pierre nkurunziza

Le Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies a adopté, vendredi, 30 septembre, une résolution dans laquelle il décide d'établir, pour une période d'un an, une commission chargée de mener une enquête approfondie sur les violations des droits de l'homme commises au Burundi depuis 2015. C'est une première qui énerve au plus haut point Pierre Nkurunziza et son gouvernement.

Pierre Nkurunziza est en train d'être mis sur le ban de la communauté internationale. S'il ne sort plus du Burundi depuis sa réélection contestée, en juillet 2015, c'est parce qu'il se reproche les massacres que son régime a perpétrés sur les populations civiles, et que les Nations-Unies, n'hésitent plus à qualifier de « Génocide » et de « Crimes contre l'humanité ». Ces accusations constituent une première étape de l'envoi de son dossier à la Cour pénale internationale (CPI).

La crise entre Bujumbura et Paris atteint un nouveau seuil : hier diplomatique et politique, elle devient, maintenant, culturelle, le pouvoir burundais ayant décidé de marginaliser, progressivement, la langue française, non seulement, dans l'enseignement, mais aussi, dans la vie tout court de tous les jours. Objectif : Punir François Hollande.

Le journaliste, Gisa Steve Irakoze, a été arrêté, jeudi, 18 août, par la police politique du petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, et reste détenu dans les locaux du Service national de renseignement (SNR). Depuis Paris, RSP (Reporters sans frontières) exige sa libération immédiate.

Décidément, le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, commence à avoir une imagination fertile. La nuit ne lui portant pas conseil, il n'arrête pas de cogiter sur des coups d'état imaginaires dont son sanguinaire régime peut être victime. Cette fois, il s'en prend, ouvertement, au Canada, après la France et le Rwanda, qui sont devenus ses souffres-douleur.

L'ONU a présenté, vendredi, 12 août, un rapport accablant sur des centaines d'exécutions, de cas de torture et de viols commis au Burundi et a donné deux mois au gouvernement pour répondre de ces accusations.

Reporters sans frontières (RSF) appelle le petit despote de Bujumbura (Pierre Nkurunziza) à mettre tout en oeuvre pour retrouver le journaliste, Jean Bigirimana, disparu depuis trois semaines. Le collaborateur d'Iwacu et d'Infos Grands Lacs, a été vu, pour la dernière fois, à Muramvya, aux mains d'agents du Service de renseignements (SNR), la police politique du régime. L'organisation demande des preuves de vie du journaliste et l'ouverture d'une enquête officielle pour déterminer où il se trouve. Pour le moment, le petit despote se tait.

Le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, a voulu, par tous les moyens, d'un pouvoir qui est en train de lui exploser dans les mains. Totalement coincé, il ne sait plus à quel saint se vouer : s'il doit avancer, reculer ou faire du sur place. Ce n'est plus lui qui gère la situation. Ce sont les événements qui commencent à le dominer.

Le 21 juillet 2015, Pierre Nkurunziza surnommé le petit despote de Bujumbura, était élu président de la République du Burundi, à la faveur d'une élection, hautement, contestée, boycottée par l'opposition et tenue dans un contexte d'atteinte généralisée aux libertés fondamentales. Un an, plus tard, le régime est engagé dans une fuite en avant répressive aux dynamiques génocidaires, qui a, déjà, fait plusieurs milliers de morts, de disparus, de personnes arrêtées et torturées, et qui a poussé plus de 270 000 personnes à fuir le pays.

Le petit despote de Bujumbura conduit, véritablement, le Burundi dans l'impasse. Ceux qui en doutaient peuvent, désormais, se raviser. Les effets de la suppression de la coopération (à cause de son entêtement à faire un troisième mandat qui lui est interdit) commencent à se faire sentir avec acuité. Dans le domaine de l'éducation, par exemple, les abandons scolaires atteignent les sommets : ventre affamée ne connaît pas l'école.

La cérémonie d'ouverture du dialogue de sortie de crise au Burundi a été annulée, mardi, 12 juillet, à Arusha, en Tanzanie, le gouvernement burundais dénonçant la présence, dans la salle, de figures de l'opposition et de la société civile.

Le dialogue de sortie de crise au Burundi, relancé, en mai, après plusieurs mois de blocage, doit se poursuivre à partir de samedi, 9 juillet, à Arusha (Tanzanie). Le problème le plus urgent à régler, c'est d'abord de savoir si le facilitateur, Benjamin Mkapa est, vraiment, l'homme qu'il faut pour ces négociations ?

Près de 350 exécutions extrajudiciaires et quelque 650 cas de torture ont été enregistrés entre avril 2015 et avril 2016 au Burundi, commis, en majorité, par des membres de la police et des services de renseignement, selon l'ONU. Ces chiffres font de Pierre Nkurunziza, un despote, un terme qu'il réfute avec force.

Au Burundi, la contestation n'est plus seulement dans la rue, mais aussi, à l'école : en choisissant de punir, sévèrement, des écoliers qui s'en sont pris à la fonction présidentielle, le pouvoir n'a fait qu'attiser le sentiment de révolte des jeunes.

Avec les caisses, totalement, vides, Pierre Nkurunziza ne pouvait plus continuer à dire non à la communauté internationale. Il a cédé pour la tenue d'un dialogue dont il ne voulait pas entendre parler avant. C'est parce qu'il veut le retour des bailleurs de fonds. Dos au mur, il sait qu'il a tout à perdre en allant au dialogue « inclusif » tout comme il risque de quitter le pouvoir, maintenant, où il est incapable de faire fonctionner l'Etat, faute d'argent.

Pierre Nkurunziza est, toujours, accroché à la tête de l'Etat du Burundi. Sans moyens bien sûr. Il ne peut, donc, pas appliquer le programme pour lequel il s'est fait réélire. Presque toutes les aides (sauf chinoises) ont été suspendues. Il vient de dénoncer cet assèchement des finances de son pays.

Après s'être imposé à la tête de l'Etat du Burundi par la force, au moyen d'élections à sens unique de juillet 2015, et multiplié les assassinats de ses opposants politiques, Pierre Nkurunziza et son régime font l'objet de beaucoup d'attentions de la part d'un collectif d'avocats, qui vient de saisir la CPI (Cour pénale internationale).

Cinq chefs d'Etat et de gouvernement africains ont débuté, jeudi, 25 février, à Bujumbura, une visite de deux jours, pour tenter de convaincre le président burundais, Pierre Nkurunziza, et son opposition de relancer un dialogue de sortie de crise, actuellement, au point mort.

Considéré comme un super menteur par l'opposition, le président burundais, Pierre Nkurunziza, s'est engagé à ouvrir un "dialogue inclusif" avec l'opposition, a indiqué le secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-moon à l'issue de leur rencontre, mardi, 23 février, à Bujumbura, où ont explosé, dans la nuit et la matinée, de nouvelles grenades.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est arrivé, lundi, 22 février, à Bujumbura, pour tenter de trouver une issue à la crise au Burundi où les violences armées se sont poursuivies avec de nouvelles attaques à la grenade dans la capitale.