Vous êtes ici

pierre nkurunziza

Le Burundi est plongé dans une grave crise émaillée de violences depuis l'annonce en avril 2015 de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et son élection en juillet de la même année. Déjà, deux années pleines sans solution. On se demande pourquoi Nkurunziza luttait pour se maintenir au pouvoir, si c'est pour avoir un tel résultat.

Le gouvernement burundais a décidé de fermer 44 écoles fondamentales (ECOFO ; 7ème-9ème) privées pour avoir obtenu "moins de 20%" de résultats aux évaluations nationales de l'année scolaire 2015-2016. Après avoir réduit le budget du ministère de l'Education nationale de deux tiers par rapport à celui de l'année dernière, il s'agit d'une fuite en avant du pouvoir de Pierre Nkurunziza car sa décision ne résout aucun problème, pire, elle ne peut faire du mal qu'aux populations les plus démunies qui scolarisaient leurs enfants dans cet ordre d'enseignement.

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit "troublé", lundi, 13 mars, par des informations faisant état de torture et d'enlèvements au Burundi. Mais, bien qu'une telle accusation devienne une constante, le Conseil a ignoré les appels d'organisations de défense des droits humains à imposer des sanctions. Cela dit, Pierre Nkurunziza n'a, nullement, à se satisfaire de ce refus de le sanctionner. Il est (en plein) dans le collimateur du Conseil de sécurité.

Le médiateur dans la crise burundaise, Benjamin Mkapa, a estimé, dimanche, 19 février, urgent de convoquer un Sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Est (EAC) qui l'ont mandaté, afin d'étudier les "obstacles au processus" de paix au Burundi.

Le gouvernement du Burundi va boycotter les discussions de sortie de crise qui doivent s'ouvrir, ce jeudi, 16 février, à Arusha (Tanzanie), selon un communiqué rendu public, hier, mercredi soir.

Un groupe d'experts des droits humains des Nations-Unies a condamné, aujourd'hui, la récente interdiction et la suspension provisoire d'un certain nombre d'organisations de la société civile au Burundi et a mis en garde contre «l'effet obstructif, restrictif et stigmatisant de la législation récente sur les ONG, dans un contexte de répression croissante des défenseurs des droits humains ».

Après l'Union européenne et les ONG locales mises sous surveillance, le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, s'attaque, maintenant, aux avocats, proches des organisations internationales des droits de l'homme. Il vient, ainsi, de frapper quatre avocats burundais proches de la FIDH (Fédération internationale des droits de l'homme). Il ne recule devant rien.

La présidence burundaise a, officiellement, demandé à ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense, d'entamer la procédure de retrait des troupes burundaises déployées, en Somalie, dans le cadre de la force de l'Union africaine (Amisom), en raison d'un conflit sur les salaires des soldats.

Qu'est-ce qui ne tourne pas rond dans la tête du petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza ? Après avoir mis les ONG sous contrôle et exigé d'elles qu'elles déclarent leurs devises, après avoir laissé entendre que le peuple lui demandait de modifier la constitution afin qu'il devienne président à vie, le voilà qui interdit la plus ancienne ligue burundaise des droits de l'homme. Où s'arrêtera ce petit despote ?

A côté d'un Paul Kagamé et d'un Denis Sassou Nguesso triomphants, parce qu'ils ont bravé les lois de leur pays qu'ils sont supposés faire respecter, le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, ne pouvait être insensible à une modification de la constitution qui lui donne la latitude de rester au pouvoir autant d'années qu'il le voudra. D'autant plus que la communauté internationale sur laquelle compte l'opposition burundaise compte pour du beurre, comme on l'a vu au Congo-Brazzaville et au Rwanda. Résultat : Pierre Nkurunziza a annoncé ne pas exclure un 4e mandat si le peuple le lui demande. Puis, un 5e, un 6e, un 7e, un 8e, un 9e, un 10e, bref, jusqu'à ce que Dieu le Tout Puissant veuille bien le convoquer, au ciel.

A la demande du petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, l'Assemblée nationale du Burundi a adopté, vendredi, 23 décembre, un projet de loi qui doit permettre au gouvernement de mettre fin "au désordre et la confusion" dans le domaine des ONG internationales, en imposant un contrôle strict de leurs finances et projets. Rares sont les ONG qui accepteront de travailler sous ce régime d'inquisition. Car le Burundi devient un pays, tout simplement, invivable.

Voilà un président, « démocratiquement », élu, en juillet 2015, qui, depuis cette date, a une peur bleue de sortir de son pays, ne serait-ce que pour assister à un sommet international, dans sa sous-région. Pierre Nkurunziza redoute une révolution de palais qui le mettrait, définitivement, hors d'état de nuire au Burundi. Conséquence, il voit le danger partout, alors que les Burundais voudraient passer dans la joie et l'allégresse, la fête de la nativité et de la Saint-Sylvestre.

Les ambassadeurs de l'Union européenne (UE) et de ses Etats membres, qui ont des représentions diplomatiques au Burundi ont été convoqués, jeudi, 15 décembre, pour une demande d'explication après avoir manqué une réunion de travail, du reste, importante pour le pouvoir de Pierre Nkurunziza.

L'ancien président, Benjamin Mkapa, qui a été désigné pour jouer le rôle de facilitateur entre le pouvoir de Pierre Nkurunziza et l'opposition, n'a plus aucun crédit auprès de cette dernière. Après avoir fait preuve de faiblesse en acceptant tous les diktats du pouvoir, il est, finalement, rejeté, purement et simplement, par l'opposition.

Le Président du Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies, Choi Kyonglim , a annoncé, mardi, 22 novembre, la nomination des trois membres de la Commission d'enquête sur le Burundi : Fatsah Ouguergouz (Algérie), Reina Alapini Gansu (Bénin) et Francoise Hampson (Royaume-Uni). L'Algérien, Fatsah Ouguergouz, assumera les fonctions de président de cette Commission d'enquête, qui devra travailler sans tenir compte des pressions du pouvoir burundais.

Le régime de Pierre Nkurunziza s'est mis à la marge de la communauté internationale. Ses dernières initiatives ne sont pas de nature à calmer les inquiétudes. Si les dirigeants, grâce aux privilèges de toutes sortes, arrivent à tirer leur épingle du jeu, ce n'est pas le cas du reste de la population, qui souffre, énormément, à l'intérieur du pays, comme en exil.

Après avoir testé la communauté internationale, pendant plus d'un an, et vu qu'elle est comparable à un chien qui aboie mais ne mord pas, le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, passe à la vitesse supérieure. Après avoir formalisé le retrait du Burundi de la CPI (sans dommage), et menacé de retirer ses 5.000 soldats de Somalie si l'Union européenne persiste dans sa décision de vouloir les payer directement, sans passer par le Trésor public du Burundi, le petit despote de Bujumbura vient d'informer Ban Ki-moon que son représentant au Burundi est persona non grata dans le pays. Une forme de chantage qui ne dit pas son nom.

Ces derniers jours, les autorités burundaises ont procédé à un véritable coup de force, arrêtant des journalistes et censurant plusieurs médias.

Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a promulgué, mardi, 18 octobre, la loi prévoyant que son pays se retire de la Cour pénale internationale (CPI), et il ne reste maintenant plus au Burundi qu'à en notifier l'ONU pour lancer, formellement, le processus.

C'est comme si, pour guérir la fièvre qui l'accable, le malade décidait de casser le thermomètre. La fièvre ne va pas disparaître pour autant. Le petit despote de Bujumbura sait qu'il lui sera, impossible, d'échapper aux fourches caudines de la Cour pénale internationale (CPI), après avoir, délibérément, organisé, les massacres des populations civiles burundaises dont il a la charge et dont plus de 350.000 ont préféré fuir le pays. Pour espérer échapper à la sanction, Pierre Nkurunziza organise la sortie du Burundi de la CPI. Mais, c'est trop tard.

Pages