Séléka

Actuellement, le doyen des chefs d'Etat africains, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a plusieurs cartes en main. Il sait qui est qui parmi ses proches voisins chefs d'Etat de l'Afrique centrale, et qui lui voulait du mal. Au Tchad et en Centrafrique, notamment, les oppositions s'interrogent de savoir quel est le degré d'implication des pouvoirs en place dans cette opération qui a foiré grâce à la vigilance des autorités de Malabo. Militaire de profession, le président équato-guinéen n'est pas général d'armée pour rien, et surtout, ses 38 ans au pouvoir lui ont donné beaucoup d'expérience. A Bangui, on continue de démentir toute participation à ce putsch manqué : le président et le premier ministre l'ont, déjà, fait, sans trop convaincre Malabo. Ils se sont mis dans une situation intenable, et font l'objet de gros soupçons. Quant à l'ex-coalition Séléka, elle est, aussi, indexée par le doyen en personne. Elle nie, aussi, sans convaincre, malgré ses connexions connues au Tchad. Pendant ce temps, les enquêtes se poursuivent, activement, aussi bien, en Guinée équatoriale qu'au SED, à Yaoundé.

Au moins, 20 combattants ont été tués dans des affrontements qui ont éclaté, samedi, dans une localité minière du centre du Centrafrique entre deux factions rivales de l'ex-rébellion séléka, selon des témoins qui fuyaient les combats.

Le Centrafrique poursuit, toujours, sa marche folle vers la mort. Malgré les efforts des autorités pour le sortir de son trou actuel, le pays continue d'être tiré vers le bas par certains groupes armés. Rien que ces derniers jours, 16 morts et des dizaines de blessés, à l'intérieur du pays. Morts gratuitement.

C'est une position qui va isoler encore plus, le général, Noureddine Adam, qui souhaite créer la République du Logone. Une des composantes de son mouvement refuse toute partition du pays. Voici du reste la position de son coordonnateur.

C'est un grand bol d'air frais qui va oxygéner les bronches des chrétiens centrafricains, et même, de l'Afrique centrale. Les Séléka souhaitent la bienvenue à l'évêque de Rome. Le fait n'étant pas anodin, nous vous proposons le texte de Moustapha Saboun, leur cordonnateur. Le Pape François à Bangui ? Même pas peur !