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Jusqu'où ira la fuite en avant de Pierre Nkurunziza ? Dernière trouvaille du très illuminé président du Burundi : l'interdiction des motos-taxis dans Bujumbura. Conséquence : les paisibles populations sans moyens pour emprunter des taxis ou minibus devront marcher à pied jusqu'au centre ville.

Depuis son bunker de Bujumbura d'où il ne sort que très rarement par crainte de coup d'état ou d'attaque armée de son convoi en pleine route, Pierre Nkurunziza a eu un temps de répit. Mais la pression est toujours très forte sur ses maigres épaules.

Pierre Nkurunziza se plaint que la terre entière soit contre son pays. N'est-il pas le principal responsable des malheurs qui arrivent, aujourd'hui, au Burundi ?

Après avoir menti sur sa volonté de briguer un troisième mandat, Pierre Nkurunziza n'arrive pas à contenir la contestation de son pouvoir qu'il n'avait pas prévue, croyant que sa simple réélection en juillet suffirait à restaurer le calme dans le pays. Il se rend compte de son énormissime erreur, d'où sa fuite en avant.

Le compte à rebours vient-il de commencer pour le régime de Pierre Nkurunziza ? Sourd aux appels de la communauté internationale à dialoguer avec son opposition, muet devant les massacres de la population burundaise, le petit dictateur a perdu tout crédit, et ce n'est pas d'un mauvais œil qu'on voit arriver une rébellion qui ambitionne de le chasser du pouvoir.

Après avoir déjà dit non à l'Union africaine (UA), Pierre Nkurunziza reste logique avec lui-même. Son Conseil national de sécurité vient de confirmer le refus du Burundi d'accueillir toute force militaire de l'UA. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies pourrait se saisir de cette affaire.

Sassou Nguesso, Pierre Nkurunziza et Paul Kagame, sont, tous, des partisans du troisième mandat. Mais celui-ci ne leur apporte pas que du bonheur. Sassou qui en sait quelque chose invite à se serrer les coudes, devant l'adversité.

« Manque d'assistance à peuple burundais en danger », voilà ce qu'on va retenir du génocide montant, au Burundi, où les seuls beaux discours du Conseil de sécurité, de Washington et de Bruxelles, ne suffisent plus. Nkurunziza massacre son peuple. Impunément. N'est-ce pas une honte pour tout le monde de le laisser faire ?

Trois personnes ont été assassinées, par la police, ce vendredi, 4 décembre, à Bujumbura, ce qui porte à plus de 300 morts, par balles, depuis avril. Pierre Nkurunziza, malgré les menaces de la CPI (Cour pénale internationale) continue de faire tuer. Impunément.

Au moins, cinq personnes ont été tuées et neuf blessées, entre hier et aujourd'hui, 2 décembre, soir, au cours de violences distinctes, à Bujumbura, et dans sa province. Seule solution pour sortir de cette impasse, organiser un dialogue et une nouvelle présidentielle à laquelle Pierre Nkurunziza ne serait plus candidat.

Pierre Nkurunziza a joué et est en train de perdre la partie. Son 3e mandat ne marche pas. A lui de savoir tirer les conséquences, pendant qu'il est encore temps, s'il veut éviter la Cour pénale internationale.

Les violences se sont intensifiées depuis que Pierre Nkurunziza a annoncé qu'il briguerait un troisième mandat, que lui interdisent la constitution et les Accords d'Arusha.

BURUNDI : La police de Nkurunziza abat 15 personnes les  3 et 4 octobre
C'est comme si c'est Pierre Nkurunziza, qui, de sa propre main, avait assassiné ces 15 compatriotes à lui. Il faudrait en conclure que pour garder son fauteuil, ce sera au prix d'un bain de sang pendant tout son mandat.

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