PDCI.

Si nous étions dans une Côte d’Ivoire normale, la candidature de Laurent Gbagbo et de Henri Konan Bédié serait une incongruité parce que l’un et l’autre ont atteint ou dépassé 75 ans qui est un âge “où on est fréquemment malade” (dixit Laurent Gbagbo sur RTI un jour), ont fait leur temps et ont eu l’occasion de montrer de quoi ils sont capables à la tête du pays. Dans un pays normal, tout le monde aurait voulu que les candidats à la présidentielle du 31 octobre 2020 soient de nouvelles personnes afin que le pays puisse bénéficier d’idées et de méthodes nouvelles mais nous ne sommes plus dans un pays normal depuis avril 2011.

C'est le dernier combat du président Henri Konan Bédié. Le combat de sa vie. Après avoir perdu le pouvoir, en décembre 1999, de la façon dont tout le monde sait, il organise, avec intelligence et méthode, le retour du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire) au pouvoir, après avoir rempli toutes ses obligations à l'endroit du parti allié, le RDR (Rassemblement des républicains) de son jeune frère, le président, Alassane Ouattara. A deux reprises, il a assuré sa victoire à la tête de l'Etat. Qui dit mieux ? Cette fois, c'est le PDCI qui devrait bénéficier du retour de l'ascenseur. Toutefois, il faut dire que les relations avec certains caciques du RDR ne sont pas simples. C'est, donc, au président de la République de raisonner ses partisans au sein du RDR pour que le RHDP conserve le pouvoir.