Teodoro Obiang

Parmi les messages de félicitation qui s'additionnent sur la table de travail de Paul Biya, à Etoudi, il y en a un qui revêt une importance particulière, pas pour son destinataire qui va effectuer un septième mandat de sept ans, mais pour son expéditeur : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo compte en le président camerounais quelqu'un sur qui s'appuyer en Afrique centrale en cas de coup dur.

Actuellement, le doyen des chefs d'Etat africains, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a plusieurs cartes en main. Il sait qui est qui parmi ses proches voisins chefs d'Etat de l'Afrique centrale, et qui lui voulait du mal. Au Tchad et en Centrafrique, notamment, les oppositions s'interrogent de savoir quel est le degré d'implication des pouvoirs en place dans cette opération qui a foiré grâce à la vigilance des autorités de Malabo. Militaire de profession, le président équato-guinéen n'est pas général d'armée pour rien, et surtout, ses 38 ans au pouvoir lui ont donné beaucoup d'expérience. A Bangui, on continue de démentir toute participation à ce putsch manqué : le président et le premier ministre l'ont, déjà, fait, sans trop convaincre Malabo. Ils se sont mis dans une situation intenable, et font l'objet de gros soupçons. Quant à l'ex-coalition Séléka, elle est, aussi, indexée par le doyen en personne. Elle nie, aussi, sans convaincre, malgré ses connexions connues au Tchad. Pendant ce temps, les enquêtes se poursuivent, activement, aussi bien, en Guinée équatoriale qu'au SED, à Yaoundé.

Le président de l'Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni, autrement, appelé, l'ex-guérillero, qui accéda au pouvoir au terme de sa rébellion qui chassa Milton Obote du pouvoir en 1986 (il y a 31 ans et 7 mois), a effectué une visite de près de 4 jours en Guinée équatoriale. Objectif : toucher du doigt les réalisations faites dans ce pays par son frère nationaliste, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Que feront les nationalistes africains quand il ne sera plus là ? Mercredi, 23 novembre, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, dans son discours d'ouverture du Sommet Union africaine/Ligue arabe, a été fidèle à son image. Il a bien cogné sur l'Occident, étonnant, beaucoup, les dignitaires arabes qui ont dû se dire : « Existe-t-il, encore, des dirigeants africains aussi courageux » ?

La Commission électorale nationale vient d'annoncer les résultats provisoires : Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo est réélu avec 93,7% contre six autres candidats qui se partagent le reste des suffrages. L'issue de ce scrutin ne faisait aucun doute, Obiang ne disposant d'aucun adversaire à sa pointure.

Le président sortant de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979, affrontera six candidats à l’élection présidentielle du 24 avril. Une élection qui sonne comme une simple formalité.

Depuis son bunker de Bujumbura d'où il ne sort que très rarement par crainte de coup d'état ou d'attaque armée de son convoi en pleine route, Pierre Nkurunziza a eu un temps de répit. Mais la pression est toujours très forte sur ses maigres épaules.

Le congrès du PDGE (Parti démocratique de Guinée équatoriale) se tient depuis, mardi, 10 novembre, à Malabo. Principale annonce : la désignation de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo comme candidat du parti à la présidentielle de 2016.