Tchad

On est fait maréchal pour honorer une carrière militaire remplie de victoires et symbolisée par de multiples décorations qui peuvent recouvrer la moitié de sa poitrine, à la façon des maréchaux de l'ex-armée rouge. Mais, au Tchad où Idriss Déby Itno est l'alpha et l'oméga de tout, il s'est bombardé maréchal pour assouvir son ego personnel. Et se comparer à Khalifa Haftar. L'autre maréchal d'opérette. Car voilà un militaire qui ne méritait même pas les 5 étoiles de général d'armée, et qui maintenant, va se pavaner avec des épaulettes de 7 étoiles. Un maréchal (de pacotille) qui doit son existence actuelle à plusieurs sauvetages de l'armée française dont la plus rocambolesque fut celle de 2008 quand il refusa l'exfiltration que lui proposait le président français, Nicolas Sarkozy, affirmant vouloir mourir, dans son palais, aux côtés de ses soldats. Ceux-ci étaient assaillis par les hommes de Nouri, qui étaient à 300 mètres du Palais. C'est finalement le patriarche Ondimba qui réussit à convaincre, et Sarkozy, et Déby d'accepter l'exfiltration dans la Base aérienne (française) de N'Djamena, et ce sans perte de son pouvoir auquel il tient tant. Arborer aujourd'hui la tenue de maréchal, c'est faire injure aux véritables militaires tchadiens morts au combat.

Un véhicule banalisé avec des militaires français à l'intérieur, a essuyé des tirs, lundi, 13 juillet, près de la résidence privée du chef de l'Etat, à N'Djamena. Le véhicule est suspecté d'avoir pris des photos. Pourquoi faire ? Presque la même scène s'était produite, le 9 juin dernier, devant la présidence, entre la garde de Déby et les soldats de Barkhane. La garde présidentielle avait ouvert le feu contre les soldats de Barkhane créant une peur panique dans la capitale où la nouvelle s'était répandue comme une trainée de poudre.

Ce « maréchal » de pacotille s'appelle Idriss Déby Itno, président du Tchad. La tuerie massive du Lac Tchad, en mars, a laissé de grosses traces, non seulement, au sein de l'armée tchadienne, mais, surtout, dans la population où on ne cesse de se poser les questions sur la gestion calamiteuse et affairiste de l'armée par son chef suprême. En mars, elle avait, officiellement, perdu une centaine d'hommes au combat contre « Boko Haram » dans le pourtour du Lac Tchad. 100 militaires tués, en une bataille, c'est beaucoup trop pour une armée qu'on dit redoutable comme l'armée tchadienne. En réalité, ce n'était pas, seulement, une centaine (98 soldats exactement), mais, ...567 soldats. Plus qu'une défaite militaire, une véritable déconfiture armée. C'est ainsi que le président, Idriss Déby Itno, lança l'Opération Bohoma dont l'objectif était de venger ses (vaillants) soldats tués. Pendant plus d'une semaine, il installa son quartier général dans le Lac Tchad, inspectant, en compagnie des caméras de la télévision d'Etat, les différents sites de Boko Haram, abandonnés. Avant de conclure lors d'une conférence de presse improvisée, qu'il avait, personnellement, nettoyé la zone. Menteur !

Il ne s'agit pas d'un poisson d'avril, le 1er avril étant passé il y a plus de deux mois. L'incident relaté, ici, est grave et n'est, nullement, à mettre sur le compte de l'énervement de qui que ce soit. Encore moins des soldats du dictateur Déby. Sinon, qui serait fâché contre qui ? Chaque partie a, semble-t-il, rempli sa mission. La garde présidentielle d'Idriss Déby Itno tout comme les soldats de Barkhane dont le siège est à N'Djamena. Dans le pays de l'homme de confiance de la France appelé Général Idriss Déby Itno, on cherche, encore, à comprendre ce qui se passe, exactement, entre la France et son (ancien ?) protégé.

Le rapporteur des Nations-Unies sur la justice transitionnelle a appelé les Etats à ne pas octroyer de grâce, d’amnistie ou d’avantages dans l’exécution des peines des personnes condamnées pour crimes contre l’humanité ou crimes de guerre. Le Sénégal est-il visé suite à la permission de sortie donnée à Hissein Habré, l'ancien dictateur tchadien ?

L'armée tchadienne, engagée dans la lutte anti-djihadiste au Sahel et autour du Lac Tchad, va cesser de participer à des opérations militaires en dehors de ses frontières. Le président, Idriss Déby Itno, ne pouvait être plus clair en déclarant urbi et orbi : «Nos soldats sont morts pour le Lac Tchad et pour le Sahel. A compter d'aujourd'hui, aucun soldat tchadien ne participera à une opération militaire en dehors du Tchad». Cette affirmation faite, jeudi, 9 avril, en arabe, devant les caméras de la télévision tchadienne, a été traduite et diffusée en français, le lendemain, vendredi. Afriqueeducation.com avait anticipé en annonçant un tel retrait, dès mercredi, 25 mars 2020, soit, le lendemain de la déculottée que venaient de subir les soldats du généralissime 5 étoiles tchadien, grand ami d'Emmanuel Macron (https://www.afriqueeducation.com/politique/massacre_de_boko_haram_le_pr_...).

Les victimes tchadiennes de l'ancien président du Tchad, Hissein Habré, souhaitent que, malgré le COVID-19, leur bourreau reste en prison.

Lundi, 23 mars, 92 militaires tchadiens (certainement beaucoup plus) ont été tués dans une attaque de Boko Haram, après sept heures de combats acharnés où on compte une cinquantaine de blessés graves. De l'avis du président du Tchad, Idriss Déby Itno, lui-même, c'est "la première fois" que le pays perd autant de soldats après une attaque meurtrière des djihadistes de Boko Haram dans la province du Lac Tchad. L'armée tchadienne, reconnaît-on, est une bonne armée et une des plus aguerries de la sous-région. Elle est, aussi, le premier réservoir au sein duquel la France puise, sans difficulté, lorsque l'urgence impose la mise en place d'une stratégie militaire qui exige le déploiement de nouvelles troupes. Mais, à force de tirer sur la corde, ne va-t-on pas finir par la casser ? Car l'hécatombe de Boma est bien la preuve que l'armée tchadienne a dépassé ses capacités de mobilisation de ses forces à l'extérieur : actuellement, 1.450 soldats tchadiens sont intégrés dans la MINUSMA, 1.000 soldats dans le G5 Sahel et 500 soldats ont, récemment, été envoyés dans la zone des trois frontières (Niger, Mali, Burkina Faso). Tout cela est beaucoup pour l'armée du Tchad qui compte, aussi, des contingents militaires au Yémen, et ce à la demande du roi d'Arabie Saoudite. Certaines sources avancent le chiffre de 8.000 à 10.000 soldats, grassement, pris en charge par le royaume. Dès lors, les unités restées au pays, sous-équipées, moins bien formées que celles envoyées combattre à l'étranger, ne peuvent plus arriver à assurer la défense convenable des frontières du Tchad. Par conséquent, une seule et unique solution viable et pérenne s'impose pour remédier à cette situation : le rappel urgent des troupes tchadiennes envoyées à l'extérieur. Car charité bien ordonnée commence par soi-même. Et le Tchad ne peut plus continuer à habiller tel ou tel alors que lui-même est nu.

Qu'il le veuille ou non, le dictateur, Idriss Déby Itno, finira par organiser les élections législatives. Sans cesse repoussées depuis 2015, pour des raisons fallacieuses, elles se tiendront, finalement, le 13 décembre 2020, sauf si Déby Itno qui dirige ce pays depuis plus de 30 ans, change d'avis une fois de plus. Il en est capable car au Tchad où son pouvoir est absolu, il fait ce qu'il veut, quand il veut, comme dans une République bananière. Il ne rend compte à personne. Les opposants (comme Ibni Oumar Mahamat Saleh) qui pouvaient lui tenir tête, dans un cadre démocratique, ont été zigouillés, leur corps plongé dans l'acide. Pour que la famille ne puisse jamais faire le deuil. Résultat, Déby Itno (qui n'est plus menacé par les Janjawids venus du Soudan) n'a plus rien à craindre d'autant plus que l'armée française basée à N'Djamena, le protège. Comme elle le sauva de la mort en 2008 alors que les rebelles venus le chasser du pouvoir étaient à 300 mètres du palais présidentiel où il était reclus. Aujourd'hui, l'opposition, totalement, inoffensive, ne lui fait aucunement peur. On comprend pourquoi depuis cinq ans, il tergiverse pour organiser les élections législatives, ce qui serait un scandale ailleurs en Afrique. Mais, au Tchad, le pays qui marche sur la tête, personne ne peut le rappeler à l'ordre car les institutions se confondent avec la personne d'Idriss Déby Itno.

Un nouvel attentat-suicide portant la marque de Boko Haram a fait plusieurs morts, dans la nuit de dimanche à lundi, 20 janvier, dans la province du Lac Tchad. Une jeune femme munie d'une ceinture s'est introduite dans une concession dans le village de Kaïga-Kindjiria où elle s'est faite exploser.

Après le départ des contingents tchadiens, rentrés, vendredi, 3 janvier, dans leur pays, au terme de leur mission contre Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria, des centaines de civils nigérians fuient par crainte de nouvelles attaques djihadistes.

Le président du Tchad, Idriss Déby Itno, vient de se débarrasser d'un adversaire politique encombrant. A moindre frais : Joseph Djimrangar Dadnadji, qui avait été premier ministre du Tchad en 2013 avant de passer à l'opposition, est mort, mardi, 31 décembre, à 65 ans, de suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC), a annoncé mercredi, 1er janvier, un responsable de son parti. Déby aurait pu le sauver s'il avait accepté sa moindre évacuation sanitaire même au Cameroun voisin où les structures hospitalières sont, nettement, mieux équipées. Peut-être que le dictateur tchadien aurait juste dit : « Bon débarras » ! justifiant le fait qu'il l'ait laissé mourir sans assistance ni accompagnement réel, de façon délibérée.

L'ancien premier ministre du Tchad, Kalzeubé Pahimi Deubet, actuel secrétaire général de la présidence, a été écroué ce mardi, 3 décembre, selon une source judiciaire et son avocat, qui parle d'un chef de tentative de détournement de fonds publics et dénonce une procédure «politique».

Les avocats et soutiens de Hissène Habré prétendent qu’il serait malade et demandent aux autorités sénégalaises que lui soit accordée une grâce. Les avocats des victimes ne l'entendent pas de cette oreille. En effet, Me Jacqueline MOUDEINA, avocate au Barreau de N’Djamena, Me Assane Dioma NDIAYE, avocat au Barreau de Dakar, Me Georges-Henri BEAUTHIER, avocat au Barreau de Bruxelles, Me William BOURDON, avocat au Barreau de Paris, Me Soulgan LAMBI et Me Delphine K. DJIRAIBE, tous deux avocats au Barreau de N’Djamena, et Me Alain WERNER, avocat au Barreau de Genève, viennent de signer un communiqué pour dénoncer les manœuvres des avocats de l'ancien dictateur tchadien. Cela dit, pendant que les avocats des parties civiles se mettent en ordre de marche pour contrer la volonté de sortir de prison de Habré, on peut se poser la question de savoir pourquoi Idriss Déby (qui n'était pas encore Itno à l'époque des massacres condamnés ici) n'est, nullement, inquiété (même pas cité) quand on sait que ces faits se sont déroulés alors qu'il n'était pas encore le président du Tchad ? Il n'a même jamais été inquiété avant de brandir son immunité alors qu'il était le plus grand massacreur de Tchadiens sous Hissène Habré. Pourquoi Idriss Déby (devenu Itno) bénéficie-t-il d'une telle impunité ?

Le dictateur tchadien, Idriss Déby Itno, a entrepris une campagne d'auto-glorification des bienfaits de ses trente ans à la tête du Tchad. Alors que les Tchadiens et les Tchadiennes considèrent sa survenue au pouvoir comme une véritable malédiction, la pire des choses qui soit arrivée à leur pays un 4 décembre 1990, Déby Itno bombe le torse en leur crachant au visage : « sans moi c'est le déluge ». Et pourtant, cet individu a, complètement, ruiné son pays, du reste, devenu producteur et exportateur de pétrole depuis une dizaine d'années. Comme s'il n'attendait qu'un tel événement pour s'enrichir, il a confié tous les postes juteux ayant trait à l'exploitation pétrolière à ses seules famille et belle-famille de la première dame, à savoir, sa quinzième épouse, Hinda Déby Itno.
L'article qui suit contenu dans le numéro 481 d'octobre d'Afrique Education (encore en vente chez les marchands de journaux ou à la rédaction) montre comment il a transformé le Tchad en "société anonyme", en sultanat, en véritable royaume où tout (ou presque) lui appartient, alors que les salaires connaissent plusieurs mois de retard chez certaines catégories d'agents de l'Etat. A la lecture de cet article, on comprendra pourquoi les syndicalistes tchadiens affirment que leur pays connaîtra un semblant de prospérité après et seulement après le départ du pouvoir de ce dictateur. Mais c'est pour quand ce départ ? Mystère et boule de gomme !

Dans une proportion non négligeable, les chefs d'Etat africains ne sont pas perçus comme des dirigeants libres et indépendants aux yeux de beaucoup d'Africains. A l'heure des réseaux sociaux et d'internet où il est assez difficile d'occulter un fait, on sait ce que font les uns et les autres. Président du Tchad, Idriss Déby Itno est considéré à afriqueeducation.com comme un « dictateur », qui opprime son peuple et dilapide les richesses de son pays. Mais, afriqueeducation.com le perçoit, aussi, comme l'un des rares présidents africains, qui crache les vérités sur les Occidentaux sans porter de gants quand il en a la possibilité.

Les élections législatives au Tchad pourront être organisées de manière «réaliste» au premier trimestre 2020, a affirmé, jeudi, 3 octobre, le président de la Commission électorale indépendante (CENI) lors d'un point presse. Le pouvoir accède, ainsi, à la demande de l'opposition qui trouvait irréaliste car totalement bâclées, ces élections si elles avaient été maintenues avant fin 2019. Ces trois mois supplémentaires aideront-ils à quelque peu contenir la machine à frauder du régime de Déby Itno ?

Il s'agit d'une véritable « Main basse sur les richesses du pays » comme le titre, en une, Afrique Education, dans son numéro 481, en vente dès jeudi, 3 octobre, chez les marchands de journaux. Le sultan du Tchad (entendez Déby Itno Idriss) gère son pays comme un sultanat du Moyen-Orient où tout appartient au sultan. Du moins, presque tout. Car une partie va à la première dame, Hinda Déby Itno, 15e épouse du président-sultan, qui se sert, aussi, sans se soucier des qu'en dira-t-on.

Enfin, les pays membres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) semblent se résoudre à l'idée qu'il leur appartient à eux et à eux seuls d'éradiquer le djihadisme chez eux, en usant de leurs propres moyens et de leurs seules forces. A l'issue de son Sommet extraordinaire tenu à Ouagadougou, samedi, 14 septembre, Sommet élargi à la Mauritanie et au Tchad, la CEDEAO a annoncé un plan d'action 2020-2024 d'un milliard de dollars pour la lutte contre le djihadisme. Simple effet d'annonce ? Certains éléments dudit plan restent critiquables.

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se rencontrent, samedi, 14 septembre, à Ouagadougou, pour tenter de trouver une solution aux menaces djihadistes, qui affectent leurs pays. Le terrorisme étant un vrai danger, qui ne connaît pas de frontières, le Sommet sera étendu aux pays non membres de la CEDEAO, qui sont, également, affectés par la gangrène terroriste. Il s'agit du Tchad et de la Mauritanie, qui font partie du G 5 Sahel sans être membres de la CEDEAO et du Cameroun, qui subit, de temps en temps, les assauts de la secte terroriste, Boko Haram, qui est, confortablement, installée dans le Nord-Est du Nigeria.