RDCongo

L'archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, en a marre du « médiocre » Joseph Kabila qui a décidé de s'accrocher au pouvoir. Figure de la puissante église catholique très bien écoutée au Vatican, il ressort la carte du défi frontal au pouvoir, en ce début d'année 2018 cruciale pour la République démocratique du Congo (RDC), un an après l'échec (par le fait du pouvoir) de la médiation de l'épiscopat dans la crise liée au maintien du président, Joseph Kabila, à la tête de l'Etat.

Après avoir été bernés, comme des enfants, depuis de très longues années par le président, Joseph Kabila, les évêques de la République démocratique du Congo (RDC), se rebiffent enfin. Ils n'hésitent plus à défier Kabila, frontalement, comme s'ils avaient adapté leurs méthodes de contestation à la répression du pouvoir. C'est ainsi que l'influent archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo Pasinya, n'a pas hésité à qualifier, mardi, 2 janvier, de "barbarie", la répression par les forces de sécurité de "la marche pacifique et non violente" des catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, effectuée le 31 décembre. Une nouvelle page politique de violences est-elle en train de s'ouvrir afin de hâter le départ de Joseph Kabila du pouvoir ?

Huit personnes ont trouvé la mort, dimanche, 31 décembre, en République démocratique du Congo (RDC), et une centaine d’autres ont été arrêtées, en marge de manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du président, Joseph Kabila, muet sur son avenir politique dans ses voeux aux Congolais.

Après la visite, à Kinshasa, de l'ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations-Unies, Nikki Haley, qui a demandé à Joseph Kabila d'organiser, en 2018, l'élection présidentielle, à laquelle il n'est, en principe, pas candidat car ayant, déjà, effectué ses deux mandats, c'est l'influent épiscopat congolais, qui a exhorté, lundi, 27 novembre, le président, Joseph Kabila, à prendre l'engagement public de ne pas se représenter à la présidentielle du 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo (RDC), pour permettre la tenue d'élections dans un climat apaisé. Joseph Kabila, qui aurait dû quitter le pouvoir, en décembre 2016, était encouragé par certains de ses pairs de la sous-région, de le conserver en contournant le cadre constitutionnel. Mais, depuis le départ du pouvoir des présidents angolais, José Eduardo dos Santos, en août, et de Robert Mugabe, la semaine dernière, la donne est en train de, profondément, changer dans la sous-région, ces deux chefs d'Etat ayant été les principaux soutiens du pouvoir de son défunt père, Laurent-Désiré Kabila, et du sien.

L'ambassadrice américaine aux Nations-Unies, Nikki Haley, en visite en République démocratique du Congo (RDC), a appelé, vendredi, 27 octobre, à Kinshasa, à l'organisation des élections en 2018, alors que la Commission électorale table sur 2019 dans un pays en crise. Au regard du caractère retors de Joseph Kabila qui a, par le passé, fait plier Samantha Power et l'administration Obama, on se demande ce que la belle ambassadrice de Donald Trump (Nikki Halei) est partie faire dans cette galère ?

Les autorités congolaises ont lancé, samedi, 14 octobre, à Kinshasa, une réunion d'évaluation du processus électoral, alors que la Commission électorale vient de laisser entendre qu'il n'y aurait pas de scrutin avant 2019 pour remplacer le président, Joseph Kabila, bien calé sur son fauteuil qu'il ne veut, aucunement, abandonner, malgré la fin de son deuxième et dernier mandat, fin décembre 2016, et que la constitution ne l'autorise plus à briguer un troisième mandat. Pour rester en place, il manœuvre pour ne pas organiser une élection présidentielle en attendant l'occasion providentielle (de troubles) qui lui permettrait de transformer cette situation de fait en situation de droit. Mais, il est observé par l'opposition, l'épiscopat, la société civile et la communauté internationale, comme du lait sur le feu.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) dit : « J'y suis j'y reste ». Alors qu'il aurait dû quitter le pouvoir, au plus tard, fin décembre 2016, Joseph Kabila est, toujours, en place et ne semble pas vouloir bouger de ce siège, confirmant les informations d'afriqueeducation.com depuis l'année dernière, de sa décision de rester président de la République grâce à des manœuvres non démocratiques. Mercredi, 11 octobre, la Commission électorale dont la direction est très proche de lui, a annoncé la tenue de l'élection présidentielle, au début de l'année 2019, laissant l'opposition, la société civile, l'épiscopat et la communauté internationale, pratiquement, sans voix.

Expert en jongleries démocratiques, le président rdcongolais, Joseph Kabila, n'a pas envie de convoquer le corps électoral pour la présidentielle. Afrique Education (version papier) l'avait écrit l'année dernière alors que tout le monde s'attendait à une élection présidentielle avant fin décembre 2016. Soutenu par certains caciques de la sous-région comme le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, mais aussi, en observant que les chefs d'Etat comme le Burundais, Pierre Nkurunziza, peuvent rester en place malgré une très grande animosité de la communauté internationale, Joseph Kabila a, déjà, pris sa décision, à savoir, « j'y suis j'y reste ». Cela dit, l'ONU le presse, fortement, d'organiser la présidentielle et de quitter le pouvoir.

De prime abord, on peut penser que la maison de Dieu est ouverte pour tout le monde, même pour des tueurs irrécupérables. Mais, tuer, volontairement, son prochain pour courir se réfugier dans la maison de Dieu est-il acceptable ? Au lieu de cacher le criminel, le prêtre (ou le pasteur) n'est-il pas invité à appeler, plutôt, la police pour venir le cueillir ? Telle serait la bonne interprétation de l'évangile. Joseph Kabila, le président rdcongolais, après avoir fermé la porte à une élection présidentielle, avant fin décembre 2016, qui aurait pu le mettre dans une retraite bien méritée, cherche à se réfugier derrière le pape et occulter ses forfaits à l'endroit de tout un peuple qui aspire à une alternance prévue par la constitution. Le Saint-Père ne l'a que trop bien compris en refusant de se rendre en visite à Kinshasa, ce qui aurait pu conforter Kabila dans les misères qu'il fait subir aux chrétiens congolais.

La famille du premier premier ministre rdcongolais, Patrice Emery Lumumba, icône de l'indépendance du pays, a dénoncé, vendredi, 25 août, le braquage par des militaires, du domicile familial situé dans un quartier huppé de Kinshasa.

Un accord sur le rapatriement à haut risque du corps de l'opposant congolais, Etienne Tshisekedi, décédé, à Bruxelles, le 1er février, vient d'être trouvé entre le pouvoir, sa famille et son parti. Est-ce le début de la fin de ce feuilleton ? Si tout va bien, le doyen sera enterré début septembre à N'Sele, à 80 kilomètres de Kin la Belle. Un futur lieu de pèlerinage pour les militants de l'UDPS et de l'opposition.

La République démocratique du Congo (RDC) a connu une éruption de violences, lundi, 7 août, avec douze morts par balle, à Kinshasa (certaines sources font état de plusieurs dizaines de morts), selon la police, qui accuse une secte politico-religieuse opposée au président, Joseph Kabila, à la veille du lancement d'une série de mobilisations de l'opposition contre le chef de l'Etat. Joseph Kabila avait refusé de quitter son poste au terme de son mandat, fin décembre 2016, et s'y maintient, toujours, grâce à la seule force militaire. Joseph Kabila est, cependant, assis sur un volcan (politique) susceptible d'entrer en ébullition à tout moment. Les prochains jours s'annoncent, d'ailleurs, tumultueux sur le plan des manifestations de l'opposition et de la société civile.

Est-ce de la rigolade ? L'opposition, qui étale, au vu et au su de tous, sa stratégie pour faire partir Joseph Kabila du pouvoir. Devrait-on en rire ? Soyons sérieux un instant en empruntant le langage de Wole Soyinka ou plutôt en le paraphrasant : Un tigre proclame-t-il sa tigritude ? Il attrape sa proie et la dévore le tout simplement du monde. Mais, comme il n'en est pas ainsi au Congo démocratique, pour les besoins d'information et de simple analyse (purement intellectuelle) qui n'a rien à voir avec le réalisme qui fait défaut aux politiques RDCongolais de l'opposition, nous vous livrons in extenso ce fameux plan de l'opposition rdcongolaise concocté pour chasser le petit dictateur du pouvoir.

L'épiscopat catholique congolais a dit, lundi, 27 février, redouter que la multiplication des foyers de tension ne soit un plan pour empêcher la tenue des élections en République démocratique du Congo (RDC). Du coup, ça craint...

Le pape François a appelé, dimanche, 19 février, les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) à, rapidement, stabiliser la situation politique dans leur pays, en condamnant, particulièrement, l'usage d'enfants soldats.

C'est comme au Congo-Brazzaville. On devient ami avec son opposant quand il est déjà mort. On devient humble devant sa famille biologique et politique, on finance les obsèques, on devient attendrissant, bref, on change de visage. Juste parce qu'il ne sera plus là pour déranger. A Kinshasa, Joseph Kabila a copié cette formule magique. Il a annoncé que l'Etat devrait prendre en charge l'organisation des obsèques d'Etienne Tshisekedi. Sauf que s'il était vivant, Tshisekedi aurait renvoyé le jeune président paître.

Etats de droit vraiment ? Beaucoup de pays africains s'affichent comme tels. Il s'agit de la partie visible de l'iceberg. Car, la réalité est dans la partie immergée : la dictature sinon la démocratie « façon façon ». Pour la première fois, le parlement européen a décidé de mettre les pieds dans le plat. A Strasbourg, les députés européens viennent de prendre une résolution pour dénoncer l'organisation de la présidentielle au Gabon, en août 2016, et le refus du pouvoir rdcongolais de respecter la loi fondamentale en organisant les élections dans les délais constitutionnels. C'est une première dans l'histoire franco-africaine de cette institution, même si cette initiative n'a que valeur symbolique. Pas de quoi fouetter la panthère et le léopard, qui ne vont rien s'interdire dans leur forêt équatoriale où ils sont les rois incontestés.

Parti, il y a quelques jours, à Bruxelles, faire des « examens de routine », l'opposant historique, Etienne Tshisekedi est décédé, cet après-midi, de suite d'une embolie pulmonaire.

Selon Azarias Ruberwa et Moïse Nyarugabo, deux Banyamulenge bon teint qui soutiennent, mordicus, Joseph Kabila, ce dernier ne quittera pas le pouvoir, comme il l'a laissé entendre, à la fin de 2017. Kabila aurait donc menti aux évêques de la CENCO.

Les hôpitaux de la ville de Kinshasa n'étant pas en mesure de lui prodiguer des soins médicaux conséquents, le doyen, Etienne Tshisekedi, s'est envolé, ce matin, pour Bruxelles où il va être, médicalement, suivi, pendant quelque temps.