RDCongo

Plusieurs hauts responsables de la République démocratique du Congo (RDC) ont été interdits d'entrée aux Etats-Unis en raison de leur "implication" dans des cas de "corruption visant à entraver le processus électoral", a annoncé, jeudi, 21 juin, le département d'Etat américain. C'est la toute première fois que l'équipe de Kabila au pouvoir, habituée à jouer avec les nerfs des RDCongolais, se rend compte qu'elle n'a pas intérêt à ne pas tenir la date de fin décembre 2018 indiquée pour la tenue de la présidentielle, sinon, elle pourrait aller au devant des mesures de rétorsion non souhaitables.

Joseph Kabila veut-il assurer ses arrières avant de quitter la fonction présidentielle ? Si tel est le cas, il n'y aurait rien à redire au moment où on lui demande de respecter la constitution de son pays en quittant le pouvoir qu'il aurait dû déjà quitter fin décembre 2016. Lors de l'actuelle séance du parlement qui doit durer du 20 juin au 19 juillet, une loi sur la protection d'anciens présidents devrait être votée. Cette loi qui dormait dans un placard du parlement depuis trois ans, a été, subitement, dépoussiérée pour être présentée à l'ordre du jour des travaux des parlementaires. Ceci explique-t-il cela ?

L'ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, "pourra rentrer" en République démocratique du Congo (RDC) s'il le souhaite, a déclaré, dimanche, 17 juin, le ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okintundu, sans préciser s'il était poursuivi par la justice congolaise. Cela dit, cette interrogation ne va pas freiner l'envie du futur candidat à la présidentielle de rentrer dans son pays, retrouver son électorat de l'Equateur et de la ville de Kinshasa, après dix années d'enfermement à la Haye.

Les présidents français et angolais, Emmanuel Macron et Joao Lourenço, ont, tous deux, réaffirmé leur soutien aux accords qui prévoient la tenue d'élections en République démocratique du Congo (RDC) le 23 décembre, sans participation de l'actuel président Joseph Kabila. C'est, exactement, la même chose que demandent l'épiscopat rdcongolais, l'opposition et la société civile de ce pays, mais aussi, l'Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Après avoir refusé de quitter le pouvoir au terme de son deuxième et dernier mandat qui prenait fin en décembre 2016, Joseph Kabila continue de jouer la montre en mettant les RDCongolais sur les nerfs dans un pays qui est considéré comme un baril de poudres dans la mesure où le moindre faux pas peut provoquer l'irréparable. Et si une telle situation survenait, Joseph Kabila se donnerait des raisons de rester au pouvoir et modifier la constitution, comme il le souhaite, secrètement, ainsi que, ses comparses avec lesquels il dirige le pays d'une main de fer.

S'agit-il du principe qui consiste à dire : « J'y suis j'y reste » ? Le président rdcongolais, Joseph Kabila, restera le chef de la Majorité présidentielle en cas de victoire de sa coalition politique aux élections du 23 décembre 2018. Telle est, en substance, la déclaration, ce lundi, 28 mai, du porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, alors qu'une partie de l'opposition accuse le chef de l'Etat de vouloir rester au pouvoir.

L'épiscopat congolais a mis en garde, jeudi, 24 mai, contre des appels en faveur d'un troisième mandat du président, Joseph Kabila, en République démocratique du Congo (RDC), estimant que cette éventualité conduirait à l'"embrassement" de ce pays qui a connu deux guerres, ces deux dernières décennies. Il faut dire qu'il existe des jouisseurs dans l'équipe en place qui n'entendent pas laisser leurs privilèges et qui oeuvrent pour que l'élection présidentielle n'ait pas lieu fin décembre prochain et que la transition se poursuive. Ou que Joseph Kabila puisse, aussi, se présenter à cette élection.

Les autorités rdcongolaises ont confirmé trois nouveaux cas de virus Ebola, dans le Nord-Ouest du pays portant à 43 le nombre d'individus présentant des symptômes. Quant à la campagne de vaccination, le gouvernement annonce son démarrage, lundi, 21 mai.

Le virus Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) a atteint, pour la première fois, une zone urbaine où un cas a été confirmé par les autorités et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui parle d'une "situation très préoccupante". Dans les pays limitrophes, République centrafricaine, Gabon, Congo-Brazzaville, on prend des mesures préventives pour ne pas être affecté.

Les universités africaines redeviennent-elles des gardiennes des valeurs et traditions, authentiquement, africaines au sein desquelles, exhibitionnisme, dépravations, provocation, n'ont pas de place ? On ose le croire. A l'Université de Lusaka, par exemple, la direction vient de prendre une mesure interdisant l'entrée des étudiantes « à moitié nues » dans les salles de cours et dans la bibliothèque, ce qui avait tendance à perturber, les étudiants, le personnel enseignant et administratif. Il n'était que temps. Il y a quelques jours, c'est une étudiante qui s'est vu refuser l'entrée du campus, à Kinshasa, à cause de sa coiffure yéyée par trop voyante et provocatrice. Et si c'était le réveil tant attendu des valeurs et traditions africaines qu'on disait en perdition ?

Mieux vaut tard que jamais. Le 30 juin prochain, le maire de Bruxelles, Philippe Close, inaugurera une place qui portera le nom de l'ancien premier ministre congolais, Patrice Lumumba, assassiné par le pouvoir colonial belge, en janvier 1961, juste parce que ce dernier lui reprochait de ne pas favoriser les intérêts belges à la tête de l'Etat du Congo. Après l'avoir tué, les assassins de Patrice Lumumba prirent le soin de plonger son corps dans l'acide afin qu'il disparaisse à jamais. En instaurant une Place Patrice Lumumba, à Bruxelles, on ose croire qu'il ne s'agit que d'une toute première petite étape de la reconnaissance de ce crime odieux, et que la repentance devrait, normalement, et logiquement, suivre.

Le parti historique de l'opposition congolaise Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a investi, samedi, 31mars, lors de son congrès, Felix Tshisekedi, candidat à l'élection présidentielle annoncée pour le 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC).

L'ancien gouverneur du Katanga et ex-allié du président, Joseph Kabila, n'entend pas lâcher le morceau. Convaincu que l'actuel chef de l'Etat quittera sa fonction, après l'élection présidentielle de décembre prochain, il s'est, indirectement, déclaré candidat à sa succession, depuis l'Afrique du Sud où il s'est exilé, sans attendre l'ouverture officielle des candidatures. En effet, il a lancé, lundi, 12 mars, son parti politique, "Ensemble pour le changement", en vue des élections générales prévues le 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo (RDC).

Le nouveau code minier, qui pourrait, fortement, taxer le cobalt, sera bien promulgué en République démocratique du Congo (RDC). Le président, Joseph Kabila, a promis un "dialogue constructif" avec les multinationales dont il a reçu les représentants, ce jeudi, 8 mars, et qui s'inquiètent de la nouvelle hausse des taxes.

Le président rdcongolais, Joseph Kabila, traîne les pieds pour quitter le pouvoir. Depuis fin 2016, date à laquelle il aurait dû céder sa place à un chef d'Etat, démocratiquement, élu, il ne cesse d'inventer des raisons pour garder son fauteuil. Il n'a que cure de la mobilisation de l'épiscopat, de la société civile et de l'opposition, qui, ensemble, lui demandent d'organiser la présidentielle sans avoir modifié la constitution, et de prendre une retraite méritée. Après Nikki Haley, l'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations-Unies, en 2017, ce sont les patrons, cette fois, des Nations-Unies, Antonio Guterres, et de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui sont attendus, à Kinshasa, dans les prochains jours, pour faire entendre raison à Joseph Kabila. Plus l'échéance de décembre 2018 approche, date à laquelle Kabila dit vouloir organiser la présidentielle, plus la pression sur lui devient forte.

Qui a dit au jeune raïs rdcongolais que le sphinx de Limete, décédé depuis un an, à Bruxelles, était dangereux pour sa survie au pouvoir, s'il faisait revenir sa dépouille à Kinshasa ? En effet, Joseph Kabila a peur des émeutes que le retour du corps de son ancien rival pourrait occasionner, émeutes qui pourraient devenir incontrôlables et lui faire perdre son pouvoir. L'opposition congolaise et l'église catholique, à couteaux tirés avec le président, Joseph Kabila, ne perdent pas de vue une telle éventualité, elles qui ont rendu, ce jeudi, 1er février, à Kinshasa, un hommage appuyé à l'opposant historique, Etienne Tshisekedi, dont les futures obsèques et l'héritage politique avivent l'interminable crise congolaise. Il n'est, donc, plus exclu que ses obsèques tant attendues depuis un an, ne soient organisées qu'après le départ du pouvoir de Joseph Kabila. Début 2019 si tout va bien.

C'est un tir croisé de critiques venant de toutes parts auxquelles Joseph Kabila a eu droit ses derniers jours. Tout le monde (ou presque) est contre lui : les Nations-Unies lui ont demandé de protéger la population (désarmée) pendant les manifestations, l'Union européenne exige des enquêtes sérieuses et la traduction devant les tribunaux des responsables des tueries lors des dernières manifestations, la Belgique a supprimé sa coopération bilatérale, l'opposition et la société civile restent dans une ligne de défense tranchée, l'église catholique avec à sa tête, Mgr Laurent Mosengwo demande, sans plus se cacher, le départ de Joseph Kabila du pouvoir, etc. Bref, le président rdcongolais ne dispose des soutiens que dans son propre camp politique. Et encore... Il est, tellement, acculé qu'il a été obligé, contraint et forcé, de réunir les journalistes, ce jour, pour tenter de s'expliquer, le mutisme qu'il observait devenant un danger, depuis de longs mois, alors que la situation politique est gravissime. Mais, sa sortie devant les journalistes, a été loin de convaincre qui que ce soit. Incontestablement, ses adversaires tiennent le bon bout.

L'archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, en a marre du « médiocre » Joseph Kabila qui a décidé de s'accrocher au pouvoir. Figure de la puissante église catholique très bien écoutée au Vatican, il ressort la carte du défi frontal au pouvoir, en ce début d'année 2018 cruciale pour la République démocratique du Congo (RDC), un an après l'échec (par le fait du pouvoir) de la médiation de l'épiscopat dans la crise liée au maintien du président, Joseph Kabila, à la tête de l'Etat.

Après avoir été bernés, comme des enfants, depuis de très longues années par le président, Joseph Kabila, les évêques de la République démocratique du Congo (RDC), se rebiffent enfin. Ils n'hésitent plus à défier Kabila, frontalement, comme s'ils avaient adapté leurs méthodes de contestation à la répression du pouvoir. C'est ainsi que l'influent archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo Pasinya, n'a pas hésité à qualifier, mardi, 2 janvier, de "barbarie", la répression par les forces de sécurité de "la marche pacifique et non violente" des catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, effectuée le 31 décembre. Une nouvelle page politique de violences est-elle en train de s'ouvrir afin de hâter le départ de Joseph Kabila du pouvoir ?

Huit personnes ont trouvé la mort, dimanche, 31 décembre, en République démocratique du Congo (RDC), et une centaine d’autres ont été arrêtées, en marge de manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du président, Joseph Kabila, muet sur son avenir politique dans ses voeux aux Congolais.

Après la visite, à Kinshasa, de l'ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations-Unies, Nikki Haley, qui a demandé à Joseph Kabila d'organiser, en 2018, l'élection présidentielle, à laquelle il n'est, en principe, pas candidat car ayant, déjà, effectué ses deux mandats, c'est l'influent épiscopat congolais, qui a exhorté, lundi, 27 novembre, le président, Joseph Kabila, à prendre l'engagement public de ne pas se représenter à la présidentielle du 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo (RDC), pour permettre la tenue d'élections dans un climat apaisé. Joseph Kabila, qui aurait dû quitter le pouvoir, en décembre 2016, était encouragé par certains de ses pairs de la sous-région, de le conserver en contournant le cadre constitutionnel. Mais, depuis le départ du pouvoir des présidents angolais, José Eduardo dos Santos, en août, et de Robert Mugabe, la semaine dernière, la donne est en train de, profondément, changer dans la sous-région, ces deux chefs d'Etat ayant été les principaux soutiens du pouvoir de son défunt père, Laurent-Désiré Kabila, et du sien.