Soudan du Sud

Le principal groupe d'opposition du Soudan du Sud, le Mouvement populaire de libération du Soudan en opposition (SPLM-IO) de l'ancien vice-président, Riek Machar, a rejeté, dimanche, 16 février, une offre de paix du gouvernement visant à faire revenir le pays au système fédéral de dix Etats pour tenter de restaurer l'espoir de mettre fin à six années de conflit.

Alors qu'il se montrait ferme, vendredi, le samedi, 15 février, le président, Salva Kiir, a annoncé avoir accepté une des principales revendications de l'opposition notamment le retour à un système fédéral, à 10 Etats, comme le lui demandait son ancien vice-président, Riek Machar.

On est, encore, loin de l'accord, les deux leaders n'arrivant toujours pas à s'entendre sur le principal point d'achoppement. Le président sud-soudanais, Salva Kiir, a rejeté, vendredi, 14 février, les pressions internationales pour parvenir à un compromis avec le chef rebelle, Riek Machar, à une semaine d'une date butoir pour la formation d'un gouvernement d'union. Désormais fixée au 22 février, cette échéance a, déjà, été reportée à deux reprises en 2019, mais, M. Kiir a réitéré son opposition à tout compromis sur le nombre d'Etats régionaux et leurs frontières, principale point de discorde des négociations.

Le président déchu, Omar el-Béchir, poursuivi depuis plus d'une décennie par la justice internationale sur des accusations de crimes contre l'humanité dans le cadre du conflit au Darfour, sera remis à la Cour pénale internationale (CPI), a affirmé, mardi, 11 février, Mohamed al-Taayichi, membre du Conseil souverain soudanais, dans un communiqué. A afriqueeducation.com, on n'a pas peur de nos opinions, surtout, pour dire que si ce transfert s'effectuait, comme c'est annoncé, ce serait la plus grosse connerie de l'actuel gouvernement de transition dont l'accession au pouvoir, en 2019, fut saluée par la grande majorité des peuples d'Afrique. Car au moment où l'Union africaine (UA) recommande la sortie des pays africains de la CPI, cette instance qui ne sait juger que les (seuls) criminels africains, au moment où cette CPI, avec les Affaires Gbagbo et Blé Goudé, montre, tous les jours, sa partialité et la mainmise dont elle fait l'objet de la part des puissances occidentales membres du Conseil de sécurité, en l'occurrence, les Etats-Unis (qui n'en sont même pas membres), la France et la Grande Bretagne, il y a lieu de s'interroger, sérieusement, sur le profil des gouvernants qui officient, aujourd'hui, à Khartoum, après l'éviction du général, Omar el-Béchir. Qui sont-ils réellement ? Pourquoi se font-ils, grossièrement, manipuler par Washington qui en avait gros le coeur contre Béchir ?

On a l'impression de revivre la querelle entre José Eduardo dos Santos et son éternel rival et leader charismatique de l'UNITA, Jonas Savimbi, dans les années 2000. Contraints à faire la paix et diriger le pays ensemble, sous l'oeil vigilant de la communauté internationale, après s'être fait la guerre pendant un quart de siècle, les deux protagonistes n'ont jamais pu satisfaire cette option qui leur était imposée de l'extérieur. Jusqu'à la mort du chef de l'UNITA dans le maquis par les soldats gouvernementaux le 22 février 2002. L'histoire angolaise va-t-elle se répéter au Soudan du Sud ?

Le chef rebelle soudanais du Sud, Riek Machar, est arrivé, mercredi, 31 octobre, matin, à Juba, après plus de deux ans d'absence, pour participer à une cérémonie célébrant la signature d'un nouvel accord de paix au Soudan du Sud, dont la mise en œuvre se fait à pas comptés. Dans ce nouvel accord, Riek Machar conserverait son ancien poste de vice-président de la République.

L'Angola dont le président, Joao Lourenço, assiste, rarement, aux Sommets organisés dans d'autres pays, a invité, au moins, cinq chefs d'Etat, à Luanda, pour discuter d'un ordre du jour qui avait trait à la République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, entre autres. Sur les cinq chefs d'Etat attendus, au moins, seuls le Gabonais, Ali Bongo Ondimba et le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, ont effectué le déplacement de Luanda. Les principaux concernés, à savoir, le RDCongolais, Joseph Kabila, et le Soudanais du Sud, Salva Kiir, ont brillé par leur absence, tout comme, les deux parrains de la sous-région, l'Ougandais, Yoweri Museveni et le Rwandais, Paul Kagame, qui préside, actuellement, l'Union africaine (UA) dont le président, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, s'est fait représenter par son conseiller, le Mauritanien, Ould Lebatt. Non seulement, l'utilité de ce Sommet était à démontrer, mais, le président, Joseph Kabila, qui a accepté de quitter le pouvoir sans modifier la constitution, comme certains de ses voisins, a eu raison de ne pas venir se faire applaudir par les fossoyeurs de la démocratie africaine.

Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont signé, dimanche, 5 août, à Khartoum, au Soudan, un accord sur le partage du pouvoir. C'est un document qui vise à mettre fin à la guerre civile meurtrière, qui a ravagé le plus jeune pays du monde, et qui opposait le président de la République, Salva Kiir, à son vice-président devenu chef rebelle, Riek Machar. Après s'être rendu compte qu'il y aura, difficilement, un vainqueur à l'issue des combats, les deux frères ennemis se sont, sagement, assis, sous l'égide de Khartoum, pour signer la paix des braves. Ce qui les contraint à retravailler ensemble, au nom de l'intérieur supérieur du Soudan du Sud.

Pour mettre fin à ces cinq années de guerre, l'ex-guérillero, Yoweri Museveni, parrain régional de la jeune République du Soudan du Sud, au nom de la chrétienté assumée face à l'Etat islamique du Soudan, a effectué le déplacement de Khartoum, pour aider le maître des lieux, le général, Omar el Béchir, à réussir les pourparlers entre les deux frères ennemis. Au terme d'âpres négociations, le président sud-soudanais, Salva Kiir, et son rival, Riek Machar, "se sont mis d'accord sur certains points", au deuxième jour des pourparlers, ce qui sauve la face de tout un chacun.

Après son succès diplomatique, à Addis Abeba, où il a fait ré-admettre le Maroc, comme 55e membre de l'Union africaine (UA), le roi, Mohammed VI, effectue une visite, de deux jours, au Soudan du Sud, avant de rejoindre le Gabon.

Le vice-président sud-soudanais et chef des ex-rebelles, Riek Machar, a fait savoir, vendredi, 22 juillet, qu'il ne rentrerait pas dans l'immédiat à Juba et a désavoué, par avance, toute tentative du président, Salva Kiir, de se trouver un autre interlocuteur pour ramener la paix.

Le président sud-soudanais Salva Kiir a réinstallé comme vice-président, son ennemi juré, Riek Machar, chef de la rébellion, qui avait, déjà, occupé ce poste, entre 2005 et 2013, une avancée symbolique dans la mise en oeuvre de l'accord de paix signé en août dernier.

Un accord de principe sur le montant de la redevance que paie le Soudan du Sud au Soudan pour l'utilisation de ses oléoducs a été conclu par les ministres du Pétrole des deux pays, après plusieurs mois de mésentente cordiale. L'accord a été facilité par l'état actuel des cours.