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Présidentielle

Course contre la montre au Zimbabwe, entre d'un côté, Robert Mugabe, qui a déclaré qu'il serait, toujours, président de la République à 100 ans (il en a 93), et son opposition, qui s'est rassemblée pour le bouter hors du palais présidentiel, lors du scrutin de l'année prochaine. Camarade Bob sent-il le piège se refermer sur lui ? Pour le moment, il se moque de l'alliance formée par l'opposition, qu'il a nommée "Créature de l'Occident", pour mettre un terme à son règne de trente-sept ans. Ce n'est pas la première fois que l'opposition zimbabwéenne serait soutenue par des lobbys d'Angleterre et des Etats-Unis pour abréger le séjour de Mugabe à la tête de l'Etat. Ce dernier, en bon ancien maquisard, qui a donné l'indépendance à son pays, a, toujours, su jouer les pronostics. Qu'en sera-t-il cette fois-ci ?

La pression de Raila Odinga est, incontestablement, en train de porter les fruits. Après avoir demandé le remplacement des membres de l'IEBC (Commission électorale), le président de cette institution, Wafula Chebukati, vient de lui donner raison en remplaçant sept responsables parmi les plus décriés par l'opposition.

Après une longue journée d'attente, la commission électorale kényane a proclamé, vendredi, 11 août, le président sortant vainqueur de l'élection du 8 août. Uhuru Kenyatta a obtenu 54,27% des voix contre 44,74% à son principal opposant Raila Odinga. « Pas question, c'est Raila qui est gagnant », répond le camp d'Odinga, qui reste silencieux. Déjà une centaine de morts, au moins, selon l'opposition. Une douzaine selon la presse.

L'opposant kényan, Raila Odinga, a rejeté, en bloc, mercredi, 9 août, les résultats provisoires d'une élection présidentielle manipulée, selon lui, par piratage informatique, le sortant, Uhuru Kenyatta, étant crédité d'une confortable avance sur fond de tension, de plus en plus, palpable dans des bastions de l'opposition.

La République démocratique du Congo (RDC) a connu une éruption de violences, lundi, 7 août, avec douze morts par balle, à Kinshasa (certaines sources font état de plusieurs dizaines de morts), selon la police, qui accuse une secte politico-religieuse opposée au président, Joseph Kabila, à la veille du lancement d'une série de mobilisations de l'opposition contre le chef de l'Etat. Joseph Kabila avait refusé de quitter son poste au terme de son mandat, fin décembre 2016, et s'y maintient, toujours, grâce à la seule force militaire. Joseph Kabila est, cependant, assis sur un volcan (politique) susceptible d'entrer en ébullition à tout moment. Les prochains jours s'annoncent, d'ailleurs, tumultueux sur le plan des manifestations de l'opposition et de la société civile.

Le principal chef de l'opposition au Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, a annoncé, samedi, 5 août, la formation d'une grande coalition de plusieurs partis d'opposition, dont le sien, en vue de défier à la présidentielle de 2018, Camarade Bob, l'inamovible chef de l'Etat qui trône à la tête du pays depuis 1980. Morgan Tsvangirai prend-il ses désirs pour la réalité ? A-t-il les moyens de son ambition ?

Les résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle viennent de tomber : 34% pour Marine Le Pen contre 66% environ pour le vainqueur, Emmanuel Macron. On aura beau dire que deux Français sur trois adhèrent au projet de la France « En Marche ». Ce serait ignorer le plus grave : un Français sur trois vote pour le repli sur soi, le choix du racisme et de la xénophobie.

Le Front national (FN) a créé la surprise en réussissant le ralliement du gaulliste, Nicolas Dupont-Aignant, président de Debout la France. Ancien membre du RPR et de l'UMP, il en est parti, en 2005, après que son parti et le Parti socialiste se mirent ensemble pour rejeter le vote du peuple qui ne voulait pas de l'Union européenne. Les Africains désapprouvent la Françafrique, cette politique de pillage systématique et de destruction de leur continent mise en oeuvre par les pouvoirs de droite et de gauche successifs à l'Elysée. Or, si les Républicains et le parti socialiste ont montré, sur ce plan qu'ils étaient bonnet blanc blanc bonnet, le FN, lui, veut que les Africains restent chez eux, aient leur monnaie différente du F CFA, exploitent leurs ressources et élisent, sans interférence extérieure, leurs dirigeants. Voilà pourquoi notre collaborateur se pose la question : qui en réalité est contre l'Afrique et les Africains ? Qui est contre la Françafrique ?

Le Gabon est en plein dialogue convoqué par le président, Bongo Ondimba Ali. Celui-ci ne réunit pas les amis du candidat malheureux à la présidentielle, Jean Ping. Pourtant, ce dialogue politique est une ultime chance pour le pays. Les Gabonais sauront-ils oeuvrer au nom du seul intérêt de leur pays ?

Depuis qu'elle est en chute dans les sondages, menacée comme jamais par le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen a, considérablement, durci son discours. Non pas que celui-ci avait ramolli. Que non ! La fille de son père, voyant que ses diatribes sur l'immigration (son thème de prédilection) ne faisaient plus recette, la priorité des Français étant ailleurs, dans la sécurité, le chômage, les impôts, le niveau de vie, etc., avait quelque peu banalisé son discours en faisant du Fillon et du Dupont-Aignant, à leur place. Mais chassez le naturel, il revient au galop. La voilà rattrapée par ses vieux démons. Pour enrayer sa chute dans les sondages, elle loue, maintenant, les bienfaits de la colonisation, ce qu'elle n'avait jamais fait avant. Surtout, elle veut se démarquer d'Emmanuel Macron qui pense que la colonisation française est passible de crime contre l'humanité.

Suite au dernier rapport de l’Etat datant du 8 février 2017 alertant sur l’aggravation des dangers du blanchiment de la peau et du défrisage, en France, l’ONG Label Beauté Noire, organisation indépendante qui milite pour des produits de qualité et réglementaires, reconnue d’intérêt général, lanceuse d’alerte depuis 17 ans, a décidé d interpeller les candidats à la présidentielle par le biais d’une lettre ouverte/pétition intitulée, « Candidats à l’élection présidentielle : Légiférer sur la dépigmentation et le défrisage pour défendre le droit à la santé pour tous ».

Le livre du projet du candidat à l'élection présidentielle française, Jean Lassalle, intitulé, « Résistons ! Le temps est venu », sera disponible, en librairie, le 14 avril prochain. Avec son parler d'homme du terroir, ce candidat avait impressionné, lors du débat qui avait réuni, mardi, 4 avril, les 11 candidats sur les chaînes BFMTV et C/News. D'un calme déconcertant, dans un discours posé, il a su faire valoir son originalité dans cette élection où il dit représenter la France profonde. Celle que Paris écoute rarement.

Après l'annonce de Manuel Valls, ce matin, de soutenir Emmanuel Macron, le candidat officiel du parti socialiste, Benoît Hamon appelle les électeurs (du parti) à sanctionner "ceux qui se prêtent à ce jeu morbide". L'ancien premier ministre de François Hollande a, en effet, indiqué, clairement, sur BFMTV, qu'il allait voter pour le candidat d'En marche (Emmanuel Macron), après avoir, progressivement, rompu avec le candidat socialiste, depuis la fin janvier. La réaction de Benoît Hamon ne s'est pas fait attendre. Il a, immédiatement, appelé les électeurs à "tourner la page de cette vieille politique" qui ne sait pas respecter ses engagements pris devant les électeurs. Manuel Valls ne va pas se faire de nouveaux amis. Après avoir subi les foudres de la diaspora congolaise, à cause de ses relations (incestueuses) avec le dictateur congolais, Denis Sassou-Nguesso (les Français-Congolais avaient fait campagne pendant plus de deux mois dans les bus, métros, rer, gares, places publiques, etc. en région parisienne, essentiellement, pour faire battre Manuel Valls (grand ami de Sassou-Nguesso), voilà que son refus de soutenir le candidat issu des primaires du PS comme lui, est en train de créer un mini-cataclysme dans le parti.

François Fillon vient d'être mis en examen, ce mardi, 14 mars, matin, au lieu de mercredi, 15 mars, comme prévu, notamment, pour détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de biens sociaux.

Le candidat du Mouvement, En Marche, est en train d'engranger toutes sortes de soutiens. Candidat ni de gauche ni de droite, il ne refuse, aucunement, les candidats venant de ces deux familles politiques. A condition qu'on soit proche de ses idées. Ancien patron du parti communiste, Robert Hue, qui a fondé son propre mouvement politique, le Mouvement des progressistes (MdP), soutien de François Hollande, à la présidentielle de 2012, va apporter, en avril et mai, son appui politique à Emmanuel Macron. Il s'en est ouvert dans une lettre qu'il nous a fait parvenir, hier, et que nous publions intégralement.

Le Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique, qui travaille depuis 2009 sur les processus électoraux en Afrique et sur la politique française en Afrique, a proposé à 11 candidat-e-s de la présidentielle française de 2017 d'informer les électeur-trice-s sur les grandes directions de leur programme concernant l'Afrique, en répondant à un questionnaire.
A la date limite du 9 mars 2017, six candidats ont répondu à ce questionnaire, dans l'ordre de réception, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Marine Le Pen, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Emmanuel Macron.
Afriqueeducation.com a choisi, (arbitrairement?), de ne publier que les réponses à trois questions (alternance, sincérité électorale et souveraineté monétaire) de quatre candidats : Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon.
Pour rappel, le premier tour de la présidentielle se déroulera le 23 avril et le deuxième tour, le 7 mai.

Après le maintien de la candidature de François Fillon alors qu'il a été convoqué chez les juges d'instruction, le 15 mars, pour être mis en examen, Bruno Le Maire démissionne de son équipe de campagne.

"Le Canard enchaîné" a dévoilé que la femme de François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle d'avril, aurait été rémunérée, pendant huit ans, comme attachée parlementaire de son mari ou du suppléant de celui-ci. Elle aurait encaissé 500.000 euros brut. Un scandale en puissance !

Encéphalogramme plat à Solférino ! Voilà comment on qualifie l'attitude du parti socialiste (PS) qui ne sait plus à quel saint se vouer, avec des décisions que seuls les initiés comprennent. Preuve que le PS est en lambeaux et demande à être ressoudé, le Mouvement des progressistes (Mdp), le parti de Robert Hue, pourtant, entièrement, enfoui dans la majorité présidentielle, a vu son candidat, Sébastien Nadot, éjecté de la Primaire socialiste. Sans raison valable. Même François Hollande qui a d'autres chats à fouetter n'a pas pu faire repêcher le candidat de son ami Robert Hue.

Le chef de file de l'opposition ghanéenne, Nana Akufo-Addo, a remporté l'élection présidentielle contre le président sortant, John Dramani Mahama, avec 53% des voix, a annoncé, vendredi, 9 décembre, soir, la Commission électorale du Ghana.

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