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RDCongo

La République démocratique du Congo (RDC) a connu une éruption de violences, lundi, 7 août, avec douze morts par balle, à Kinshasa (certaines sources font état de plusieurs dizaines de morts), selon la police, qui accuse une secte politico-religieuse opposée au président, Joseph Kabila, à la veille du lancement d'une série de mobilisations de l'opposition contre le chef de l'Etat. Joseph Kabila avait refusé de quitter son poste au terme de son mandat, fin décembre 2016, et s'y maintient, toujours, grâce à la seule force militaire. Joseph Kabila est, cependant, assis sur un volcan (politique) susceptible d'entrer en ébullition à tout moment. Les prochains jours s'annoncent, d'ailleurs, tumultueux sur le plan des manifestations de l'opposition et de la société civile.

Est-ce de la rigolade ? L'opposition, qui étale, au vu et au su de tous, sa stratégie pour faire partir Joseph Kabila du pouvoir. Devrait-on en rire ? Soyons sérieux un instant en empruntant le langage de Wole Soyinka ou plutôt en le paraphrasant : Un tigre proclame-t-il sa tigritude ? Il attrape sa proie et la dévore le tout simplement du monde. Mais, comme il n'en est pas ainsi au Congo démocratique, pour les besoins d'information et de simple analyse (purement intellectuelle) qui n'a rien à voir avec le réalisme qui fait défaut aux politiques RDCongolais de l'opposition, nous vous livrons in extenso ce fameux plan de l'opposition rdcongolaise concocté pour chasser le petit dictateur du pouvoir.

L'épiscopat catholique congolais a dit, lundi, 27 février, redouter que la multiplication des foyers de tension ne soit un plan pour empêcher la tenue des élections en République démocratique du Congo (RDC). Du coup, ça craint...

Le pape François a appelé, dimanche, 19 février, les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) à, rapidement, stabiliser la situation politique dans leur pays, en condamnant, particulièrement, l'usage d'enfants soldats.

C'est comme au Congo-Brazzaville. On devient ami avec son opposant quand il est déjà mort. On devient humble devant sa famille biologique et politique, on finance les obsèques, on devient attendrissant, bref, on change de visage. Juste parce qu'il ne sera plus là pour déranger. A Kinshasa, Joseph Kabila a copié cette formule magique. Il a annoncé que l'Etat devrait prendre en charge l'organisation des obsèques d'Etienne Tshisekedi. Sauf que s'il était vivant, Tshisekedi aurait renvoyé le jeune président paître.

Etats de droit vraiment ? Beaucoup de pays africains s'affichent comme tels. Il s'agit de la partie visible de l'iceberg. Car, la réalité est dans la partie immergée : la dictature sinon la démocratie « façon façon ». Pour la première fois, le parlement européen a décidé de mettre les pieds dans le plat. A Strasbourg, les députés européens viennent de prendre une résolution pour dénoncer l'organisation de la présidentielle au Gabon, en août 2016, et le refus du pouvoir rdcongolais de respecter la loi fondamentale en organisant les élections dans les délais constitutionnels. C'est une première dans l'histoire franco-africaine de cette institution, même si cette initiative n'a que valeur symbolique. Pas de quoi fouetter la panthère et le léopard, qui ne vont rien s'interdire dans leur forêt équatoriale où ils sont les rois incontestés.

Parti, il y a quelques jours, à Bruxelles, faire des « examens de routine », l'opposant historique, Etienne Tshisekedi est décédé, cet après-midi, de suite d'une embolie pulmonaire.

Selon Azarias Ruberwa et Moïse Nyarugabo, deux Banyamulenge bon teint qui soutiennent, mordicus, Joseph Kabila, ce dernier ne quittera pas le pouvoir, comme il l'a laissé entendre, à la fin de 2017. Kabila aurait donc menti aux évêques de la CENCO.

Les hôpitaux de la ville de Kinshasa n'étant pas en mesure de lui prodiguer des soins médicaux conséquents, le doyen, Etienne Tshisekedi, s'est envolé, ce matin, pour Bruxelles où il va être, médicalement, suivi, pendant quelque temps.

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a effectué une visite, jeudi, 19 janvier, à Kinshasa, où il a rencontré les évêques catholiques, le premier ministre, ainsi que, le chef de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC).

Changement de comportement chez Joseph Kabila. Est-ce l'effet Vatican ou la fête de la nativité qui ont eu raison de son imperméabilité ? Le président rdcongolais avait, déjà, marqué son accord pour quitter le pouvoir, fin 2017, et de ne pas modifier la constitution avant. Il a vu qu'il n'était pas raisonnable pour lui de s'accrocher au pouvoir avec les conséquences prévisibles qu'on craignait (cas du Burundi et du Congo-Brazzaville). Qu'il valait mieux le quitter, démocratiquement, avec l'espoir de tenter un retour dans cinq ou dix ans. A 45 ans, il a, encore, son avenir devant lui. Résultat, il coopère, maintenant, de tout cœur avec la CENCO pour la signature d'un accord gagnant-gagnant avec l'opposition. Une très bonne chose pour la RDC et ses hommes politiques que le pouvoir de Brazzaville doit regarder d'un très très mauvais œil.

L'accord consacrant la cogestion de la République démocratique du Congo (RDC) entre la fin du mandat du président, Joseph Kabila, et l'élection de son successeur, en principe, à la fin de l'année, suscite des interrogations sur sa mise en œuvre, deux jours à peine après sa signature.

Ce titre n'est pas une trouvaille d'afriqueeducation.com, mais, une déclaration à mettre sur le compte du président actuel du FPI (Front populaire ivoirien) et premier premier ministre de Laurent Gbagbo, Pascal Affi N'Guessan. Avec cette sortie, l'unité du parti de l'ancien président de la République n'est pas pour tout de suite.

Qu'est-ce qui se passe à Béni ? Vingt-deux civils, au moins, ont été massacrés, à l'arme blanche, pendant le week-end de Noël, dans cette région de l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette zone est, déjà, meurtrie, depuis plus de deux ans, par une vague de violences aveugles dont les ressorts sont difficiles à comprendre.

L'église catholique a annoncé, ce samedi, 24 décembre, qu'elle continuait sa médiation en vue de permettre la signature, le 30 décembre, d'un accord pour sortir la République démocratique du Congo (RDC) de la crise provoquée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila. Ce dernier ayant accepté le principe de son départ de la présidence de la République, après la transition, les négociations ont dû être suspendues, les évêques se rendant dans leurs diocèses respectifs pour célébrer avec les fidèles, la fête de la nativité.

Après avoir vu qu'il ne pouvait pas, lui tout seul, faire face au peuple congolais (avec sa cohorte de morts à cause de sa mal-démocratie), au Saint-Père François avec qui il entretient de très bonnes relations, et à la communauté internationale, qui lui demande de respecter la constitution, Joseph Kabila, en homme intelligent, a refusé de prendre le risque d'un Pierre Nkurunziza au Burundi, et se retrouver prisonnier dans Kinshasa, après avoir obtenu un troisième mandat. Il a, donc, clairement, fait savoir aux évêques qu'il quitterait le pouvoir, fin 2017, au lendemain d'une présidentielle à laquelle il ne sera pas candidat.

Après avoir effectué ses deux mandats de cinq ans, Joseph Kabila a, catégoriquement, refusé, sans aucune raison valable, et ce malgré la pression du peuple rdcongolais et de la communauté internationale, de quitter le pouvoir. Il s'y accroche en marchant sur des cadavres. C'est ce qui vient de se passer. Pour la seule journée du 20 décembre, il y en a eu plusieurs dizaines. Et ce n'est qu'un début.

Après leur rencontre avec le Saint-Père, François, à Rome, lundi, 19 décembre, le président et le vice-président de la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo), sont rentrés, hier soir, à Kinshasa, gonflés à bloc. Ils ont repris les négociations, ce mercredi, matin, avec le pouvoir et l'opposition, et n'ont pas hésité à lancer un véritable ultimatum pour qu'un accord soit trouvé, absolument, « avant Noël ».

La situation politique est en train de se durcir en République démocratique du Congo (RDC). L'opposant historique, Etienne Tshisekedi, appelle ses concitoyens "à ne plus reconnaître" Joseph Kabila comme président, dans une vidéo mise en ligne, sur YouTube, dans la nuit de lundi à mardi, dernier jour du mandat du chef de l’Etat.

Le pays attend le retour de Rome du président et du vice-président de la Conférence épiscopale, partis, rencontrer le pape François. Ils ont été reçus, ce matin, par le Saint-Père, et seront de retour, demain soir, à Kinshasa. Mais, alors que l'opposition n'a donné aucun mot d'ordre à suivre, Kinshasa est une ville (quasi) morte, ce 19 décembre, jour où Joseph Kabila devrait, normalement, transmettre son pouvoir s'il avait voulu le faire.

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