Réformes.

Le défilé du 58e anniversaire de l'indépendance sur le Front de Mer aura été l'un des plus courts de l'histoire du Gabon : 1h30, et le boulevard s'est vidé de son monde. La veille, devant 1,5 million de Gabonais, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a essayé de remobiliser ses compatriotes en les assurant du bienfondé de ses réformes dont le but est d'équilibrer les comptes publics et créer les emplois. Le président a égrainé la liste de ce qu'il y a à faire : une tâche tout simplement titanesque à commencer par le secteur de l'Education nationale où on n'a compté aucune Mention Très Bien ni Bien au Bac 2018. Mais qu'on compte sur le chef de l'Etat : il n'y a pas là motif à découragement. Au contraire, il faut se retrousser les manches.

Le gouvernement lève enfin le voile sur sa grande réforme de l'audiovisuel public. Alors que Matignon devrait officiellement en présenter les grandes mesures sous peu, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, s'est chargée d'en dévoiler les contours ce lundi, 4 juin, matin. Mais, la ministre n'a pas parlé des questions d'éthique et de déontologie, qui minent le fonctionnement des médias de l'audiovisuel public français extérieur en Afrique. Une omission gravissime !

Plusieurs milliers de partisans de l’Union pour la République (Unir, au pouvoir) ont marché, ce mardi, 29 août, à Lomé, pour soutenir le président, Faure Gnassingbé, dans un contexte tendu où l'attitude de l'opposition après ses manifestations qui ont fait deux morts, le 19 août dernier, rappelle l'attitude de l'opposition des années 90 qui avait réussi à bloquer le développement du pays, empêchant pendant 15 ans, toute coopération économique avec aucun partenaire occidental.

Après le Sommet de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) du 23 décembre, à Yaoundé, pendant lequel la zone avait frôlé une dévaluation du F CFA, la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, entreprend une autre tournée, en Afrique, quelques semaines plus tard, comme pour signifier l'urgence des réformes.