauvais endroit peut faire bloquer les travaux pendant une semaine, les députés viennent de voter son budget 2017 comme une lettre à la poste. A 100%. Pas un seul d'entre eux ne s'est opposé à celui-ci alors qu'il est en augmentation de plus de 40% par rapport au budget de l'année dernière. Autant dire que le crédit fait à Patrice Talon est immense. Pourra-t-il le garder durant tout son mandat ?

Le Bénin a adhéré à l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (IDEA). Le président, Patrice Talon, fait, ainsi, de ce pays, une démocratie grandeur nature reconnue comme telle au sein de la communauté internationale.

Le président, Patrice Talon, a juré qu'il était au pouvoir pour faire un seul et unique mandat de cinq ans. Objectif : (re)mettre le Bénin en ordre de marche. Ca ne blague plus dans le pays du vaudou. Son président fait ce qu'il dit. Cette fois, le curseur s'est arrêté chez les maires, qui sont limogés à tour de rôle pour leur mauvaise gestion.

Arrivé au pouvoir, il y a, seulement, quatre mois, le président, Patrice Talon, est un panafricaniste qui ne s'ignore pas. En visite officielle, au Rwanda, il vient d'annoncer la suppression des visas d'entrée au Bénin pour tous les ressortissants africains. Voilà qui mérite une mention « Très Honorable » avec les félicitations du jury de la part de votre site quotidien, www.afriqueeducation.com