Tchad

Les victimes tchadiennes de l'ancien président du Tchad, Hissein Habré, souhaitent que, malgré le COVID-19, leur bourreau reste en prison.

Lundi, 23 mars, 92 militaires tchadiens (certainement beaucoup plus) ont été tués dans une attaque de Boko Haram, après sept heures de combats acharnés où on compte une cinquantaine de blessés graves. De l'avis du président du Tchad, Idriss Déby Itno, lui-même, c'est "la première fois" que le pays perd autant de soldats après une attaque meurtrière des djihadistes de Boko Haram dans la province du Lac Tchad. L'armée tchadienne, reconnaît-on, est une bonne armée et une des plus aguerries de la sous-région. Elle est, aussi, le premier réservoir au sein duquel la France puise, sans difficulté, lorsque l'urgence impose la mise en place d'une stratégie militaire qui exige le déploiement de nouvelles troupes. Mais, à force de tirer sur la corde, ne va-t-on pas finir par la casser ? Car l'hécatombe de Boma est bien la preuve que l'armée tchadienne a dépassé ses capacités de mobilisation de ses forces à l'extérieur : actuellement, 1.450 soldats tchadiens sont intégrés dans la MINUSMA, 1.000 soldats dans le G5 Sahel et 500 soldats ont, récemment, été envoyés dans la zone des trois frontières (Niger, Mali, Burkina Faso). Tout cela est beaucoup pour l'armée du Tchad qui compte, aussi, des contingents militaires au Yémen, et ce à la demande du roi d'Arabie Saoudite. Certaines sources avancent le chiffre de 8.000 à 10.000 soldats, grassement, pris en charge par le royaume. Dès lors, les unités restées au pays, sous-équipées, moins bien formées que celles envoyées combattre à l'étranger, ne peuvent plus arriver à assurer la défense convenable des frontières du Tchad. Par conséquent, une seule et unique solution viable et pérenne s'impose pour remédier à cette situation : le rappel urgent des troupes tchadiennes envoyées à l'extérieur. Car charité bien ordonnée commence par soi-même. Et le Tchad ne peut plus continuer à habiller tel ou tel alors que lui-même est nu.

Qu'il le veuille ou non, le dictateur, Idriss Déby Itno, finira par organiser les élections législatives. Sans cesse repoussées depuis 2015, pour des raisons fallacieuses, elles se tiendront, finalement, le 13 décembre 2020, sauf si Déby Itno qui dirige ce pays depuis plus de 30 ans, change d'avis une fois de plus. Il en est capable car au Tchad où son pouvoir est absolu, il fait ce qu'il veut, quand il veut, comme dans une République bananière. Il ne rend compte à personne. Les opposants (comme Ibni Oumar Mahamat Saleh) qui pouvaient lui tenir tête, dans un cadre démocratique, ont été zigouillés, leur corps plongé dans l'acide. Pour que la famille ne puisse jamais faire le deuil. Résultat, Déby Itno (qui n'est plus menacé par les Janjawids venus du Soudan) n'a plus rien à craindre d'autant plus que l'armée française basée à N'Djamena, le protège. Comme elle le sauva de la mort en 2008 alors que les rebelles venus le chasser du pouvoir étaient à 300 mètres du palais présidentiel où il était reclus. Aujourd'hui, l'opposition, totalement, inoffensive, ne lui fait aucunement peur. On comprend pourquoi depuis cinq ans, il tergiverse pour organiser les élections législatives, ce qui serait un scandale ailleurs en Afrique. Mais, au Tchad, le pays qui marche sur la tête, personne ne peut le rappeler à l'ordre car les institutions se confondent avec la personne d'Idriss Déby Itno.

Un nouvel attentat-suicide portant la marque de Boko Haram a fait plusieurs morts, dans la nuit de dimanche à lundi, 20 janvier, dans la province du Lac Tchad. Une jeune femme munie d'une ceinture s'est introduite dans une concession dans le village de Kaïga-Kindjiria où elle s'est faite exploser.

Après le départ des contingents tchadiens, rentrés, vendredi, 3 janvier, dans leur pays, au terme de leur mission contre Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria, des centaines de civils nigérians fuient par crainte de nouvelles attaques djihadistes.

Le président du Tchad, Idriss Déby Itno, vient de se débarrasser d'un adversaire politique encombrant. A moindre frais : Joseph Djimrangar Dadnadji, qui avait été premier ministre du Tchad en 2013 avant de passer à l'opposition, est mort, mardi, 31 décembre, à 65 ans, de suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC), a annoncé mercredi, 1er janvier, un responsable de son parti. Déby aurait pu le sauver s'il avait accepté sa moindre évacuation sanitaire même au Cameroun voisin où les structures hospitalières sont, nettement, mieux équipées. Peut-être que le dictateur tchadien aurait juste dit : « Bon débarras » ! justifiant le fait qu'il l'ait laissé mourir sans assistance ni accompagnement réel, de façon délibérée.

L'ancien premier ministre du Tchad, Kalzeubé Pahimi Deubet, actuel secrétaire général de la présidence, a été écroué ce mardi, 3 décembre, selon une source judiciaire et son avocat, qui parle d'un chef de tentative de détournement de fonds publics et dénonce une procédure «politique».

Les avocats et soutiens de Hissène Habré prétendent qu’il serait malade et demandent aux autorités sénégalaises que lui soit accordée une grâce. Les avocats des victimes ne l'entendent pas de cette oreille. En effet, Me Jacqueline MOUDEINA, avocate au Barreau de N’Djamena, Me Assane Dioma NDIAYE, avocat au Barreau de Dakar, Me Georges-Henri BEAUTHIER, avocat au Barreau de Bruxelles, Me William BOURDON, avocat au Barreau de Paris, Me Soulgan LAMBI et Me Delphine K. DJIRAIBE, tous deux avocats au Barreau de N’Djamena, et Me Alain WERNER, avocat au Barreau de Genève, viennent de signer un communiqué pour dénoncer les manœuvres des avocats de l'ancien dictateur tchadien. Cela dit, pendant que les avocats des parties civiles se mettent en ordre de marche pour contrer la volonté de sortir de prison de Habré, on peut se poser la question de savoir pourquoi Idriss Déby (qui n'était pas encore Itno à l'époque des massacres condamnés ici) n'est, nullement, inquiété (même pas cité) quand on sait que ces faits se sont déroulés alors qu'il n'était pas encore le président du Tchad ? Il n'a même jamais été inquiété avant de brandir son immunité alors qu'il était le plus grand massacreur de Tchadiens sous Hissène Habré. Pourquoi Idriss Déby (devenu Itno) bénéficie-t-il d'une telle impunité ?

Le dictateur tchadien, Idriss Déby Itno, a entrepris une campagne d'auto-glorification des bienfaits de ses trente ans à la tête du Tchad. Alors que les Tchadiens et les Tchadiennes considèrent sa survenue au pouvoir comme une véritable malédiction, la pire des choses qui soit arrivée à leur pays un 4 décembre 1990, Déby Itno bombe le torse en leur crachant au visage : « sans moi c'est le déluge ». Et pourtant, cet individu a, complètement, ruiné son pays, du reste, devenu producteur et exportateur de pétrole depuis une dizaine d'années. Comme s'il n'attendait qu'un tel événement pour s'enrichir, il a confié tous les postes juteux ayant trait à l'exploitation pétrolière à ses seules famille et belle-famille de la première dame, à savoir, sa quinzième épouse, Hinda Déby Itno.
L'article qui suit contenu dans le numéro 481 d'octobre d'Afrique Education (encore en vente chez les marchands de journaux ou à la rédaction) montre comment il a transformé le Tchad en "société anonyme", en sultanat, en véritable royaume où tout (ou presque) lui appartient, alors que les salaires connaissent plusieurs mois de retard chez certaines catégories d'agents de l'Etat. A la lecture de cet article, on comprendra pourquoi les syndicalistes tchadiens affirment que leur pays connaîtra un semblant de prospérité après et seulement après le départ du pouvoir de ce dictateur. Mais c'est pour quand ce départ ? Mystère et boule de gomme !

Dans une proportion non négligeable, les chefs d'Etat africains ne sont pas perçus comme des dirigeants libres et indépendants aux yeux de beaucoup d'Africains. A l'heure des réseaux sociaux et d'internet où il est assez difficile d'occulter un fait, on sait ce que font les uns et les autres. Président du Tchad, Idriss Déby Itno est considéré à afriqueeducation.com comme un « dictateur », qui opprime son peuple et dilapide les richesses de son pays. Mais, afriqueeducation.com le perçoit, aussi, comme l'un des rares présidents africains, qui crache les vérités sur les Occidentaux sans porter de gants quand il en a la possibilité.

Les élections législatives au Tchad pourront être organisées de manière «réaliste» au premier trimestre 2020, a affirmé, jeudi, 3 octobre, le président de la Commission électorale indépendante (CENI) lors d'un point presse. Le pouvoir accède, ainsi, à la demande de l'opposition qui trouvait irréaliste car totalement bâclées, ces élections si elles avaient été maintenues avant fin 2019. Ces trois mois supplémentaires aideront-ils à quelque peu contenir la machine à frauder du régime de Déby Itno ?

Il s'agit d'une véritable « Main basse sur les richesses du pays » comme le titre, en une, Afrique Education, dans son numéro 481, en vente dès jeudi, 3 octobre, chez les marchands de journaux. Le sultan du Tchad (entendez Déby Itno Idriss) gère son pays comme un sultanat du Moyen-Orient où tout appartient au sultan. Du moins, presque tout. Car une partie va à la première dame, Hinda Déby Itno, 15e épouse du président-sultan, qui se sert, aussi, sans se soucier des qu'en dira-t-on.

Enfin, les pays membres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) semblent se résoudre à l'idée qu'il leur appartient à eux et à eux seuls d'éradiquer le djihadisme chez eux, en usant de leurs propres moyens et de leurs seules forces. A l'issue de son Sommet extraordinaire tenu à Ouagadougou, samedi, 14 septembre, Sommet élargi à la Mauritanie et au Tchad, la CEDEAO a annoncé un plan d'action 2020-2024 d'un milliard de dollars pour la lutte contre le djihadisme. Simple effet d'annonce ? Certains éléments dudit plan restent critiquables.

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se rencontrent, samedi, 14 septembre, à Ouagadougou, pour tenter de trouver une solution aux menaces djihadistes, qui affectent leurs pays. Le terrorisme étant un vrai danger, qui ne connaît pas de frontières, le Sommet sera étendu aux pays non membres de la CEDEAO, qui sont, également, affectés par la gangrène terroriste. Il s'agit du Tchad et de la Mauritanie, qui font partie du G 5 Sahel sans être membres de la CEDEAO et du Cameroun, qui subit, de temps en temps, les assauts de la secte terroriste, Boko Haram, qui est, confortablement, installée dans le Nord-Est du Nigeria.

C'est la question à laquelle répond le numéro 480 d'Afrique Education en vente, dès vendredi, 6 septembre, au Gabon et, de manière générale, chez les bons marchands de journaux d'autres pays. Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, fait, d'ailleurs, la pleine page de couverture dudit numéro. En bas de couverture, le chef des sécessionnistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, qui vient d'écoper de la prison à vie pour ses « oeuvres » en Ambazonie, sa "République" virtuelle.

Idriss Déby Itno, comme disent les Bantou, est né avant la honte. Après avoir, longtemps, joué au pyromane, il joue, aujourd'hui, au sapeur pompier, maintenant que le pays brûle à l'Est. En effet, il a déclaré, dimanche, 18 août, l'état d'urgence dans deux provinces de l'Est du pays et réclamé le désarmement des civils après des affrontements meurtriers entre communautés, qui ont fait des dizaines de morts ce mois août. Pourtant, il est accusé d'être le principal responsable de cette situation.

La société civile et l'opposition tchadienne dénoncent la "défaillance" du pouvoir qui menace de rétablir la cour martiale au moment où les attaques djihadistes et les violences inter-communautaires se multiplient dans le pays. C'est la victoire de Boko Haram sur Idriss Déby Itno qui disait, il y a quelques années, avoir vaincu Boko Haram. Des déclarations qui sont contredites par les faits.

En amont des réunions de la zone franc à Niamey (Niger) du 28 mars auxquelles le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, prendra part, Idriss Déby Itno, président du Tchad et président en exercice de la CEMAC, a convoqué un Sommet, à N'Djamena, ce dimanche, 24 mars, pour une concertation préalable et nécessaire des pays membres. C'est vrai qu'on a parlé des réformes institutionnelles que conduit le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (absent à N'Djamena), depuis 2006, mais aussi, de la circulation des biens et des personnes, mais surtout, il a été question du F CFA. Cette sous-monnaie gérée par le Trésor français (Ministère français de l'Economie) et dont les Africains des 14 pays où elle est utilisée, ne veulent plus.

Le groupe djihadiste nigérian, Boko Haram, a mené de nouvelles attaques meurtrières dans la nuit de jeudi, 21 mars, à vendredi, faisant ...23 morts dans les rangs de l'armée tchadienne au Tchad et 8 parmi des civils au Niger, selon les sources tchadienne et nigérienne. Si les militaires tchadiens ne sont considérés que comme de la chair à canon pour leur chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, cette perte montre qu'à force de disséminer les soldats tchadiens aux quatre coins de l'Afrique (Mali, G5 Sahel, Force multinationale mixte, Nord du Tchad, sécurité des frontières tchadiennes), il n'en reste plus, de suffisamment aguerris, pour mener la première guerre qui soit, vraiment, menaçante pour lui : Boko Haram, qui est aux portes du Tchad. Voilà que les djihadistes nigérians lui apportent la preuve qu'il devrait retourner prendre quelques cours de recyclage à l'Ecole de guerre de Paris. Car les leçons reçues, il y a une trentaine d'années, sont, visiblement, devenues obsolètes.

La colonne de combattants de l'UFR voulait-elle renverser Idriss Déby Itno comme se justifie le chef de la diplomatie française ? On a besoin de rétorquer à Le Drian : «  Et alors » ? « Et puis quoi encore » ? « Rien que ça » ?
Le ministre français des Affaires étrangères donne, ici, une explication qui infantilise, complètement, les Tchadiens et les Africains qui sont, totalement, remontés contre cette ingérence inqualifiable, injustifiable, de la France dans des affaires intestines du Tchad. Très critiqués, les Français ont expliqué, sans convaincre personne, que la colonne de combattants de l'UFR était composée, en partie, de djihadistes venant de Libye. C'est faux ! Elle était composée de Tchadiens réfugiés en Libye qui venaient en rébellion contre le pouvoir dictatorial tchadien dont la mal-gouvernance n'est nullement ignorée à Paris, puisque c'est la France qui comble certains déficits (provoqués par la mauvaise gestion) de Déby. A titre d'exemple, c'est la France qui va financer les élections législatives annoncées dans quelques mois au Tchad, élections que le régime de Déby n'arrivait pas à organiser, faute d'argent, depuis deux ans. C'est vraiment le comble que la France en soit à justifier l'injustifiable parce qu'elle porte dans ses bras un dictateur encombrant.