Tanzanie

Le gouverneur de la province de Dar es Salaam en Tanzanie a lancé une campagne contre l'homosexualité, appelant ses administrés à dénoncer des homosexuels et promettant des arrestations dès la semaine prochaine.

Le milliardaire tanzanien, Mohammed Dewji, a été libéré, dans la nuit de vendredi à samedi, 20 octobre, et a dit être rentré chez lui "sain et sauf", un peu plus d'une semaine après son spectaculaire enlèvement le 11 octobre à Dar es Salaam.

Ce n'est pas un film de James Bond. Mais un fait réel qui alimente la Une des journaux en Tanzanie où l'homme considéré comme le plus jeune milliardaire du continent africain, le businessman tanzanien, Mohammed Dewji, a été enlevé, ce jeudi, 11 octobre, par des hommes armés, à Dar es Salaam, pour une destination inconnue. Toutes les forces de défense et de sécurité du pays sont à sa recherche.

Le président tanzanien, John Magufuli, a appelé les femmes à "abandonner" les moyens de contraception, estimant qu'il "est important de se reproduire". Le président dit, ainsi, tout haut ce que beaucoup de ses homologues pensent tout bas. Plus important, il se positionne contre les théories occidentales qui font pression sur les dirigeants africains pour qu'ils instaurent le contrôle des naissances. Au moment où l'Europe connaît une certaine stagnation de sa population, celle de l'Afrique atteindra 2,5 milliards de personnes en 2050, selon les nations-unies. De quoi effrayer l'Occident triomphant. En Europe, par exemple, les dirigeants donnent un très mauvais exemple à leurs compatriotes en choisissant de ne pas avoir d'enfant. C'est le cas des dirigeants allemand, français, anglais, luxembourgeois, par exemple. Ils sont mariés le plus naturellement du monde, depuis de très longues années, sans aucun enfant. Un choix assumé. C'est tout simplement impensable en Afrique où on reconnaît la valeur d'un homme dans le grand nombre d'enfants qu'il possède. En demandant aux femmes d'abandonner la contraception, le très courageux président, John Magufuli, reste égal à lui-même. C'est un authentique africain qui parle au nom des peuples d'Afrique.

Le gouvernement tanzanien a annoncé, samedi, 21 octobre, avoir suspendu une ONG locale soupçonnée de promouvoir les mariages entre personnes de même sexe, qui sont, selon lui, "contraires aux coutumes, traditions et lois du pays". En Afrique, l'homosexualité, de manière générale, est interdite car elle va à l'encontre des valeurs traditionnelles et culturelles africaines, qui prônent un mariage entre un homme et une femme avec pour but, de fonder une famille.

Existe-t-il de véritables féministes en Tanzanie ? On pense que non, sinon, le président, John Magufuli, n'aurait pas proféré une telle énormité, à savoir, que les filles mères n'ont plus leur place à l'école, mais, à la maison. Il y a de quoi hérisser les poils des responsables de l'Unesco et de l'Unicef, qui oeuvrent, pour l'école de la deuxième chance, voire, même de la troisième chance.