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Report de la présidentielle

L'Algérie ne sera pas la Libye. Les ennemis de l'Algérie ne profiteront pas du chaos qui commençait à s'installer pour déstabiliser, progressivement, le pays et provoquer la chute du régime comme en Tunisie et en Egypte pendant le printemps arabe. Sentant que le pouvoir avait, de plus en plus, du mal à contrôler les manifestants, une situation qui s'aggravait à mesure qu'on se rapprochait de la présidentielle du 18 avril, Abdelaziz Bouteflika a tout, simplement, préféré reculer. Avec sagesse. En annonçant qu'il ne se représenterait plus pour un cinquième mandat. Quant au report de la présidentielle, il est somme toute logique. Pas de précipitation.On attend un nouveau gouvernement qui va préparer tout ce processus.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a appelé, lundi, 18 février, l'armée a être "sans pitié" envers ceux qui voudraient tricher lors du scrutin de samedi, 23 février, reporté in extremis d'une semaine, indiquant qu'ils le "feraient au péril de leur vie". En fait, la Commission électorale indépendante (INEC) aurait pris la très difficile décision de décaler d'une semaine l'élection pour contrarier les plans de fraudes massives du candidat Atiku Abubakar. Selon certaines sources, il aurait fait fabriquer des bulletins de vote (parallèles) en Chine et mis en place, au Nigeria, une organisation frauduleuse qui allait lui permettre de gagner l'élection haut la main. Muhammadu Buhari n'aurait vu que du feu ! Mais, cette vaste supercherie a été découverte, certes, au dernier moment, d'où la décision de tout arrêter à 5 heures de l'ouverture de certains bureaux de vote. Le coût de la réimpression des bulletins de vote de plus de 80 millions d'électeurs (qui se fait cette fois au Nigeria et non plus en Chine) va être très lourd pour le budget de l'Etat. Cela dit, l'optimisme (électoral) semble changer de camp : les partisans d'Atiku Abubakar ne cachent plus leur peur de perdre l'élection qui leur tendait les bras, le président sortant, Muhammadu Buhari, contre qui toute cette fraude se tramait, ayant, radicalement, changé de ton et de méthode. Toutefois, à cause sans doute de la délicatesse du sujet, Buhari et son camp n'accusent pas, nommément, Abubakar car l'arroseur peut être arrosé. On attend que l'élection passe pour régler, après, les comptes.

Les autorités congolaises ont lancé, samedi, 14 octobre, à Kinshasa, une réunion d'évaluation du processus électoral, alors que la Commission électorale vient de laisser entendre qu'il n'y aurait pas de scrutin avant 2019 pour remplacer le président, Joseph Kabila, bien calé sur son fauteuil qu'il ne veut, aucunement, abandonner, malgré la fin de son deuxième et dernier mandat, fin décembre 2016, et que la constitution ne l'autorise plus à briguer un troisième mandat. Pour rester en place, il manœuvre pour ne pas organiser une élection présidentielle en attendant l'occasion providentielle (de troubles) qui lui permettrait de transformer cette situation de fait en situation de droit. Mais, il est observé par l'opposition, l'épiscopat, la société civile et la communauté internationale, comme du lait sur le feu.