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Présidentielle

L'ancienne présidente du Malawi, Joyce Banda, a fait volte-face, jeudi, 14 mars, en annonçant qu'elle renonçait, finalement, à se présenter à l'élection présidentielle prévue le 21 mai et qu'elle allait soutenir l'opposant Lazarus Chakwera. On peut penser que sa décision est motivée par sa ferme volonté de faire barrage à l'actuel président, Peter Mutharika, dont les méthodes de gouvernance sont loin d'être unanimes.

Macky Sall a été donné vainqueur de l'élection présidentielle sénégalaise avec 58,27 % des votes, selon les résultats officiels provisoires publiés, jeudi, 28 février, par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Officiellement, il n'y aura pas de réaction ni contre ni en faveur de la candidature à sa succession du président, Abdelaziz Bouteflika. Les autorités françaises savent jusqu'où ne pas aller avec les autorités algériennes dont le nationalisme et les questions d'ingérence constituent des principes intangibles de leur diplomatie. Et puis, il y a cette masse d'Algériens et de Franco-Algériens (plus de 5 millions de personnes) qui peuplent la France et dont la réaction reste à surveiller de très près. Du côté d'Alger, on n'attend aucun commentaire de Paris sur une telle question tout comme Alger ne peut se permettre de commenter l'actualité politique présidentielle française. C'est donc la réciprocité et une sorte de parallélisme des formes qu'on va observer, même si, à Paris, on est à la fois, inquiet, embarrassé et vigilant.

Le report d'une semaine de l'élection présidentielle pour casser l'industrie frauduleuse de son adversaire, Atiku Abubakar, permettait, déjà, de dire que cette élection serait gagnée par le sortant, Muhammadu Buhari. Ce qu'on n'imaginait pas, c'est le taux de participation et l'écart qui séparerait les deux candidats. Cela dit, Atiku Abubakar ne se dégonfle pas. Il a dénoncé ce mercredi, 27 février, la "parodie d'élection" dont il se dit victime et annoncé qu'il allait saisir la justice pour contester les résultats de la présidentielle tombés au milieu de la nuit et donnant le sortant Muhammadu Buhari largement vainqueur.

Dans l'attente des premiers résultats officiels de l'élection présidentielle au Sénégal, le pouvoir et l'opposition s'affrontent sur la tenue ou non d'un second tour, le camp du sortant, Macky Sall, l'ayant, déjà, proclamé, largement, vainqueur face à ses quatre rivaux, qui contestent, fermement, cette proclamation. Le climat est tendu au Sénégal.

Après trois semaines d'une campagne animée, malgré un nombre inhabituellement bas de candidats, plus de six millions de Sénégalais votent, ce dimanche, 24 février, pour reconduire le président sortant, Macky Sall, ou lui préférer un de ses quatre adversaires.

Les lanceurs d’alertes du Sénégal très préoccupés par la situation politique en cette période d’élection présidentielle, tirent sur la sonnette d’alerte pour attirer l’attention de tous sur les menaces réelles qui planent sur le pays.

L'ancienne cheffe de l'Etat du Malawi, Joyce Banda, a annoncé, mardi, 5 février, sa candidature à l'élection présidentielle du 21 mai, rompant avec un accord signé quelques jours plus tôt à peine avec l'actuel vice-président, Saulos Chilima.

Les quatre partis de la coalition au pouvoir en Algérie ont apporté leur soutien officiel, samedi, 2 février, à une candidature du président, Abdelaziz Bouteflika, à un cinquième mandat à l'occasion du scrutin d'avril. Cette démarche qui s'inscrit dans le cadre des partis qui le soutiennent, devrait précéder une candidature personnelle du chef de l'Etat. Celle-ci serait imminente. La candidature à la succession de l'actuel président (par lui-même) fait beaucoup jaser parce qu'il dirige le pays depuis, bientôt, six ans étant sur une chaise roulante. Mais pour ses partisans, l'Algérie ne s'en porte pas plus mal, preuve que ses capacités intellectuelles et morales (dont le pays a surtout besoin) sont restées intactes.

Le prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka, a déclaré qu'il n'apportait son soutien, ni au président sortant, Muhammadu Buhari, ni à son principal opposant, l'ancien vice-président, Atiku Abubakar, assurant qu'ils méritent tous deux un "rejet absolu" et il a appelé le pays à prendre "une toute autre direction". Donc, pour le très intransigeant, Wole Soyinka, pas question de choisir entre la peste et le choléra, ou entre le cancer et le sida. Les deux tuent.

Le Conseil constitutionnel sénégalais a publié, dimanche, 20 janvier, la liste officielle des cinq candidats en lice pour l'élection présidentielle du 24 février, dont le chef de l'Etat sortant, Macky Sall, écartant, définitivement, ses deux principaux opposants, l'ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, et l'ancien ministre, Karim Wade. La voie est dégagée pour Macky Sall qui ne compte plus d'adversaire de poids malgré la présence des candidats comme l'ancien premier ministre, Idrissa Seck et Madické Niang, ancien chef de la diplomatie et avocat de Me Abdoulaye Wade.

Les Algériens sont fixés : la présidentielle aura lieu le 18 avril. Ils attendent, désormais, de savoir si le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, sera candidat à un 5e mandat, et qui l'affrontera, aucun candidat d'importance ne s'étant pour l'heure déclaré. Précisons que s'il est candidat à sa succession, le président Bouteflika, cloué sur une chaise roulante, ne pourra, nullement, faire valablement campagne. Mais, il aura de fortes chances de gagner haut la main cette échéance présidentielle, aucun candidat valable n'ayant la capacité de battre le candidat du pouvoir et de l'armée.

Du jamais vu sous les tropiques : pour la première fois, l'instance continentale n'est pas d'accord avec la proclamation des résultats des élections faite par la CENI en République démocratique du Congo (RDC). Président en exercice de cette organisation, le président du Rwanda, Paul Kagame, a demandé, jeudi, 17 janvier, soir, la "suspension" de la proclamation des résultats électoraux définitifs, ainsi que, l'envoi d'une délégation de "haut niveau" à Kinshasa. Cette délégation composée, essentiellement, de chefs d'Etat sera conduite par lui-même, avec à ses côtés, le président de la Commission, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, candidat à sa propre réélection en février, a assuré lors d'un débat télévisé, mercredi, 16 janvier, soir, être assez en forme pour diriger ce géant pétrolier de 180 millions d'habitants malgré les critiques sur son âge (relativement) avancé.

Tout le monde ne voulait pas que les élections se déroulent dans de bonnes conditions en RDC (République démocratique du Congo). Après avoir assisté, hier, 30 décembre, à une journée électorale (bon enfant), à Kinshasa, et sur presque tout l'ensemble du territoire rdcongolais, tout Africain désireux de voir son continent prendre son destin en main, pouvait être heureux. Il y a lieu de dire que, globalement, tout s'est bien passé, mieux même que dans certains pays africains où les observateurs européens et américains viennent crédibiliser l'organisation des élections. Premier point positif : aucune mort, à Kinshasa, due à ces élections n'a été enregistrée par la police de la capitale, ce qui montre le haut niveau de conscience des populations kinoises, mais aussi, la maîtrise des forces de défense et de sécurité, chargées de sécuriser le vote. A l'intérieur du pays, on note, cependant, quelques morts, notamment, dans le Kivu. Cela dit, si ces morts sont à regretter, ils sont loin des craintes qui avaient provoqué le Sommet de Brazzaville organisé, en catastrophe, par Denis Sassou Nguesso avec quatre autres chefs d'Etat de la sous-région.. Deuxième point positif : après avoir refusé les aides de toutes sortes venant de l'Union européenne, de la Francophonie, de l'Union africaine et d'autres pays occidentaux, la RDC a montré que malgré ses 40 millions d'électeurs, la CENI était à la hauteur de l'événement, sans l'aide de qui que ce soit. Troisième point positif : même si la logique électorale devrait favoriser le candidat commun de l'opposition, Martin Fayulu, ses deux principaux concurrents, à savoir, Félix Tshisekedi, et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadari (qui crierait déjà victoire), s'organisent, aussi, pour se déclarer vainqueurs, sans remettre, fondamentalement, en cause, l'organisation des élections. C'est une victoire énorme que doit savourer le raïs sortant.

Dans cette victoire du candidat de la majorité présidentielle, Macky Sall, qui se dessine, sous les yeux des Sénégalais, le Conseil national des Sages de la Coalition, “BennoBokk Yaakaar, n'entend pas rester les bras croisés. Mieux, il se veut (sa sagesse oblige) à l'avant-pont du succès attendu. Voilà pourquoi ce Conseil des Sages de la Coalition “Benno Bokk Yaakaar” (BBK), sous la supervision de son dynamique secrétaire administratif, Amadou Moustapha Diao, a participé au Congrès historique, le 1er décembre 2018, consacré à l'investiture de son candidat à l'élection présidentielle du 24 février 2019, dans le mythique cadre de Dakar Arena, comme par prémonition. Amadou Moustapha Diao et ses amis du Conseil entendaient, ainsi, apporter leur (précieuse) voix au concert, qui balise le destin de la nation. Mission réussie à 100%.

Les Malgaches aiment, décidément, la fête. La preuve, ils sont en train de reconduire à la présidence de la République, l'ancien disc-jockey, Andry Rajoelina, qui dirigea le pays pendant quatre ans de 2009 à 2014, après l'éviction du patron de Tiko. En effet, il a pris l'avantage sur ce rival de toujours, Marc Ravalomanana, dans la course à l'élection présidentielle à Madagascar, selon des résultats partiels, dans un climat tendu par les accusations de fraudes que se renvoient leurs deux camps.

Trente-six candidats sont en lice pour le premier tour de la présidentielle à Madagascar, mercredi, 7 novembre, mais, la bataille se joue, avant tout, entre trois favoris, tous, anciens présidents de la Grande Ile. Il y a de fortes chances que le prochain président de la République sorte de ce trio magique.

Le Conseil constitutionnel a gardé en haleine le Cameroun entier, toute la journée du lundi, 22 octobre, pour proclamer les résultats de l'élection présidentielle du 7 octobre. Sans surprise, le candidat sortant, Paul Biya, a remporté le scrutin avec 71,28% des voix. Maintenant le combat se transpose ailleurs : enrayer la menace de déstabilisation qui guette le Cameroun et qui n'est pas une mince affaire.

Olusegun Obasanjo n'en est pas à son coup d'essai. Membre du parti de Goodluck Jonathan, il avait préféré soutenir le candidat de l'opposition, Muhammadu Buhari, pendant la présidentielle de 2015. Tout le monde connaît le résultat. L'ancien président est en train de récidiver pour l'élection de février 2019. En effet, il a adoubé jeudi son ancien vice-président et principal candidat de l'opposition à la prochaine présidentielle, Atiku Abubakar, abandonnant Buhari. C'est un soutien de poids malgré quelques années de brouille entre les deux hommes, après avoir, définitivement, tourné le dos à l'actuel président.

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