Pollution de l'environnement

L'Etat gabonais ne se laisse plus faire. Loin de se faire intimider par quelques menaces verbales des dirigeants du groupe français, Véolia, le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain Claude Bilie By Nze, n'a pas manqué d'accuser, ce mardi, 27 février, l'entreprise française de pollution sur son sol, sur plusieurs sites d'exploitation qui étaient mis à sa disposition. Un vrai complot contre l'environnement qui aurait pu faire pâlir de colère Nicolas Hulot, le ministre français de la Transition écologique et solidaire, si de telles pratiques anti-écologiques étaient effectuées sur le sol français. C'est donc l'ensemble de ces griefs, y compris, le ras le bol des usagers face aux interminables coupures d'eau et d'électricité, qui ont contraint l'Etat à résilier, de façon unilatérale, le 16 février, sa convention avec cette multinationale dont les prestations ne souffrent d'aucun manquement dans d'autres pays où elle officie dont la France. Les Gabonais voulaient, juste, le même traitement, mais, celui-ci n'a, jamais, été à la hauteur depuis 21 ans. Malgré 1.000 milliards de F CFA (1,5 milliard d'euros) d'investissements. L'Etat a mis du temps avant de taper du poing sur la table. Un temps, anormalement, long qui a fait croire aux dirigeants de Véolia que le Gabon était, rigoureusement, incapable de prendre le moindre acte de souveraineté les concernant. Bien que son indépendance en tant qu'Etat ayant son destin en main fut mise en cause. Une erreur plus que fatale !