Plainte des Radicaux italiens

Parce qu'il a été désigné et installé par les grandes capitales occidentales, le premier ministre libyen, al-Sarraj, n'a, jamais, fait l'unanimité. Une des raisons de sa cordiale mésentente avec l'homme fort de la Libye pétrolière, le maréchal Khalifa Haftar, est son manque de légitimité véritable. Nommé comme il l'a été, il ne peut, aucunement, représenter les intérêts de la Libye toute entière. Sa politique d'immigration (écrite par ses maîtres du Nord) en est la preuve. Il y a moins d'un mois, à Paris, le président français, Emmanuel Macron, décidait d'installer les hotspots en Libye. Comme dans toute bonne colonie qui ne se respecte pas. Décision prise à la place des Libyens. Aujourd'hui, c'est le parti radical italien qui porte plainte contre le gouvernement italien d'avoir contraint le gouvernement libyen à appliquer une politique anti-migrants qui bafoue les principes élémentaires des droits de l'homme.