Possibilité de grâce

Les avocats et soutiens de Hissène Habré prétendent qu’il serait malade et demandent aux autorités sénégalaises que lui soit accordée une grâce. Les avocats des victimes ne l'entendent pas de cette oreille. En effet, Me Jacqueline MOUDEINA, avocate au Barreau de N’Djamena, Me Assane Dioma NDIAYE, avocat au Barreau de Dakar, Me Georges-Henri BEAUTHIER, avocat au Barreau de Bruxelles, Me William BOURDON, avocat au Barreau de Paris, Me Soulgan LAMBI et Me Delphine K. DJIRAIBE, tous deux avocats au Barreau de N’Djamena, et Me Alain WERNER, avocat au Barreau de Genève, viennent de signer un communiqué pour dénoncer les manœuvres des avocats de l'ancien dictateur tchadien. Cela dit, pendant que les avocats des parties civiles se mettent en ordre de marche pour contrer la volonté de sortir de prison de Habré, on peut se poser la question de savoir pourquoi Idriss Déby (qui n'était pas encore Itno à l'époque des massacres condamnés ici) n'est, nullement, inquiété (même pas cité) quand on sait que ces faits se sont déroulés alors qu'il n'était pas encore le président du Tchad ? Il n'a même jamais été inquiété avant de brandir son immunité alors qu'il était le plus grand massacreur de Tchadiens sous Hissène Habré. Pourquoi Idriss Déby (devenu Itno) bénéficie-t-il d'une telle impunité ?