Présidentielle de 2019.

L'agence anti-corruption du Nigeria va lancer un mandat d'arrêt contre l'ex-ministre du Pétrole, Diezani Alison-Madueke, actuellement, poursuivie au Royaume-Uni, afin qu'elle soit jugée dans son pays pour le détournement présumé de millions de dollars d'argent public. A quelques mois de l'élection présidentielle à laquelle il est candidat, Muhammadu Buhari se rend compte de son maigre bilan, à la fois, sur le plan sécuritaire et de la lutte contre la corruption. Après avoir tenu, coup sur coup, deux réunions sur la sécurité, la semaine dernière, à Maiduguri, et à N'Djamena, avec ses homologues du Bassin du Lac du Tchad, il veut, maintenant, marquer les esprits en incarcérant l'ancienne ministre du Pétrole qui fut une figure emblématique de la corruption que Muhammadu Buhari impute à son prédécesseur Goodluck Jonathan.

Après avoir gagné le référendum haut la main, le président, Azali Assoumani, organisera une nouvelle élection présidentielle, au premier semestre de 2019, à laquelle il sera candidat. Pour préparer cette importance échéance, il a formé un nouveau gouvernement, mardi, 28 août, dans laquelle on compte cinq nouvelles figures.

Après avoir quitté le pouvoir de la façon qu'on sait, c'est-à-dire, à cause de plusieurs dossiers montrant son implication dans des faits de corruption, l'ancien président sud-africain, Jacob Zuma, s'est replié dans sa province natal, le très stratégique KwaZulu-Natal (NKZ), pour porter la contestation contre le pouvoir de son successeur, Cyril Ramaphosa. Zuma espère, ainsi, éviter d'aller en prison et montrer à ce dernier qu'il est capable de lui faire perdre l'élection présidentielle de 2019 au travers de sa province, l'une des plus importantes de l'ANC (Congrès national africain), mais aussi, grâce à son réseau d'influence qui a gardé toute sa puissance de nuisance au sein du parti. Ce sont des alertes que Cyril Ramaphosa prend très au sérieux.

Le fils contre le maître : Macky Sall contre Abdoulaye Wade. L'heure de la revanche a-t-elle sonné ? Alors qu'il se reposait, tranquillement, à Versailles, en région parisienne, depuis plus de deux ans, l'ancien président, Abdoulaye Wade, a, subitement, interrompu sa retraite méritée, pour une nouvelle bataille des législatives qu'il entend mener pour arracher la majorité à benno bokk yakaar (majorité présidentielle actuelle) à l'Assemblée nationale, ce qui permettrait à l'opposition actuelle de changer le cours des choses au Sénégal. Abdoulaye Wade pourrait, aussi, faire revenir, en homme libre, son fils, Karim Wade, de Doha, au Qatar, pour participer à l'élection présidentielle de 2019 dont il est le candidat du PDS (Parti démocratique sénégalais). Les enjeux sont, donc, multiples et variés.

Condamné à six ans de prison pour enrichissement illicite, Karim Wade, fils de l'ex-président sénégalais et candidat de son parti à la prochaine présidentielle au Sénégal, en mars 2019, a été gracié, vendredi, 24 juin, par le chef de l'Etat, Macky Sall, et libéré. Karim a, immédiatement, quitté le pays pour se rendre au Qatar.