Présidentielle du 23 décembre.

L'archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, une des voix critiques de l'opposition aux pouvoirs en République démocratique du Congo (RDC), a cédé, jeudi, 1er novembre, son fauteuil à Mgr Fridolin Ambongo à moins de deux mois d'une présidentielle décisive qui doit entraîner la succession du président Joseph Kabila. La démission du cardinal se fait à moins de deux mois de la périlleuse élection présidentielle aux multiples inconnues qui sera organisée le 23 décembre prochain. Le pouvoir manoeuvrant pour le conserver alors que l'opposition ne s'est toujours pas accordée sur un candidat unique pour la représenter, le profil du cardinal, maintenant qu'il s'est mis en congé de l'église, pourrait faire consensus dans un pays où on en a marre de la gestion de Joseph Kabila.