Sénégal

De nombreuses voix ont rendu hommage, samedi, 22 septembre, à Bruno Diatta, chef du protocole de la présidence de la République ayant servi pendant ...41 ans sous les quatre présidents qu'a connu le pays. Bruno Diatta s'est éteint vendredi, après une vie très bien remplie.

Après l’esclavage, la colonisation et le néocolonialisme, les puissances étrangères continuent à être les bienvenues en Afrique pour piller les ressources avec la complicité de nos gouvernants, mais, paradoxalement, les Africains qui sont chez eux font l’objet de traitements inhumains : assassinats, détentions en prison parfois injustes, déportations, etc… le cas des milliers de Sénégalais en Allemagne en est une illustration éloquente.

Malgré son emprisonnement pour détournement de fonds publics, depuis mars 2017, le maire de Dakar, Khalifa Sall, continuait de jouir de ses prérogatives de maire, même étant en prison. Il signait des actes, procédait à des nominations et exerçait toutes ses fonctions de maire à la seule différence qu'il le faisait derrière les barreaux. Depuis, vendredi, 31 août, il ne pourra plus le faire.

Les présidents sénégalais et chinois ont inauguré, dimanche, 22 juillet, à Dakar, une arène de lutte, sport très populaire dans le pays, financée par la Chine, au deuxième et dernier jour de la visite au Sénégal du dirigeant chinois, Xi Jinping, en tournée africaine. Pour matérialiser ce projet, le chef de l'Etat chinois a, symboliquement, remis, ce dimanche matin, à son homologue sénégalais, Macky Sall, les clefs de l'arène nationale de lutte de Pikine (banlieue de Dakar), lors d'une cérémonie marquée par une chorégraphie de lutteurs.

L'ancien président du Sénégal, Abdoulaye Wade, est dans tous ses états, depuis que la direction générale des élections (qui dépend du ministère de l'Intérieur) a refusé l'inscription du nom du candidat du PDS à la présidentielle, Karim Wade (fils d'Abdoulaye Wade), sur les listes électorales, ce qui est synonyme de rejet pur et simple de sa candidature, au regard de la législation en vigueur. Au PDS, on soupçonne un coup fourré du président, Macky Sall, qui redoutait un affrontement électoral avec le fils de l'ancien président. Mais, on ne l'entend pas de cette oreille. Les avocats proches d'Abdoulaye Wade, sous la direction de son ancien chef de la diplomatie, Me Madické Niang, organisent la riposte qui va être à la fois judiciaire et politique. La présidentielle sénégalaise prévue en février 2019, risque de commencer plusieurs mois avant l'heure.

La coupe du monde est terminée pour le Maroc, le Nigeria, l'Egypte et la Tunisie. Le Sénégal (qui a naïvement raté sa qualif contre le Japon) attend de jouer un match très difficile contre la Colombie qui décidera de son sort. Mais, déjà, des enseignements peuvent être, valablement, tirés.

Vive le Sénégal. Vainqueur de la Pologne par 2 buts à 1, le Sénégal se retrouve en bonne position pour accéder au second tour. Une belle victoire pour le Sénégal, qui est l'unique pays africain à avoir remporté une victoire en Russie pour le moment.

Le terrorisme mène (peut-être) chez Allah le Très Miséricordieux comme le professent les djihadistes pour convaincre les âmes faciles. Mais, il mène, surtout, droit en prison. Et pour longtemps. C'est le cas au Sénégal, pays composé de 95% de musulmans. En effet, le procureur de la République du Sénégal, Aly Ciré Ndiaye, a requis, lundi, 14 mai, une peine de 30 ans de travaux forcés (pas moins) à l'encontre de l'imam, Alioune Ndao, lors du procès contre une trentaine de Sénégalais accusés de terrorisme. Ils pactisaient, étroitement, avec la nébuleuse Boko Haram et AQMI.

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a été condamné, vendredi, 30 mars, à cinq ans de prison pour escroquerie portant sur des fonds publics et faux, une décision qui l'écarte de la course à la présidentielle sénégalaise de février 2019. Désormais, le président à sa propre succession, Macky Sall, aura comme unique préoccupation, son autre rival et ancien camarade du parti PDS, Karim Wade.

Visiblement, les deux Sall se détestent cordialement. Ils avaient, pourtant, tout pour s'entendre. Déjà, ils portent le même nom, Sall, comme deux frères d'une même famille. Et puis, ils appartiennent à la même majorité présidentielle. Malheureusement, l'ancien maire de Dakar a eu le tort de voir plus loin que le bout de son nez. Macky voulait qu'il « mange », mais, en restant à la mairie de Dakar. Khalifa, lui, ambitionnait de muter de la mairie vers l'avenue Roume, qui abrite le célèbre palais présidentiel tant convoité. Dès lors, l'entente n'était plus possible. C'est un combat qui ne va pas s'arrêter avec le très défavorable verdict du tribunal à venir. Ce combat est avant tout politique. Mieux, il est d'honneur tout simplement.

Le feuilleton Diack qui rassemble le papa, ancien patron du Comité olympique mondial, Lamine Diack, et son fils, ancien conseiller du président dudit Comité, Papa Massata Diack, vient d'éclabousser l'ancien président du Comité olympique brésilien, Carlos Artur Nuzman. Ce dernier est accusé d'avoir participé à l'achat de voix ayant permis à la ville de Rio de Janeiro de décrocher les JO-2016. L'athlétisme de haut niveau n'est-il qu'une affaire de corruption et d'affairisme sans nom où les performances des athlètes ne sont que l'arbre qui cache la forêt ?

« Au revoir papa, au revoir l'ambassadeur du développement de l'Afrique, repose en paix ». Dans une atmosphère empreinte de forte émotion, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Adesina Akinwumi, a ouvert la cérémonie d'hommage organisée en mémoire de feu Babacar Ndiaye, ancien président de la BAD, jeudi, 21 septembre 2017, au siège de l'organisation à Abidjan.

L'annonce de ce parrainage conjoint a été faite, mercredi, 20 septembre, par le président sénégalais, Macky Sall, et le président français, Emmanuel Macron, lors d'une réunion de haut niveau sur le financement de l'éducation organisée, en marge de la 72e Assemblée Générale des Nations-Unies, à New York. La conférence aura lieu, à Dakar, au premier trimestre de l'année 2018.

Mission terminée. Pour le moment. Venu prendre l'Assemblée nationale, à la demande de ses amis du PDS (Parti démocratique sénégalais), l'ancien président, Me Abdoulaye Wade, a crié à la fraude électorale qui ne lui a permis d'avoir que 20 députés, chiffre, néanmoins, suffisant pour constituer un groupe à l'Assemblée nationale. C'est le deuxième groupe le plus important, après celui de la majorité présidentielle. A quelques jours de la rentrée parlementaire, il a écrit au secrétaire général de l'Assemblée nationale pour lui faire part de sa décision de ne pas siéger comme député. A 91 ans, Gorgui Wade prépare, déjà, la mère des batailles : l'élection présidentielle de 2019 à laquelle il veut faire mordre la poussière à Macky Sall.

Le président du Sénégal, Macky Sall, est-il plus royaliste que le roi de France ? On a pu voir, en plein direct, sur la télévision française, lors d'une émission de grande écoute, il y a quelques années, le chanteur (provocateur), Serge Gainsbourg, brûler, devant tout le monde, un billet de 500 FF parce qu'il payait beaucoup d'impôts, et sortir, tranquillement, de la salle pour rentrer chez lui. Jamais interpellé, plus tard, jamais, dérangé par qui que ce fut après cet acte qui, par ailleurs, avait été largement, commenté par la presse. Mais, samedi, 19 août, à Dakar, pour 5.000 F CFA (50 FF), le panafricaniste sénégalais, Kemi Seba, est, aujourd'hui, en prison, sur ordre du président, Macky Sall, grand défenseur du F CFA (avec l'Ivoirien Alassane Ouattara). Abdoulaye Wade qui a fait de lui un homme du pouvoir doit, vraiment, regretter son choix d'avoir, involontairement, contribué à la recolonisation du Sénégal et de l'Afrique, en promouvant Macky Sall, catalogué, aujourd'hui, comme l'homme de la France en Afrique de l'Ouest (avec Alassane Ouattara). On eût souhaité qu'ils fussent hommes de l'Afrique et non hommes de la France.

Le fils contre le maître : Macky Sall contre Abdoulaye Wade. L'heure de la revanche a-t-elle sonné ? Alors qu'il se reposait, tranquillement, à Versailles, en région parisienne, depuis plus de deux ans, l'ancien président, Abdoulaye Wade, a, subitement, interrompu sa retraite méritée, pour une nouvelle bataille des législatives qu'il entend mener pour arracher la majorité à benno bokk yakaar (majorité présidentielle actuelle) à l'Assemblée nationale, ce qui permettrait à l'opposition actuelle de changer le cours des choses au Sénégal. Abdoulaye Wade pourrait, aussi, faire revenir, en homme libre, son fils, Karim Wade, de Doha, au Qatar, pour participer à l'élection présidentielle de 2019 dont il est le candidat du PDS (Parti démocratique sénégalais). Les enjeux sont, donc, multiples et variés.

Après avoir repoussé, à plusieurs reprises, son retour au Sénégal, Me Abdoulaye Wade, ancien président de la République, faiseur politique de l'actuel chef de l'Etat, Macky Sall, est arrivé, lundi, 10 juillet, vers 18 heures, à Dakar, à bord d'un avion spécial, pour conduire la liste du PDS aux élections législatives du 30 juillet, grâce auxquelles il compte faire obtenir la majorité à la coalition de l'opposition, nécessaire pour chasser le président, Macky Sall, du pouvoir. Sa volonté d'en découdre ne trompe personne : sitôt devant ses militants, hier, même à l'aéroport, il a, immédiatement, invité Macky Sall à fuir le pays pour se réfugier à l'étranger, l'invitant même à emprunter son avion. Le ton est donné.

A peine arrivé à l'Elysée, le 14 mai, le nouveau chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, a fait un saut de quelques heures, vendredi, 19 mai, au Mali, pour saluer les forces françaises du dispositif Barkhane, qui combattent les djihadistes dans le Sahel, que finance le Qatar, « l'ami de la France ». Le Mali était le deuxième pays visité après l'entrevue du 15 mai entre la chancelière, Angela Merkel et Emmanuel Macron. Demain 11 juin et après demain, le chef de l'Etat français recevra, successivement, l'Ivoirien, Alassane Ouattara, et le Sénégalais, Macky Sall, avant de s'envoler les 14 et 15 juin chez le roi Mohammed VI du Maroc. Une visite, à Alger, chez le doyen Abdelaziz Bouteflika, devrait avoir lieu « dans quelques semaines », avant le Sommet du G5 (Mali, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie et Niger) sur le terrorisme auquel prendra part, le 2 juillet, à Bamako, Emmanuel Macron. Le sans faute du président français sur les questions africaines est pour le moins parfait jusqu'à présent.

L'ancien président sénégalais, Abdoulaye Wade, va, à 91 ans, diriger une liste d'opposition aux élections législatives du 30 juillet, pour lesquelles les opposants au chef de l'Etat, Macky Sall, ont échoué à s'unir. Cela veut dire que Gorgui est, réellement, dans la bataille en vue de l'éviction du pouvoir de son ancien fils spirituel, Macky Sall. Il entend, aussi, de cette manière, obtenir l'amnistie totale pour son fils, Karim Wade, qui avait été condamné à 6 ans de prison ferme et à payer 210 millions d'euros d'amende pour « enrichissement illicite ». A l'Assemblée nationale, Gorgui Wade devrait retrouver son ennemi intime : Moustapha Niasse, président de cette institution. Ambiance ambiance...

C'est quoi la « colonisation mentale » ? En lisant cette œuvre de Fatou Diome, Le Ventre de l'Atlantique, on comprend ce qui se passe dans la tête d'un petit Africain. L'idée qu'il se fait de la France. Des images à mille lieux de la réalité malheureusement.