Tentative de coup d'état

Le directeur de cabinet du président, Ali Bongo Ondimba, voulait-il l'écarter du pouvoir pour prendre sa place ? A Libreville, cette question ne se pose plus. Laccruche a trahi l'homme, le président, l'Etat du Gabon. Il mérite par conséquent une sanction exemplaire, sans appel. Les Gabonais sauront-ils en tirer les leçons ?

Ce lundi, 2 septembre, n'est pas un bon jour pour les anciens barons du régime de Blaise Compaoré. Accusés d'être les cerveaux du coup d'état manqué de 2015 au Burkina Faso, les généraux, Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, ont été condamnés, respectivement, à 20 ans et 10 ans de prison ferme par le tribunal militaire de Ouagadougou. Ils vont faire appel.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, la situation continue d'être maîtrisée à Libreville où on ne compte aucun mort, même pas un blessé grave. Les loyalistes prennent, progressivement, les points stratégiques de la capitale pour rassurer les Gabonais, les Africains et la communauté internationale. En fait, le coup d'état a bel et bien échoué.

Le gouvernement du Burkina Faso affirme avoir déjoué, au début du mois, une nouvelle tentative de coup d'état, planifiée par d'anciens membres de l'ex-garde prétorienne du président, Blaise Compaoré, dissoute après l'échec d'un précédent putsch, en septembre 2015.