Paul Biya

Parmi les messages de félicitation qui s'additionnent sur la table de travail de Paul Biya, à Etoudi, il y en a un qui revêt une importance particulière, pas pour son destinataire qui va effectuer un septième mandat de sept ans, mais pour son expéditeur : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo compte en le président camerounais quelqu'un sur qui s'appuyer en Afrique centrale en cas de coup dur.

On ne peut pas avoir enseigné le droit à plusieurs générations de Camerounais et bafouer soi-même ce droit. En annonçant sa victoire (« J’ai reçu mission de tirer le penalty, je l’ai tiré et je l’ai marqué ») avant la proclamation des résultats d’abord par Elecam (Elections Cameroun), ensuite, par le Conseil constitutionnel camerounais dont les décisions sont sans appel comme en France, Maurice Kamto piétine en effet les lois de son pays et se comporte, par la même occasion, comme un hors-la-loi.

Arrivé à Beijing à 12 heures locales (5 heures du matin à Yaoundé), vendredi, 31 août 2018, pour prendre part au 3ème Sommet du Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC) dont l’ouverture est prévue le 3 septembre, le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, accompagné de son épouse, Chantal Biya, a, immédiatement, eu une séance de travail avec son homologue chinois, Xi Jinping, au Grand Palais du Peuple, dans l'après-midi. Au Cameroun, les Chinois financent, pratiquement, huit grandes réalisations sur dix, et veulent aller au-delà. Mais, encore faudrait-il que cela soit, véritablement, un partenariat « gagnant-gagnant » pour les Camerounais aussi. Paul Biya n'a pas eu tort de demander une annulation pure et simple de la dette chinoise, une requête que va examiner la partie chinoise au moment où le Cameroun devient la principale destination des investissements chinois en Afrique francophone et la quatrième en Afrique après l'Afrique du Sud, la Tanzanie et l'Ethiopie.

On savait depuis l'année dernière que le président du Cameroun, Paul Biya, était invité par son homologue, Xi Jinping, à effectuer une visite d'Etat, en Chine, au courant du premier trimestre 2018. Cette rumeur est devenue effective avec le départ, dimanche, 18 mars, de Yaoundé, du couple présidentiel. Celui-ci sera accompagné d'une forte délégation de ministres et d'officiels, et ralliera Beijing, mercredi, 21 mars.

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, vient de frôler la mort par balles. Un coup d'état, méticuleusement, préparé a failli emporter son régime, avec plusieurs assassinats à la clé dont le sien et, sans doute, celui de la première dame, Constancia Obiang Nguema Mangue. Mais, le destin en a décidé autrement, ce qui a permis de diligenter de minutieuses enquêtes qui permettent de faire d'incroyables découvertes. En effet, il ressort des premières notes d'interrogatoires que certains natifs de Mongomo, le propre fief du chef de l'Etat, ne sont pas (totalement) étrangers au coup qui allait être fatal à leur président de parent. Il est, aussi, confirmé que la France a servi de base logistique ayant permis la réalisation de ce sordide projet. C'est la raison pour laquelle le doyen des chefs d'Etat du continent africain, du haut de son expérience de 38 ans passés à la tête de l'Etat, a pesé ses mots en accusant la France, une certaine France, même si, très officiellement, on se garde, encore, d'y impliquer, pour le moment, le pouvoir suprême d'Etat. En attendant l'aboutissement des enquêtes, les Africains sont en droit de se poser, au moins, une question : l'appellation de « Petit Satan » donnée à la France par l'imam Khomeini, dans les années 70, n'est-elle pas injustifiée ? Après avoir mis (gratuitement) à plat, l'un des pays les plus prospères d'Afrique, à savoir, la Libye, sous le prétexte que son dirigeant, le guide, Mu'ammar al Kadhafi, était un dictateur qui opprimait son peuple et qu'il fallait se débarrasser de lui, voilà que la même France s'attaque, aujourd'hui, à un autre pays tout aussi prospère, la Guinée équatoriale, sous le même prétexte : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est un dictateur qui maintient son peuple dans une grande pauvreté alors que les revenus du pétrole devraient faire de la Guinée équatoriale un pays très riche. En dehors de toute considération socio-politique ou philosophique, la remarque est facile à faire : derrière la destruction de la Libye, il y a la main de la France et de son président d'alors, Nicolas Sarkozy. Derrière le coup d'état manqué en Guinée équatoriale, le président Obiang accuse, clairement, la France d'en être l'instigatrice. Alors la France, « Petit Satan » ?

Le président camerounais, Paul Biya, en visite d'Etat, en Italie, a été reçu, mercredi, 22 mars, à l'Université de Rome Tor Vergata, par la Conférence des recteurs des universités italiennes (CRUI). A cette occasion, il s'est fait décerner la Médaille d'Or de cette Conférence pour saluer sa politique dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Le Sommet extraordinaire de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) tenu, à Yaoundé, vendredi, 23 décembre, aura permis à Bongo Ondimba Ali (BOA) de faire d'une pierre deux coups : y participer aux côtés de ses cinq autres homologues, et, revoir, son « papa » Paul Biya dont il a ignoré les sages conseils, ces dernières années, avec les conséquences qu'on sait, aujourd'hui, sur la vie politique au Gabon.

Afriqueeduction.com l'avait annoncé, hier, à 12h47 : Le Sommet de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) n'allait pas déboucher sur une dévaluation du F CFA, mais sur le retour des pays de cette zone dans les fourches caudines du Fonds monétaire international (FMI). C'est fait. Paul Biya, le président camerounais, qui a convoqué ce Sommet extraordinaire, invite ses cinq homologues à vite conclure des programmes (bilatéraux) avec le FMI. Mais il y a un problème : certains chefs d'Etat (mal élus) étant sur un siège éjectable, sur le plan politique national, il leur sera très difficile de bien suivre le processus d'application de ce qu'ils auront signé avec Christine Lagarde.

Ca va mal dans la grande famille de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale). La baisse des prix des matières premières, et singulièrement, du pétrole dont cinq pays sur six, sont exportateurs, a fait, littéralement, plonger les agrégats des économies. D'aucuns vont même jusqu'à parler de dévaluation du F CFA, en 2017. Qu'on se calme : il n'en sera rien. Pas de panique. Président du pays qui est la locomotive de la sous-région, Paul Biya convoque ses homologues pour calmer le jeu et prendre des mesures draconiennes pour affronter cette fâcheuse situation.

L'image d'Israël en Afrique n'est plus mauvaise comme avant. Cela dit, elle demande à être améliorée. Le meilleur ambassadeur, dans ce domaine, fut, incontestablement, Shimon Peres. Même s'ils ne se bousculent pas, aujourd'hui, à Tel Aviv, plusieurs dirigeants africains ont participé aux obsèques de l'ancien premier ministre israélien.

Enfant gâté, Bongo Ondimba Ali (BOA) a obtenu le pouvoir, en 2009, après la mort de son père, comme un jeu d'enfant. De la même manière, il va le perdre, en 2016, comme un jeu de gosse.

Pendant plusieurs mois, le Cabinet de Boeing, Boeing Consulting, a travaillé avec les équipes de la compagnie aérienne, Camair Co, du ministère des Transports et des Finances, pour élaborer un plan de relance des activités de la compagnie aérienne nationale. Sous la supervision du premier ministre, Philémon Yang, qui est, aussi, le président du conseil d'administration de Camair Co, ce plan déposé sur la table de travail du chef de l'Etat, en juin, a été validé, hier, mardi, 26 juillet.

En Afrique centrale, on sait qui est Denis Sassou Nguesso. Un homme qui souhaiterait diriger toute cette partie du continent. Mais à défaut de le pouvoir, il se donne les moyens d'enquiquiner ses voisins. C'est ainsi qu'au Gabon et en Centrafrique, notamment, il entretient un (solide) réseau d'honorables correspondants. C'est aussi le cas au Cameroun où cette information, dans le passé, n'a pas souvent été prise, très, au sérieux. Maintenant que les langues commencent à se délier au Congo, on commence à parler, à dire des choses, qui fâchent. Notre confrère, Brazza News, qui a échappé à l'enterrement première classe de la presse privée par Sassou (15 magazines sont passés à la trappe car n'épousant pas la ligne éditoriale de Télé Congo et des Dépêches de Brazzaville), donne quelques lumières qui pourraient (devraient) intéresser les autorités de Yaoundé. Voici l'article de Brazza News dans son intégralité (sans aucune modification).

Chantal et Paul Biya participent, du 16 au 18 novembre, au Forum des dirigeants de la 38e session de la Conférence Générale de l'Unesco. Cinq ministres, Mbella Mbella Lejeune (Relations extérieures), Belinga Eboutou Martin (Cabinet Civil), Youssouf Alim (Education de Base), Mouelle Kombi Narcisse (Arts et Culture) et Mengot Victor Arrey-Nkongho (Présidence de la République), les accompagnent.

CAMEROUN : Le dernier remaniement avant la présidentielle de 2018 ?
Le Cameroun a un nouveau gouvernement depuis vendredi, 2 octobre, avec deux surprises dans les ministères de souveraineté.
Plusieurs centaines de casques bleus camerounais, de retour du Centrafrique, ont manifesté, dans les rues de Yaoundé, pour revendiquer le paiement d'arriérés de soldes de plusieurs mois.