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« Nous condamnons cette sanction arbitraire et disproportionnée et demandons à l’organe de régulation des médias de lever cette suspension. La Hama (Haute autorité des médias et de l'audiovisuel) a pour rôle de veiller à la déontologie et à l’éthique et non de s’ériger en tribunal des opinions, déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF (Reporters sans Frontières). L’analyse politique fait partie du champ applicable de plein droit à l’exercice du journalisme. Si des personnes ou des Etats s’estiment mis en cause, il existe des recours légaux comme la possibilité de faire publier un droit de réponse” . Transmis au Palais rose (présidence de la République du Tchad) où cette fâcheuse décision de suspendre l'hebdomadaire indocile, Al-Chahed, a été prise, par le dictateur, Idriss Déby Itno, himself.

Contre toute attente, le président ougandais, l'ancien guérillero Yoweri Museveni, vient d'imposer une taxe exceptionnelle sur les réseaux sociaux en Ouganda, que Reporters sans frontières considère comme “une nouvelle barrière pour affaiblir la presse”. Et si c'était une façon de lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux où on trouve tout et son contraire, sans sanction ? Le débat est lancé.

RSF et ses partenaires dévoilent la "Journalism Trust Initiative (JTI)", un dispositif d’autorégulation des médias visant à lutter contre la désinformation en ligne. La Journalism Trust Initiative (JTI) a été lancée par Reporters sans frontières (RSF) et ses partenaires, l'Agence France-Presse (AFP), l'Union européenne de radio-télévision (UER) et le Global Editors Network (GEN).

Pardon à Ghys Fortuné Bemba. De l'avoir vraiment oublié alors que le caractère tranchant de ses écrits manque au paysage politique congolais. Cela fait huit mois qu'il est embastillé dans les geôles du dictateur, Sassou-Nguesso, (qui se dit « homme de paix » « homme de dialogue », « homme de tolérance ») alors qu'il est, en réalité, le plus grand bourreau de son peuple que l'Afrique n'ait jamais connu. Un tortionnaire primaire. Un buveur de sang humain. Un intolérant de bas étage. Un potentat d'un autre âge. Voilà comment on peut qualifier Denis Sassou-Nguesso, qui n'affectionne que ce qu'il domine totalement. On ne peut pas faire équipe avec lui s'il n'a pas droit de vie et de mort sur vous. Comme il n'avait aucune emprise sur notre confrère, Ghys Fortuné Bemba, il l'a envoyé paître en prison. Pour réfléchir à son sort. Honte à lui !

Reporters sans frontières (RSF) appelle le petit despote de Bujumbura (Pierre Nkurunziza) à mettre tout en oeuvre pour retrouver le journaliste, Jean Bigirimana, disparu depuis trois semaines. Le collaborateur d'Iwacu et d'Infos Grands Lacs, a été vu, pour la dernière fois, à Muramvya, aux mains d'agents du Service de renseignements (SNR), la police politique du régime. L'organisation demande des preuves de vie du journaliste et l'ouverture d'une enquête officielle pour déterminer où il se trouve. Pour le moment, le petit despote se tait.

Reporters sans frontières (RSF) dénombre, au moins, 67 journalistes tués dans l'exercice ou en raison de leurs fonctions et déplore le manque d'implication de certains Etats dans la protection des journalistes et demande une "réaction à la hauteur de l'urgence".

Sous Mahamadou Issoufou, le Niger connaît un véritable bond en arrière en matière des libertés et des droits de l'homme. Le président du Niger fonctionne avec un logiciel usé du parti unique, alors que les temps ont beaucoup changé.

Depuis maintenant plusieurs semaines, l'exécutif burundais resserre la vis sur les médias et les journalistes. Sans exagérer, on peut se demander si le président, Pierre Nkurunziza, est, encore, en pleine possession de tous ses moyens ?