sanctions

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a estimé, mardi, 22 janvier, que la levée des sanctions visant le Zimbabwe serait le meilleur moyen pour la communauté internationale d'apaiser la crise qui touche le pays. Sur ce plan, il est en droite ligne du soutien qu'apportaient au régime de Camarade Bob, le président, Jacob Zuma, et avant lui, le président, Thabo Mbeki. Il ne faut pas s'étonner : les dirigeants de l'Afrique du Sud, tous issus de l'ANC, apprécient tout l'appui que leur avait apporté le Zimbabwe devenu indépendant, pour contrer les racistes qui détenaient le pouvoir à Pretoria, avant la fin de l'apartheid. Membre de « La ligne de front » qui était constituée de pays de l'Afrique australe qui soutenaient la lutte de l'ANC, le Zimbabwe était un des pays les plus engagés dans ce combat et l'ancien premier ministre, Robert Mugabe, en prenait pas de gants pour dire les vérités qui dérangeaient à son homologue britannique, Margaret Thatcher. En difficultés depuis plusieurs années, déjà, le Zimbabwe a, toujours, bénéficié de la sollicitude et des concours divers de l'Afrique du Sud.

Face à des tueries qui continuent de plus belle à Bujumbura, l'Union européenne élève le ton. Le problème est que Nkurunziza s'en moque éperdument. Il se dit "illuminé".

Pour la première fois depuis son troisième mandat controversé, Pierre Nkurunziza accepte de faire un pas vers ses adversaires. Entre-temps, Washington a commencé à frapper au portefeuille. Ceci explique sans doute cela.