Présidentielle

Le chef d’état-major et vice-ministre de la Défense nationale, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a suggéré, lundi, 2 septembre, qu’il est « opportun » de convoquer le corps électoral le 15 septembre prochain, pour des élections avant la fin de l’année. Le corps électoral est, en effet, convoqué 90 jours avant le jour du scrutin. Dans le cas d’une convocation le 15 septembre, l’élection présidentielle aurait lieu autour du 15 décembre. En faisant cette suggestion, Ahmed Gaïd Salah réfute l'idée d'un dialogue national avant l'élection présidentielle que le président par intérim, Abdelkader Bensalah, avait appelé de ses vœux, début juillet dernier. La guerre de leadership entre les deux hautes personnalités est, désormais, sur la place publique.

Intervenant ce samedi, 10 août 2019, sur les ondes de Mosaïque Fm, le vice-président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Farouk Bouasker, a affirmé, que 60 dossiers de candidatures au scrutin présidentiel ont été rejetés, indiquant que les deux tiers des candidats ont, déjà, quitté la course à l’élection présidentielle anticipée parce qu’ils n’ont pas eu le nombre de parrainages nécessaires ou n'ont pas déposé la caution.

Le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a annoncé jeudi, 25 juillet, la création d’une commission de six membres, chargée de superviser un dialogue national et d’organiser la prochaine élection présidentielle, destinée à mettre un terme à des mois de remous politiques. On ne sait pas comment la rue (qui se réunit tous les vendredis) prendra cette proposition présidentielle d'autant plus qu'elle n'est pas représentée dans les Six.

La Cour suprême ougandaise a validé, jeudi, 18 avril, la suppression de la limite d'âge de 75 ans pour la présidence, une disposition adoptée, fin 2017, et permettant au président, Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, de se représenter en 2021 et après.

Le premier tour de l'élection présidentielle en Mauritanie a été, officiellement, fixé au samedi, 22 juin, et un éventuel second tour au 6 juillet, selon un décret présidentiel publié ce mercredi, 17 avril. La publication du décret ouvre la période officielle de dépôt de candidatures qui s'achève le mercredi 8 mai, selon le texte. Mais, plusieurs candidats se sont, déjà, déclarés, dont celui du parti au pouvoir, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, compagnon de toujours du président sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui ne peut se représenter au terme de son second mandat. Il a, rigoureusement, respecté non seulement la constitution, mais aussi, le coran qui l'interdisait d'aller à l'encontre de cette disposition. Une leçon en Afrique où les chefs d'Etat font tout ce qui est possible (et même impossible) pour mourir au pouvoir.

L'Union africaine (UA) a appelé, samedi, 30 mars, les parties en présence aux Comores à "faire preuve de la plus grande retenue", alors que les douze candidats de l'opposition contestent la réélection du président Azali Assoumani. Le président de la Commission de l'UA, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, invite les contestataires à ne pas se faire justice, eux-mêmes, mais, à suivre les voies de recours prévues par le code électoral.

Le chef de l'Etat comorien sortant, Azali Assoumani, a été réélu dès le premier tour de l'élection présidentielle avec 60,77% des suffrages, selon des résultats annoncés, mardi, 26 mars, soir, par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Après le changement de la constitution, fin juillet dernier, il entame, ainsi, son premier mandat de cinq ans avec comme objectif affiché pendant la campagne, faire des Comores un pays émergent dans une dizaine d'années.

L'ancienne présidente du Malawi, Joyce Banda, a fait volte-face, jeudi, 14 mars, en annonçant qu'elle renonçait, finalement, à se présenter à l'élection présidentielle prévue le 21 mai et qu'elle allait soutenir l'opposant Lazarus Chakwera. On peut penser que sa décision est motivée par sa ferme volonté de faire barrage à l'actuel président, Peter Mutharika, dont les méthodes de gouvernance sont loin d'être unanimes.

Macky Sall a été donné vainqueur de l'élection présidentielle sénégalaise avec 58,27 % des votes, selon les résultats officiels provisoires publiés, jeudi, 28 février, par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Officiellement, il n'y aura pas de réaction ni contre ni en faveur de la candidature à sa succession du président, Abdelaziz Bouteflika. Les autorités françaises savent jusqu'où ne pas aller avec les autorités algériennes dont le nationalisme et les questions d'ingérence constituent des principes intangibles de leur diplomatie. Et puis, il y a cette masse d'Algériens et de Franco-Algériens (plus de 5 millions de personnes) qui peuplent la France et dont la réaction reste à surveiller de très près. Du côté d'Alger, on n'attend aucun commentaire de Paris sur une telle question tout comme Alger ne peut se permettre de commenter l'actualité politique présidentielle française. C'est donc la réciprocité et une sorte de parallélisme des formes qu'on va observer, même si, à Paris, on est à la fois, inquiet, embarrassé et vigilant.

Le report d'une semaine de l'élection présidentielle pour casser l'industrie frauduleuse de son adversaire, Atiku Abubakar, permettait, déjà, de dire que cette élection serait gagnée par le sortant, Muhammadu Buhari. Ce qu'on n'imaginait pas, c'est le taux de participation et l'écart qui séparerait les deux candidats. Cela dit, Atiku Abubakar ne se dégonfle pas. Il a dénoncé ce mercredi, 27 février, la "parodie d'élection" dont il se dit victime et annoncé qu'il allait saisir la justice pour contester les résultats de la présidentielle tombés au milieu de la nuit et donnant le sortant Muhammadu Buhari largement vainqueur.

Dans l'attente des premiers résultats officiels de l'élection présidentielle au Sénégal, le pouvoir et l'opposition s'affrontent sur la tenue ou non d'un second tour, le camp du sortant, Macky Sall, l'ayant, déjà, proclamé, largement, vainqueur face à ses quatre rivaux, qui contestent, fermement, cette proclamation. Le climat est tendu au Sénégal.

Après trois semaines d'une campagne animée, malgré un nombre inhabituellement bas de candidats, plus de six millions de Sénégalais votent, ce dimanche, 24 février, pour reconduire le président sortant, Macky Sall, ou lui préférer un de ses quatre adversaires.

Les lanceurs d’alertes du Sénégal très préoccupés par la situation politique en cette période d’élection présidentielle, tirent sur la sonnette d’alerte pour attirer l’attention de tous sur les menaces réelles qui planent sur le pays.

L'ancienne cheffe de l'Etat du Malawi, Joyce Banda, a annoncé, mardi, 5 février, sa candidature à l'élection présidentielle du 21 mai, rompant avec un accord signé quelques jours plus tôt à peine avec l'actuel vice-président, Saulos Chilima.

Les quatre partis de la coalition au pouvoir en Algérie ont apporté leur soutien officiel, samedi, 2 février, à une candidature du président, Abdelaziz Bouteflika, à un cinquième mandat à l'occasion du scrutin d'avril. Cette démarche qui s'inscrit dans le cadre des partis qui le soutiennent, devrait précéder une candidature personnelle du chef de l'Etat. Celle-ci serait imminente. La candidature à la succession de l'actuel président (par lui-même) fait beaucoup jaser parce qu'il dirige le pays depuis, bientôt, six ans étant sur une chaise roulante. Mais pour ses partisans, l'Algérie ne s'en porte pas plus mal, preuve que ses capacités intellectuelles et morales (dont le pays a surtout besoin) sont restées intactes.

Le prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka, a déclaré qu'il n'apportait son soutien, ni au président sortant, Muhammadu Buhari, ni à son principal opposant, l'ancien vice-président, Atiku Abubakar, assurant qu'ils méritent tous deux un "rejet absolu" et il a appelé le pays à prendre "une toute autre direction". Donc, pour le très intransigeant, Wole Soyinka, pas question de choisir entre la peste et le choléra, ou entre le cancer et le sida. Les deux tuent.

Le Conseil constitutionnel sénégalais a publié, dimanche, 20 janvier, la liste officielle des cinq candidats en lice pour l'élection présidentielle du 24 février, dont le chef de l'Etat sortant, Macky Sall, écartant, définitivement, ses deux principaux opposants, l'ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, et l'ancien ministre, Karim Wade. La voie est dégagée pour Macky Sall qui ne compte plus d'adversaire de poids malgré la présence des candidats comme l'ancien premier ministre, Idrissa Seck et Madické Niang, ancien chef de la diplomatie et avocat de Me Abdoulaye Wade.

Les Algériens sont fixés : la présidentielle aura lieu le 18 avril. Ils attendent, désormais, de savoir si le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, sera candidat à un 5e mandat, et qui l'affrontera, aucun candidat d'importance ne s'étant pour l'heure déclaré. Précisons que s'il est candidat à sa succession, le président Bouteflika, cloué sur une chaise roulante, ne pourra, nullement, faire valablement campagne. Mais, il aura de fortes chances de gagner haut la main cette échéance présidentielle, aucun candidat valable n'ayant la capacité de battre le candidat du pouvoir et de l'armée.

Du jamais vu sous les tropiques : pour la première fois, l'instance continentale n'est pas d'accord avec la proclamation des résultats des élections faite par la CENI en République démocratique du Congo (RDC). Président en exercice de cette organisation, le président du Rwanda, Paul Kagame, a demandé, jeudi, 17 janvier, soir, la "suspension" de la proclamation des résultats électoraux définitifs, ainsi que, l'envoi d'une délégation de "haut niveau" à Kinshasa. Cette délégation composée, essentiellement, de chefs d'Etat sera conduite par lui-même, avec à ses côtés, le président de la Commission, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat.