Quai d'Orsay

Le Quai d’Orsay (ministère français des Affaires étrangères) déconseille de se rendre au Burkina Faso en raison d’attaques attribuées à des groupes djihadistes. Ces attaques ont fait près de 700 morts depuis le début de l’année 2015. C'est un coup dur pour l'économie touristique du pays, et surtout, la preuve de l'échec de la lutte contre le djihadisme et l'extrémisme violent, que mènent les pays du G 5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Mauritanie, Tchad), sous la coordination de la France, qui y entretient l'Opération Barkhane avec 4.500 soldats.

Franco-Camerounais détenu, pendant 17 ans, au Cameroun, et libéré, en 2014, suite à un avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU, Michel Thierry Atangana a réagi à la disparition d'une quinzaine de ressortissants Franco-Gabonais, suite à l'élection présidentielle gabonaise du 27 août.

Ils sont les seuls à crier au scandale que tous les autres partis politiques français observent sans dire mot, alors que si le dixième des événements qui se déroulent, au Congo-Brazzaville, se passaient ailleurs, il y aurait un tollé général dans les médias et dans les états majors des partis politiques. François Hollande et Jean-Marc Ayrault doivent vraiment être très mal à l'aise d'être, ainsi, rattrapés par la realpolitik au point d'oublier les valeurs du socialisme qu'ils portent en eux depuis des décennies. Le dictateur les a-t-il, définitivement, domptés, comme le pensent les Congolais ?

La France a appelé, jeudi, les autorités tchadiennes à faire "toute la lumière" sur des disparitions présumées de militaires suite à la présidentielle du 10 avril remportée par Idriss Deby Itno. L'opposition ambitionne, toujours, de former un gouvernement parallèle.