Reconciliation.

Je vois quelques similitudes entre les retrouvailles du PDCI et du FPI, le 14 septembre 2019, et celles de la parabole de l’enfant prodigue lue le lendemain dans toutes les églises catholiques. D’abord, l’éloignement. De même que le plus jeune fils était parti loin du père, ainsi, le PDCI et le FPI s’étaient-ils éloignés de l’héritage laissé par Houphouët. Cet héritage, qui avait permis au pays de vivre dans une relative paix et de construire, pendant 3 décennies, des routes, écoles et hôpitaux que certains pays africains nous enviaient, c’est le dialogue, la non-violence, l’ambition de doter le pays d’infrastructures de qualité.

Devant l'échec patent de la réconciliation (version Ouattara) en Côte d'Ivoire, avec l'implosion du RHDP qui a entraîné le départ de deux de ses ténors, à savoir, Henri Konan Bédié et Guillaume Soro, le vice-président de la République, Daniel Kablan Duncan, crée un mouvement pour rapprocher les points de vue. Ayant l'oreille de l'un et de l'autre, il tente la réconciliation entre les deux hommes à travers le Mouvement "Attoun".

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, fait, désormais, une course contre la montre. A près de quatre ans de son deuxième et dernier mandat, il est convaincu d'avoir raté sa politique de réconciliation nationale. Pire : il risque de laisser la Côte d'Ivoire dans d'énormes tensions socio-politiques. Au sein même de sa propre famille politique, le RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix), chacun regarde de son côté, après son implosion du fait du président Ouattara à vouloir tout donner à son (seul) parti, le RDR. En effet, l'UDPCI et le MFA qui étaient deux principales composantes du RHDP ont fini par claquer la porte et perdu illico presto leurs postes de ministres dans le gouvernement. Avec le cacao qui s'empile dans le port de San Pedro et l'endettement qui repart à la hausse, la fin de mandat d'Alassane Ouattara risque tout simplement d'être apocalyptique.

Les évêques catholiques de Côte d’Ivoire ont fait une déclaration après leur 105e Assemblée plénière tenue, à Katiola, du 16 au 22 janvier 2017. Qu’ils soient remerciés d’avoir rappelé que “certains de nos compatriotes [environ 300 pro-Gbagbo] sont, encore, injustement, détenus en prison” et que, sans l’élargissement de ces prisonniers politiques, la paix et la réconciliation dans notre pays ne seront que comédie et escroquerie morale.

Le président sud-soudanais Salva Kiir a réinstallé comme vice-président, son ennemi juré, Riek Machar, chef de la rébellion, qui avait, déjà, occupé ce poste, entre 2005 et 2013, une avancée symbolique dans la mise en oeuvre de l'accord de paix signé en août dernier.