RDCongo

Qu'est-ce qui se passe à Béni ? Vingt-deux civils, au moins, ont été massacrés, à l'arme blanche, pendant le week-end de Noël, dans cette région de l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette zone est, déjà, meurtrie, depuis plus de deux ans, par une vague de violences aveugles dont les ressorts sont difficiles à comprendre.

L'église catholique a annoncé, ce samedi, 24 décembre, qu'elle continuait sa médiation en vue de permettre la signature, le 30 décembre, d'un accord pour sortir la République démocratique du Congo (RDC) de la crise provoquée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila. Ce dernier ayant accepté le principe de son départ de la présidence de la République, après la transition, les négociations ont dû être suspendues, les évêques se rendant dans leurs diocèses respectifs pour célébrer avec les fidèles, la fête de la nativité.

Après avoir vu qu'il ne pouvait pas, lui tout seul, faire face au peuple congolais (avec sa cohorte de morts à cause de sa mal-démocratie), au Saint-Père François avec qui il entretient de très bonnes relations, et à la communauté internationale, qui lui demande de respecter la constitution, Joseph Kabila, en homme intelligent, a refusé de prendre le risque d'un Pierre Nkurunziza au Burundi, et se retrouver prisonnier dans Kinshasa, après avoir obtenu un troisième mandat. Il a, donc, clairement, fait savoir aux évêques qu'il quitterait le pouvoir, fin 2017, au lendemain d'une présidentielle à laquelle il ne sera pas candidat.

Après avoir effectué ses deux mandats de cinq ans, Joseph Kabila a, catégoriquement, refusé, sans aucune raison valable, et ce malgré la pression du peuple rdcongolais et de la communauté internationale, de quitter le pouvoir. Il s'y accroche en marchant sur des cadavres. C'est ce qui vient de se passer. Pour la seule journée du 20 décembre, il y en a eu plusieurs dizaines. Et ce n'est qu'un début.

Après leur rencontre avec le Saint-Père, François, à Rome, lundi, 19 décembre, le président et le vice-président de la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo), sont rentrés, hier soir, à Kinshasa, gonflés à bloc. Ils ont repris les négociations, ce mercredi, matin, avec le pouvoir et l'opposition, et n'ont pas hésité à lancer un véritable ultimatum pour qu'un accord soit trouvé, absolument, « avant Noël ».

La situation politique est en train de se durcir en République démocratique du Congo (RDC). L'opposant historique, Etienne Tshisekedi, appelle ses concitoyens "à ne plus reconnaître" Joseph Kabila comme président, dans une vidéo mise en ligne, sur YouTube, dans la nuit de lundi à mardi, dernier jour du mandat du chef de l’Etat.

Le pays attend le retour de Rome du président et du vice-président de la Conférence épiscopale, partis, rencontrer le pape François. Ils ont été reçus, ce matin, par le Saint-Père, et seront de retour, demain soir, à Kinshasa. Mais, alors que l'opposition n'a donné aucun mot d'ordre à suivre, Kinshasa est une ville (quasi) morte, ce 19 décembre, jour où Joseph Kabila devrait, normalement, transmettre son pouvoir s'il avait voulu le faire.

Les négociations entre pouvoir et opposition pour tenter de trouver une issue à la crise politique autour de la succession du président de la RDC (République démocratique du Congo), Joseph Kabila, ont été suspendues, samedi, 17 décembre, faute d'accord. Partis rencontrer le pape François, à Rome, une audience calée depuis longtemps, les évêques ne pourront les reprendre que mercredi, 21 décembre, après leur retour au pays.

Les discussions pour tenter de trouver une sortie de crise politique en République démocratique du Congo (RDC) avant la fin du mandat du président, Joseph Kabila, ont repris ce samedi, 17 décembre, mais, les négociateurs n'ont plus que quelques heures pour trouver un accord.

Le président rdcongolais, Joseph Kabila, et sa famille ont constitué un empire économique qui leur a rapporté "des centaines de millions de dollars", selon une enquête publiée, jeudi, 15 décembre, par l'agence américaine, Bloomberg, à cinq jours de la fin de son mandat.

Le procureur a requis huit ans de prison à l'encontre de l'ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, reconnu coupable par la Cour pénale internationale (CPI) de subornation de témoins afin d'obtenir son acquittement dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

La situation politique bloquée, depuis des semaines, en République démocratique du Congo (RDC), a semblé s'éclaircir, mercredi, 7 décembre, avec la perspective de négociations de la dernière chance en vue de trouver une solution pacifique à la crise, qui mine le pays.

Le président congolais, Joseph Kabila, a créé la surprise en nommant, jeudi, 17 novembre, Samy Badibanga, comme premier ministre, un député issu de l'opposition, mais, radié depuis plusieurs années de son parti, ce qui pourrait diviser, encore, un peu plus, l'opposition.

Comme annoncé, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, va nommer le premier ministre de transition, Augustin Matata ayant annoncé, ce lundi, 14 novembre, sa démission. Il va s'agir d'un chef de gouvernement issu de l'opposition en application d'un accord sur le report de la prochaine présidentielle en avril 2018. Comme quoi, Joseph Kabila a gagné sur toute la ligne. L'opposition n'a que ses yeux pour pleurer.

Une délégation du Conseil de sécurité des Nations-Unies en visite en République démocratique du Congo (RDC) a appelé, samedi, 12 novembre, à Kinshasa, à "une transition pacifique" vers une "élection apaisée" dans ce pays divisé sur le report de la prochaine présidentielle.

Pour lui, la programmation d'un deuxième glissement est inutile. L'ancien premier ministre de Joseph Kabila, d'octobre 2008 à mars 2012, veut, aussi, prendre date puisque les faits et gestes de tous les hommes politiques rdcongolais sont observés de très près par leurs compatriotes.

L'appel de l'opposition à une journée "villes mortes" pour exiger le départ du président, Joseph Kabila, en décembre, a bien été suivi, mercredi, 19 octobre, à Kinshasa.

Le "dialogue national" en République démocratique du Congo a accouché, lundi, 17 octobre, d'un accord reportant la présidentielle à avril 2018, résultat dénoncé, d'avance, par la majeure partie de l'opposition au président, Joseph Kabila, qui a boycotté ce forum.

C'est comme si on dénonçait un voleur qui se prépare à effectuer un cambriolage, en lui faisant comprendre que c'est interdit par la loi. En réaction à cela, le voleur se fâche et profère des menaces. Le gouvernement congolais a, en effet, accusé, mardi, 4 octobre, le chef de la diplomatie française, Jean Marc Ayrault, d'"encourager les extrémistes" dans ses déclarations demandant au président congolais, Joseph Kabila, de respecter la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC) et de ne pas se représenter à la présidentielle. C'est comme si Jean Marc Ayrault avait commis l'irréparable et devrait raser les murs. Une attitude qui trahit la volonté de Kabila de s'accrocher au pouvoir au terme de son deuxième et dernier mandat en décembre prochain.

C'est la preuve que ça risque de chauffer dans les prochains jours. Le département d'Etat demande à tous les ressortissants américains dont les familles du personnel diplomatique de quitter, immédiatement, la République démocratique du Congo (RDC).