Vous êtes ici

pierre nkurunziza

A la demande du président, Pierre Nkurunziza, la justice burundaise a ordonné la saisie des biens notamment immobiliers d’une trentaine d'opposants en exil et de neuf militaires condamnés à la perpétuité pour leur participation au coup d'état de 2015. Le « petit despote de Bujumbura » commence-t-il à préparer la présidentielle de 2020 en désorientant l'attention de l'opinion publique ?

Le dictateur est (vraiment) à la manœuvre. Son fort, en général, c'est de savoir anticiper, c'est de sentir des opportunités et agir en conséquence avant tout le monde. Profite-t-il de l'état de santé précaire de son jeune homologue du Gabon, Ali Bongo Ondimba, pour tenter de lui régler (définitivement) son compte ? Toujours est-il que le bal des opposants et ennemis du président gabonais qu'il a organisé, ces derniers jours, à Paris, en marge de son séjour pour le Centenaire de l'Armistice, montre qu'il a un (odieux) plan dans la tête, lui qui ne fait rien pour rien.

Président du Burundi jusqu'en 2034, au moins, Pierre Nkurunziza a annoncé, jeudi, 7 juin, qu'il ne sera pas candidat à sa succession en 2020. C'est une surprise de taille pour ceux qui croient encore à sa parole dont la dévaluation est inversement proportionnelle à la catastrophique situation économique actuelle du Burundi. Le pays vient d'adopter une nouvelle constitution qui fait de lui un président à vie. Rien de moins. Une constitution qui est le fait de sa seule et unique volonté. Après l'avoir votée, de peur de coaliser les mécontentements sur le plan international, il commence à mentir, à nouveau. La seule chose qu'il sache faire. Car le mensonge est une spécialité de Pierre Nkurunziza, qui se dit, par ailleurs, pasteur de la secte religieuse « Born Again ». Il avait, déjà, trompé le Conseil de sécurité des Nations-Unies, qu'il n'allait pas se présenter pour un troisième mandat, en 2015. Mais, il s'est représenté malgré le tollé général suscité y compris dans son propre parti, le CNDD-FDD, et a signé sa réélection au terme d'une parodie d'élection qui ne laissa aucune chance à aucun de ses adversaires. Nkurunziza est un très (très) gros menteur  à ne jamais prendre au sérieux.

Sans surprise, les Burundais ont, largement, approuvé, par référendum, une réforme de la Constitution qui va permettre au président, Pierre Nkurunziza, de rester en poste jusqu'en 2034, selon les résultats provisoires qui vont, sans aucun doute, être confirmés. En fait de 2034, il s'agit d'une présidence à vie qui ne dit pas son nom car Nkurunziza, le moment venu, pourra, à nouveau, changer la constitution pour proroger son bail à la tête de l'Etat. Le Burundi revêt, donc, aujourd'hui, les attributs d'un royaume. En effet, le « très populaire président africain du Burundi » a, définitivement, enterré les Accords d'Arusha, qui régissaient le vivre-ensemble entre Burundais. Qu'on ne s'étonne, donc, pas si le pays renouait avec son cycle d'instabilité passé. Car tel que c'est parti, seule la force des armes pourra régler le problème. Fini le dialogue si dialogue il y a réellement eu. L'opposition de ce pays doit se demander, légitimement, le sens à donner à l'expression « Communauté internationale », c'est-à-dire, Nations-Unies, Union africaine, Etats-Unis, France, Belgique, etc.

Bien qu'il ait réussi à museler tous les partis politiques du Burundi, la société civile et les médias indépendants, le président, Pierre Nkurunziza, n'est pas rassuré d'obtenir le jackpot, lors du référendum du 17 mai. Un scrutin pour le moins très contesté qui devrait lui ouvrir la porte d'une présidence à vie à la tête du Burundi. Pourtant, les partisans du Non ont été empêchés de faire campagne. Leur vie ayant été mise sur la balance, beaucoup ont dû renoncer à faire des meetings. Dans tous les cas, le climat politique dans le pays est électrique. Et personne ne sait, à commencer par Nkurunziza lui-même, de quoi le Burundi sera fait, après ce référendum très contesté.

Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, a signé, lundi, 23 avril, un décret portant ouverture de la campagne électorale pour le référendum constitutionnel burundais du 17 mai prochain. Quand le Burundi plongera-t-il dans l'abîme car ce n'est qu'une question de temps maintenant ? Avec ce référendum, Pierre Nkurunziza ne fait qu'enfoncer son pays, encore plus, dans une crise qu'il a créée de toutes pièces. En effet, en se représentant, en 2015, pour avoir un troisième mandat qui lui était, formellement, interdit, non seulement, par les Accords d'Arusha, mais aussi, par la constitution, il faisait valoir une lecture bien personnelle de ces Accords et indiquait à qui voulait l'entendre que c'est au terme de son troisième mandat qu'il quittera la présidence de la République. Mais l'appétit venu en mangeant, il a pris goût à la fonction et c'est la constitution qu'il va, maintenant, « déformer » pour rester au pouvoir, au moins, jusqu'en 2034, alors que le pays qu'il préside est, déjà, sur le ban de la communauté internationale. Totalement isolé, Nkurunziza a la phobie du coup d'état. Résultat, il ne sort plus du Burundi depuis trois ans, et ce sera le cas aussi longtemps qu'il restera président du Burundi dans les conditions actuelles. Son maintien forcé à la tête du pays est condamné par les Nations-Unies, l'Union africaine, la Francophonie et les grands partenaires bilatéraux occidentaux. Seules la Chine et la Russie lui trouvent des circonstances atténuantes, au nom de leur politique extérieure qui est fondée sur le principe de la non-ingérence dans les affaires d'un autre Etat.

On ne s'attendait pas au limogeage de quatre ministres, et non des moindres, juste un mois avant le référendum constitutionnel du 17 mai prochain qui va faire de Pierre Nkurunziza un président à vie. On pensait que Nkurunziza et ses 20 ministres formaient un bloc de granit, bien soudé à toute épreuve, pour affronter n'importe quel danger. C'est l'impression qui a, toujours, été affichée. Mais voilà que la façade de l'édifice se lézarde au point où de l'extérieur, on voit, aisément, les faiblesses du système.

Pierre Nkurunziza est devenu grave. Les décisions qu'il prend, depuis trois ans qu'il a plongé le pays dans une situation de crise irréversible, permettent de se demander s'il est, encore, en possession de toutes ses facultés d'homme ? Le 19 avril, dans un communiqué cosigné par les ministres de l'Intérieur et de la Formation patriotique, des Affaires sociales et des Droits de la personne humaine, et de la Sécurité publique, les personnes mendiantes sont, désormais, "sommées de quitter les rues", sous peine d'internement. C'est une mesure qui se passe de commentaire au regard de la très grande misère qui prévaut au Burundi à cause justement de la mal-gouvernance de Nkurunziza.

Personne ne sait où s'arrêtera Pierre Nkurunziza qui a fait du Burundi un pays de non-droit, une dictature sans nom. Alors qu'il prépare la tenue, en mai prochain, d'un référendum pour modifier la constitution qui fera de lui un président à vie, il a fait adopter par l'Assemblée nationale, mercredi, 18 avril, un projet de loi qui autorise, notamment, les perquisitions de nuit et sans mandat d'un magistrat. Cette nème provocation est dénoncée comme une atteinte à la démocratie par la société civile et l'opposition à un mois d'un référendum constitutionnel. Mais, Pierre Nkurunziza, a bravé son propre peuple (qui a fini par baisser les bras) et dépassé la communauté internationale. Il fait, donc, ce qu'il veut, quand il veut et comme il l'entend.

Il ne faut pas rire. Déjà qu'on n'avait pas encore fini de se moquer de lui à cause du fait que quand il joue au football, les joueurs de l'équipe adverse doivent, absolument, le laisser marquer, au moins, un but, sous peine de jouer aussi longtemps qu'il n'aura pas eu la possibilité de faire trembler les filets adverses, voilà encore une information qui va remuer la toile : Pierre Nkurunziza élevé au rang de « Guide suprême éternel ». Du jamais vu ni entendu auparavant. Ni au Burundi, ni en Afrique. On ne sera pas étonné qu'on puisse l'appeler, bientôt, le « Dieu sur terre », le « Jésus-Christ du Burundi » ou quelque chose de ce genre. A quelques semaines du changement, en mai prochain, de la constitution qui va lui permettre de se représenter à la présidence de la République autant de fois qu'il le souhaitera, Pierre Nkurunziza, à son âge relativement jeune (54 ans), est, déjà, atteint par la dérive dictatoriale, cette maladie incurable qui fait qu'il ne peut plus se passer du pouvoir. Impossible de voir sa vie hors du palais présidentiel, lui, l'ancien chef du maquis du CNDD-FDD, qui disputait sa modeste couchette en brousse avec des serpents. Cette folie inqualifiable dont afriqueeducation.com fait état depuis 2015, date à laquelle il avait violé les Accords d'Arusha et la constitution du Burundi, en se (re)présentant, pour une troisième fois, à l'élection présidentielle, risque de se terminer par le sang. En effet, beaucoup de sang risque d'être versé, à nouveau, à Bujumbura-Ville. Car les Burundais ne vont pas se laisser faire.

On savait que le Burundi était une petite dictature. Mais, ce qu'on ignorait, c'est qu'il est une dictature, pleinement, accomplie. Dans ce pays, pas moyen de dire Non quand Pierre Nkurunziza, lui, dit Oui. La police vient, implicitement, menacer d'arrestation, ceux et celles des Burundais et des Burundaises, qui font campagne pour le "Non" au référendum constitutionnel très contesté prévu en mai et qui devrait, logiquement, permettre au président de rester au pouvoir jusqu’en 2034, au moins.

Le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, ne lâche pas le pays qu'il a, littéralement, pris en otage, et qui connaît, depuis, une destruction avancée. Suivant sa logique du changement de la constitution qui lui permet de se représenter autant de fois qu'il le souhaitera, il prépare, déjà, activement, sa réélection en 2020, alors qu'il jurait, en 2015, que le présent mandat serait le dernier. Comme il sait qu'aucune institution ne lui apportera son soutien financier ou matériel dans l'organisation de ce scrutin, il a pris les devants en demandant aux Burundais de financer, eux-mêmes, cette mascarade électorale qui se prépare, au nom d'une prétendue indépendance nationale. Dès cette fin de mois de janvier, les coupes sombres dans les salaires des fonctionnaires vont démarrer, pour ne finir qu'avec la tenue de la présidentielle en 2020.

Au moment où le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, essaie de maintenir une paix par les armes, après avoir brigué grâce à la fraude un troisième mandat à la tête de l'Etat auquel il n'avait pas droit, les présidents tanzanien, John Magufuli, et ougandais, Yoweri Museveni, ont, vivement, critiqué la décision des juges de la Cour pénale internationale (CPI) autorisant l'ouverture d'une enquête sur des crimes contre l'humanité présumés au Burundi. De qui se moquent-ils en faisant semblant de jouer les facilitateurs entre les deux camps ennemis alors qu'en réalité, ils soutiennent la dictature de Nkurunziza comme le montre leur soutien ?

Le gouvernement du Burundi a adopté un projet de révision de la Constitution qui pourrait permettre au président, Pierre Nkurunziza, de briguer, dès 2020, deux nouveaux mandats de sept ans. « J'y suis j'y reste jusqu'à ma mort », aurait-il déclaré à ses proches. Nous y sommes. Une nouvelle guerre est-elle évitable au Burundi ?

Des enquêteurs de l'ONU ont exhorté, lundi, 4 septembre, la Cour pénale internationale (CPI) à enquêter, de toute urgence, sur les crimes contre l'humanité et autres atrocités commis par les autorités au Burundi. On commençait, sérieusement, à désespérer des Nations-Unies alors qu'à Bujumbura, le petit despote, fort de son impunité et de la complicité de ses homologues voisins, initiait, déjà, une quête pour récolter les fonds nécessaires à l'organisation de l'élection présidentielle de 2020. Pour donner le bon exemple, il a donné, lui-même et sa femme, 3.000 euros (2 millions de F CFA), à ce Fonds.

Le président, Pierre Nkurunziza, est candidat à sa propre succession. Afriqueeducation.com a, souvent, écrit qu'il est un potentiel président à vie qui ne dit pas son nom, à l'instar de certains de ses homologues voisins. A ce titre, il compte se présenter en 2020, en 2025, en 2030, en 2035, en 2040, en 2045, en 2050, etc. jusqu'à ce que Dieu le Tout Puissant décide de lui donner un congé définitif. Voilà le programme de Nkurunziza, maintenant qu'il a vaincu la faible résistance de son opposition et celle de ce qui est communément appelé, « communauté internationale ».

Pierre Nkurunziza affirme qu'il a pacifié le pays. Il est, au contraire, en train de le conduire vers l'abîme. Après avoir déclaré, la semaine dernière, au médiateur des Nations-Unies, Michel Kafando, que le pays était désormais sous contrôle, il a eu la réponse du berger à la bergère. Hier, sur la colline de Shinya, une grenade a explosé tuant, du coup, huit personnes et blessant de dizaines d'autres. Traduction : Nkurunziza doit savoir tenir sa langue et favoriser le dialogue entre le pouvoir et toute l'opposition.

"Epuration" ethnique de l'armée, opposants réduits au silence et modification de la Constitution pour faire sauter la limite des mandats présidentiels : le régime burundais s'enfonce dans la violence et transforme le pays en dictature, a averti, ce mardi, 04 juillet, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH).

C'était plus simple que Pierre Nkurunziza demande aux Nations-Unies de ne point désigner un nouvel envoyé spécial au Burundi que de permettre cette nomination, et d'imposer, après, des diktats inacceptables à leur mandataire. Car à peine désigné, l'ancien président burkinabé de la transition, Michel Kafando, a été mis sous pression par Pierre Nkurunziza qui lui a signifié : ou tu es avec moi et on coopère ou tu es contre moi si jamais tu prends des contacts avec l'opposition qui réside hors du pays. Il y a de quoi rendre Kafando perplexe sauf à croire (comme Nkurunziza) que le problème burundais pourra être résolu sans l'apport de l'opposition extérieure.

Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a mis en place, vendredi, 12 mai, une commission chargée de proposer dans un délai de six mois, une révision de la Constitution dont le but est d'inclure la fin de la limitation des mandats présidentiels. Autrement dit, la politique de « j'y suis j'y reste » fera de Nkurunziza un président à vie.

Pages