Paul Kagame

L'opposante rwandaise, Diane Rwigara, critique du président, Paul Kagame, a été acquittée, jeudi, 6 décembre, par un tribunal de Kigali d'incitation à l'insurrection et falsification de documents, des charges qui lui ont valu d'être emprisonnée, pendant plus d'un an, et dénoncées comme politiques par l'intéressée. "Les charges retenues par l'accusation sont sans fondement", a déclaré le juge président Xavier Ndahayo. La salle d'audience bondée, dans laquelle avaient, notamment, pris place des membres de la famille Rwigara, a laissé exploser sa joie une fois la lecture de la décision achevée. Est-ce la magie de la francophonie ? Car ce retournement de situation qu'on observe, depuis quelques mois, avec la libération d'autres opposants comme Victoire Ingabire, n'est pas le fruit du hasard : Paul Kagame a réussi (malgré beaucoup de critiques) à placer une de ses très proches, son ancienne cheffe de la diplomatie, Louise Mushikiwabo, à la tête de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie). Ceci expliquerait cela.

Le président rwandais, Paul Kagame, a procédé, jeudi, 18 octobre, à un remaniement ministériel, avec, notamment, le remplacement aux Affaires étrangères de Louise Mushikiwabo, récemment, élue à la tête de la Francophonie et celui du très influent ministre de la Défense, le général, James Kabarebe, qui devient conseiller spécial du président. Un poste créé. Si le départ du ministère des Affaires étrangères de Louise Mushikiwabo était attendu, celui de James Kabarebe s'explique difficilement. Mais, chez Paul Kagame, on n'explique, jamais, tout.

Président en exercice de l'Union africaine (UA) jusqu'en janvier 2019, le président du Rwanda, Paul Kagame, a profité de cette tribune inespérée pour propulser la candidature de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, au poste de secrétaire générale de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie), qu'elle brigue, dans quelques jours, à Erevan. Même si le bilan de la sortante, la Canadienne, Michaëlle Jean, est loin d'être défendable, Paul Kagame, malgré le soutien du Français, Emmanuel Macron, peut se faire des soucis. L'élection de sa ministre ne sera pas comme une lettre à la poste. Car non seulement les Canadiens ne lâchent pas leur candidate, mais, Kagame ne peut, réellement, bénéficier des suffrages de tous les pays francophones d'Afrique puisqu'il n'est nullement un modèle à suivre en Francophonie : il a installé l'anglais à la place du français comme langue d'enseignement dans le système scolaire rwandais (lui-même sait dire à peine « Bonjour » en français). D'autre part, il a rempli ses prisons d'opposants. Il suffit de le contredire pour se retrouver en cellule avec comme motif : « Révisionnisme ». Le génocide dont on peut se demander s'il n'en est pas le principal déclencheur à cause du missile sol air qui venait de l'endroit que contrôlaient ses troupes de l'APR, lequel missile pulvérisa le Falcon 50 à bord duquel avaient pris place les présidents rwandais Juvénal Habyarimana et burundais Cyprien Ntaryamira.

L'opposition rwandaise doit dire : « Merci la Francophonie » ! Non parce que cette organisation a mérité le Prix Nobel de la démocratie. Loin de là, elle est même accusée de caresser les dictateurs (africains) et leur mentor de l'Elysée dans le sens du poil. Mais, parce que Paul Kagame (que tout le monde n'aime pas) est conscient qu'il n'a aucune chance de faire gagner sa candidate, Louise Mushikiwabo, qui brigue le secrétariat général de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie) en octobre, alors que ses prisons, à Kigali, sont remplies d'opposants dont le seul crime est d'avoir fait leur travail d'opposant. Eh oui, l'actuel président en exercice de l'Union africaine (UA), ne supporte pas la contradiction. Lui dire Non est un crime de lèse majesté, qui conduit tout droit en prison. C'est dans ce contexte que l'ex-général de l'APR (Armée patriotique rwandaise) croit manipuler ses pairs avant de faire briguer le siège de l'OIF à sa compatriote.

Président en exercice de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, sans s'embarrasser des susceptibilités, a introduit le débat sur la candidature de sa protégée, l'actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, au sein des instances de l'organisation panafricaine qui compte, aussi, les anglophones, les lusophones et les arabophones. C'est du jamais vu. Tout comme c'est la première fois qu'on voyait le chef d'un Etat membre de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), aller directement requérir le soutien du président français pour le poste de secrétaire général de l'OIF, avant d'en parler à ses pairs africains francophones. Paul Kagame a, ainsi, bousculé tous les codes en voulant mettre d'accord tous les futurs votants africains, en faveur de sa candidate. Bonne méthode ? Mauvaise méthode ? Visiblement, le président rwandais n'en a cure. Seul compte pour lui le résultat final. Et il pense être prêt du but, les observateurs s'attendant, déjà, au communiqué du Canada indiquant que sa candidate va jeter l'éponge, après 4 années à la tête de l'organisation. Info ou intox ? L'ancienne gouverneure du Canada se mure dans un silence de cathédrale. Comme si elle était dépassée par les événements alors que l'activisme de Paul Kagame montre que son combat est, encore, loin d'être gagné.

Les dirigeants de l'Union africaine (UA) se retrouvent, dimanche, 1er juillet et lundi, 2 juillet, à Nouakchott, pour un Sommet centré sur la corruption qui fait des ravages en Afrique : 50 milliards de dollars de pertes sèches, chaque année, selon Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'UA. Président en exercice de cette organisation, Paul Kagame a convié son homologue français, Emmanuel Macron, à ce Sommet. Ce dernier (ancien banquier d'affaire) y sera pour « démarcher » les chefs d'Etat africains, avant de terminer son séjour en Afrique par le Nigeria où il rencontrera, le président, Muhammadu Buhari. D'une pierre, les présidents Kagame et Macron vont faire deux coups : grâce au (discret) soutien du président français dont on connaît l'efficacité de la politique en Afrique (terre d'influence traditionnelle de la France), Paul Kagame essaiera de vendre la candidature au secrétariat général de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie), de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Kagame a besoin de Macron car sa francophonie est (toute) récente, voire, douteuse. Non seulement, il a du mal à aligner deux phrases en français, mais, il prendrait en otage l'OIF s'il y plaçait sa compatriote. Convaincre les présidents africains de cette « incursion » rwandaise en francophonie, demande un appui (politique et diplomatique) que lui donnera Macron, à Nouakchott. On peut alors dire que Paul Kagame va utiliser le Sommet de l'UA, à Nouakchott, à des fins de politique intérieure. Appréciera qui pourra ou voudra dans le gotha des chefs d'Etat francophones d'Afrique.

Quarante-quatre pays africains ont signé, mercredi, 21 mars, à Kigali, l'accord créant une Zone de libre-échange continentale (ZLEC), perçue comme essentielle au développement économique de l'Afrique, par le biais d'une hausse du commerce intra-africain.

De qui Donald Trump croit-il se moquer ? Après avoir qualifié le continent noir de « pays de merde » alors que les chefs d'Etat africains, qui tiendront leur Sommet annuel, fin janvier, à Addis Abeba, ont exigé des « excuses » à la suite de ses propos « racistes », il leur a transmis ses « sentiments chaleureux », par l'intermédiaire du président, Paul Kagame, qu'il a rencontré, ce vendredi, 26 janvier, matin, en marge du Forum de Davos. « Sentiments chaleureux », c'est quoi en langage diplomatique après avoir insulté quelqu'un qui attend des excuses en bonne et due forme, n'est-ce-pas une autre manière de se moquer des Africains ? Trump croit-il être permis de tout dire parce qu'il dirige la principale superpuissance de la terre ? Pense-t-il détenir le droit de vie et de mort et celui d'insulter, parce qu'il est le président des Etats-Unis ? Les Africains, bien que pauvres, ont leur dignité d'homme et en tant que tels, méritent le respect de Donald Trump.

Le cabinet d’avocats américain, Cunningham Levy Muse, engagé par le gouvernement rwandais, publie un rapport préliminaire sur le « rôle des officiels français dans le génocide contre les Tutsi ». Il recommande à l’Etat rwandais de poursuivre une « investigation complète » sur la « connaissance, la conduite et la complicité des responsables français ».

Le président rwandais, Paul Kagame, a été investi, ce vendredi, 18 août, pour un troisième mandat de sept ans, en présence de 19 chefs d’Etat africains au stade national de Kigali, après avoir remporté les élections du 4 août avec près de 99% des voix.

Les Rwandais ont voté toute la journée du vendredi, 4 août, pour un scrutin présidentiel, qui n'était en rien différent des scrutins organisés sous le parti unique de son prédécesseur, Juvénal Habyarimana. Après avoir modifié la constitution qui n'autorisait pas un troisième mandat successif, Paul Kagame a, désormais, la voie libre pour la présidence à vie qu'il caresse de toutes ses forces depuis qu'il côtoie d'autres dictateurs (Ouganda, Congo-Brazzaville par exemple). Sans coup férir, il a obtenu son minimum syndical : 98% des voix. Qui dit mieux ?

Le camarade-président, Yoweri Museveni, n'est plus populaire. Agé de 72 ans dont 31 au pouvoir, l'ex-guérillero ne fait plus rêver, le pouvoir l'ayant, fortement, émoussé. Pourtant, son mandat actuel court jusqu'en 2021 et lui laisse la possibilité de se succéder à lui-même, ce que l'intéressé, du reste, compte faire, en modifiant la constitution pour faire sauter le verrou de la limitation de l'âge. Là, colère noire de trois militants de l'opposition qui ne veulent plus « se taper » le même président, après la fin de ce mandat. Pour montrer leur souhait de voir Museveni quitter le pouvoir, ils ont ni plus ni moins organisé ses funérailles, provoquant une véritable stupeur au palais présidentiel, à Kampala.

Voilà un ancien maquisard qui a accédé au pouvoir, par les armes, en promettant la démocratie pure et parfaite, une fois, à la tête de l'Etat. Son objectif atteint, il met, plutôt, des barrages pour empêcher le bon fonctionnement des partis politiques et associations. Seul son parti, le FPR (Front patriotique rwandais) a le droit d'existence. Toute personne qui propose une autre lecture des événements de 1994, est taxée de « révisionniste » et, immédiatement, jetée en prison. Pour la deuxième fois, le général, Paul Kagamé, va se présenter à l'élection présidentielle, sans adversaire, et fera, au bas mot, 95% des voix. Comme sous l'Union soviétique de Brejnev. C'est la démocratie version Kagamé, qui sait pourquoi il critique les Occidentaux (et pourquoi ces derniers le critiquent) à ce sujet. Mais, il y a mieux : le longiligne général-dictateur vient de s'offrir une constitution, qui lui assure la présence à la tête du pays jusqu'en l'an 2034 au moins. Si ce n'est pas la présidence à vie que Kagame s'est octroyée, qu'on nous dise ce que c'est.

Comme tout bon militaire qui a fait la guerre, Paul Kagame a peur de son ombre. Il sursaute au moindre coup de feu. On ne dirait pas ce brave général qui arriva à chasser, depuis son maquis ougandais, le bien établi régime du général-président, Juvénal Habyarimana, en 1994. Depuis qu'il est devenu président de la République, il n'autorise aucune contradiction. De peur de se faire doubler, il a fini par porter la carapace d'un dictateur qui n'accepte, dans le jeu politique national, aucun parti politique d'opposition digne de ce nom ni de candidat d'opposition de poids. Pour sa troisième candidature pour un troisième mandat de sept ans auquel il n'avait pas droit, il a dû changer la constitution. Aujourd'hui, il peut être président jusqu'en 2034, après ses 14 ans déjà passés au pouvoir. Sans opposition.

Le président du Rwanda, Paul Kagame, s'est rendu, aujourd'hui, 20 mars, au Vatican, pour rencontrer le Saint-Père, François. Une visite très cordiale (la première du genre pour le chef de l'Etat du Rwanda), qui semble-t-il, va sceller, à nouveau, une relation de réelle confiance entre les deux Etats.

Le gouvernement rwandais est très clair : il a jugé "inadéquates" les excuses présentées par l'église catholique rwandaise pour le rôle de certains de ses membres lors du génocide rwandais de 1994, qui a fait, environ, 800.000 morts. Pour Kigali, le Vatican, lui-même, devrait demander pardon pour ces crimes. Voilà qui est dit.

Grosse passe d'arme entre Kigali et Paris. Dans le conflit qui oppose le Rwanda à la France, Paul Kagame rend coup pour coup. C'est ainsi que le Rwanda vient de publier une liste de 22 militaires français accusés d'avoir contribué au planning et à l'exécution du génocide de 1994 qui a fait, environ, un million de morts. C'est une réponse du berger à la bergère. Paul Kagame réagit à la réouverture, en octobre dernier, de l'enquête sur le crash du Falcon 50 par la justice française.

Comment sauver le « soldat BOA »  (Bongo Ondimba Ali) ? La question est dans la bouche de beaucoup de chefs d'Etat africains. Mais la solution reste un sérieux caste tête chinois. Résultat : deux mois après l'élection présidentielle, le Gabon n'arrive pas à se relever. Pour être objectif, il est beaucoup plus proche de la descente aux enfers.

"Le moment est venu" pour le Maroc de réintégrer l'Union africaine (UA), quittée il y a plus de trente ans, a estimé, mercredi, 19 octobre, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, au premier jour de la visite à Kigali du roi Mohammed VI.

Arrivé au pouvoir, il y a, seulement, quatre mois, le président, Patrice Talon, est un panafricaniste qui ne s'ignore pas. En visite officielle, au Rwanda, il vient d'annoncer la suppression des visas d'entrée au Bénin pour tous les ressortissants africains. Voilà qui mérite une mention « Très Honorable » avec les félicitations du jury de la part de votre site quotidien, www.afriqueeducation.com