Soudan du Sud

L'Angola dont le président, Joao Lourenço, assiste, rarement, aux Sommets organisés dans d'autres pays, a invité, au moins, cinq chefs d'Etat, à Luanda, pour discuter d'un ordre du jour qui avait trait à la République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, entre autres. Sur les cinq chefs d'Etat attendus, au moins, seuls le Gabonais, Ali Bongo Ondimba et le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, ont effectué le déplacement de Luanda. Les principaux concernés, à savoir, le RDCongolais, Joseph Kabila, et le Soudanais du Sud, Salva Kiir, ont brillé par leur absence, tout comme, les deux parrains de la sous-région, l'Ougandais, Yoweri Museveni et le Rwandais, Paul Kagame, qui préside, actuellement, l'Union africaine (UA) dont le président, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, s'est fait représenter par son conseiller, le Mauritanien, Ould Lebatt. Non seulement, l'utilité de ce Sommet était à démontrer, mais, le président, Joseph Kabila, qui a accepté de quitter le pouvoir sans modifier la constitution, comme certains de ses voisins, a eu raison de ne pas venir se faire applaudir par les fossoyeurs de la démocratie africaine.

Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont signé, dimanche, 5 août, à Khartoum, au Soudan, un accord sur le partage du pouvoir. C'est un document qui vise à mettre fin à la guerre civile meurtrière, qui a ravagé le plus jeune pays du monde, et qui opposait le président de la République, Salva Kiir, à son vice-président devenu chef rebelle, Riek Machar. Après s'être rendu compte qu'il y aura, difficilement, un vainqueur à l'issue des combats, les deux frères ennemis se sont, sagement, assis, sous l'égide de Khartoum, pour signer la paix des braves. Ce qui les contraint à retravailler ensemble, au nom de l'intérieur supérieur du Soudan du Sud.

Pour mettre fin à ces cinq années de guerre, l'ex-guérillero, Yoweri Museveni, parrain régional de la jeune République du Soudan du Sud, au nom de la chrétienté assumée face à l'Etat islamique du Soudan, a effectué le déplacement de Khartoum, pour aider le maître des lieux, le général, Omar el Béchir, à réussir les pourparlers entre les deux frères ennemis. Au terme d'âpres négociations, le président sud-soudanais, Salva Kiir, et son rival, Riek Machar, "se sont mis d'accord sur certains points", au deuxième jour des pourparlers, ce qui sauve la face de tout un chacun.

Après son succès diplomatique, à Addis Abeba, où il a fait ré-admettre le Maroc, comme 55e membre de l'Union africaine (UA), le roi, Mohammed VI, effectue une visite, de deux jours, au Soudan du Sud, avant de rejoindre le Gabon.

Le vice-président sud-soudanais et chef des ex-rebelles, Riek Machar, a fait savoir, vendredi, 22 juillet, qu'il ne rentrerait pas dans l'immédiat à Juba et a désavoué, par avance, toute tentative du président, Salva Kiir, de se trouver un autre interlocuteur pour ramener la paix.

Le président sud-soudanais Salva Kiir a réinstallé comme vice-président, son ennemi juré, Riek Machar, chef de la rébellion, qui avait, déjà, occupé ce poste, entre 2005 et 2013, une avancée symbolique dans la mise en oeuvre de l'accord de paix signé en août dernier.

Un accord de principe sur le montant de la redevance que paie le Soudan du Sud au Soudan pour l'utilisation de ses oléoducs a été conclu par les ministres du Pétrole des deux pays, après plusieurs mois de mésentente cordiale. L'accord a été facilité par l'état actuel des cours.