réconciliation

ll y a le pardon inconditionnel qui consiste, pour la victime, à laisser tomber une offense ou une faute sans poser de conditions, sans attendre que telle ou telle exigence ait été honorée au préalable. Ce type de pardon, les croyants le qualifient de divin, parce que, selon eux, seul Dieu est en mesure de l’accorder, lui qui est comparable au père qui fait tuer le veau gras pour le retour de l’enfant qui était parti avant que ce dernier ne fasse son mea culpa (Luc 15, 23-24).

Il veut la réconciliation mais considère toujours le 19 septembre 2002 comme la naissance d’un nouvel espoir. Un Forum de réconciliation nationale, où la parole ne fut jamais autant libérée, fut organisé pendant 2 mois (du 9 octobre au 18 décembre 2001). Il s’agissait, pour la Côte d'Ivoire, de “porter, sans complaisance, un regard critique sur son passé pour se projeter dans l’avenir” (discours de Laurent Gbagbo à l’ouverture du Forum).

Donald Trump, le chef de la Maison Blanche, ne doit pas être très content, en ce moment, car le dossier coréen sur lequel il jouait les Rambo, est en train de lui glisser entre les mains. Sans son aval et ignorant ce qu'il peut en penser, les deux Corée sont en train de se rabibocher, comme des pays souverains qu'ils sont, et sans intermédiaire chinois ni américain. C'est une très bonne chose pour la paix. C'est surtout une excellente chose pour les Nord-Coréens qui ont, tôt, compris que pour se faire respecter sur cette terre, il faut disposer d'armes de destruction massive. Depuis que la bombe nucléaire nord-américaine est capable d'atteindre les Etats-Unis, les vociférations de Trump ne constituant pas une arme dissuasive, la Corée du Nord est passée dans le camp des Grands de ce monde. Il lui reste, maintenant, à contourner les sanctions qui sont suscitées par l'ogre américain. Pour y parvenir, le rapprochement avec la Corée du Sud, pour une réconciliation inespérée, sera le bienvenu. Ce qui servira, aussi, à améliorer le bien-être des Nord-Coréens.

Alassane Ouattara est en train de mener la Côte d'Ivoire vers l'abîme. C'est une certitude. Il tient le volant d'une voiture qu'il ne maîtrise plus. Loin de là. A cause de son absence de vision, la réconciliation nationale a foutu le camp. Ses principaux lieutenants d'hier et d'aujourd'hui, vont bientôt se tirer dessus. Aujourd'hui, c'est déjà la guerre froide entre eux. Aujourd'hui, Guillaume Soro est celui qui est le plus en perte de vitesse, celui qui crie sur tous les toits pour réclamer la réconciliation. Est-il sincère avec lui-même ou le fait-il pour dénoncer à sa manière les choix actuels de Ouattara ? Le pardon et la réconciliation seront (résolument) en panne en Côte d'Ivoire aussi longtemps que la vérité et la justice seront mises de côté ; ils resteront une illusion tant que certains (on les connaît) se serviront de cette noble cause pour atteindre des objectifs personnels.

Le Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l'unité nationale (HCRRUN) a  procédé, vendredi, 24 mars, au lancement officiel des activités entrant dans le cadre du volet de réparation, à l'Agora Senghor, à Lomé. Il s'agit d'une méthode de travail qui devrait inspirer d'autres pays comme la Côte d'Ivoire, qui ambitionnent, aussi, sans succès, pour l'instant, à réconcilier leur peuple.

Le Maroc et l'Algérie pourraient constituer le moteur de l'UMA (Union du Maghreb arabe) à l'instar de l'Allemagne et de la France dans l'Union européenne. Mais il n'est pas trop tard pour y parvenir. Et l'école pourrait aider.
Les chefs religieux musulmans du Centrafrique se sont rencontrés, à Vienne, en Autriche, le 27 août, pour parler dialogue et réconciliation nationale.