Suisse

L'intellectuel musulman, Tariq Ramadan, est arrivé, mardi, 5 juin, matin, au tribunal de Paris, pour son premier interrogatoire depuis son incarcération pour viols en février, une audition qui pourrait conduire à sa mise en examen pour des agressions sur une troisième femme. Les faits qui sont reprochés à cet intellectuel sont graves, surtout, dans la société occidentale où la perception de la vie ainsi que ses codes ne sont pas les mêmes qu'en Afrique, d'où vient l'accusé. La justice, de son côté, ne fait pas de quartier quand il s'agit d'appliquer la loi dans ce domaine, et protéger les plus faibles. Mais, après avoir dit tout ceci, on est quand même en droit de se poser la question de savoir si la procédure ne permettait pas de traiter l'accusé avec un peu plus de dignité ?

Cela fait un certain temps qu'il est accusé de viols. L'islamologue suisse, Tariq Ramadan (car c'est de lui qu'il s'agit), a, toujours, nié les accusations portées contre lui. Mais, la justice n'est, sans doute, pas de cet avis, d'où sa garde à vue, ce mercredi, 31 janvier, à Paris.

« Baba Go Slow » (le président Muhammadu Buhari) réaliserait une excellente opération en obtenant des autorités helvétiques qu'elles rapatrient la coquette somme de 321 millions de dollars déposés dans leurs banques par le dictateur, Sani Abacha.

Quatre ans après la chute du président égyptien, Hosni Moubarak, la justice suisse, pays où le clan Moubarak a caché une partie de sa fortune, veut voir clair. Les comptes de ce dernier sont, toujours, bloqués et la justice veut savoir quoi appartient à qui.

Avec la mort de l'opposant, Hocine Aït-Ahmed, aujourd'hui, en Suisse, c'est le dernier encore en vie des neuf « fils de la Toussaint » qui s'en va. L'Algérie est, incontestablement, en deuil.