Teodoro Obiang Nguema

A Malabo, on refuse de répondre à cette question par Oui ou par Non, mais, on continue de s'interroger activement à mesure que les enquêtes menées en Guinée équatoriale et au Cameroun, avancent. Certains « mercenaires » comme on les appelle, à Malabo, actuellement, « exploités » en Guinée équatoriale et au Cameroun, commencent à se mettre à table. Ce qui permet d'avancer. Actuellement, le doyen des chefs d'Etat africains, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a plusieurs cartes en main. Il sait qui est qui parmi ses proches voisins chefs d'Etat de l'Afrique centrale, et, surtout, qui ne lui veut pas du bien. Au Tchad et en Centrafrique, les oppositions s'interrogent sur le degré d'implication des pouvoirs en place dans cette opération qui a foiré grâce à la performante vigilance des autorités de Malabo. Pour avoir su déjouer ce coup d'état, le président équato-guinéen mérite bien ses galons de général d'armée. Il confirme que ses 38 ans passés au pouvoir font de lui un dirigeant très expérimenté.

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, vient de frôler la mort par balles. Un coup d'état, méticuleusement, préparé a failli emporter son régime, avec plusieurs assassinats à la clé dont le sien et, sans doute, celui de la première dame, Constancia Obiang Nguema Mangue. Mais, le destin en a décidé autrement, ce qui a permis de diligenter de minutieuses enquêtes qui permettent de faire d'incroyables découvertes. En effet, il ressort des premières notes d'interrogatoires que certains natifs de Mongomo, le propre fief du chef de l'Etat, ne sont pas (totalement) étrangers au coup qui allait être fatal à leur président de parent. Il est, aussi, confirmé que la France a servi de base logistique ayant permis la réalisation de ce sordide projet. C'est la raison pour laquelle le doyen des chefs d'Etat du continent africain, du haut de son expérience de 38 ans passés à la tête de l'Etat, a pesé ses mots en accusant la France, une certaine France, même si, très officiellement, on se garde, encore, d'y impliquer, pour le moment, le pouvoir suprême d'Etat. En attendant l'aboutissement des enquêtes, les Africains sont en droit de se poser, au moins, une question : l'appellation de « Petit Satan » donnée à la France par l'imam Khomeini, dans les années 70, n'est-elle pas injustifiée ? Après avoir mis (gratuitement) à plat, l'un des pays les plus prospères d'Afrique, à savoir, la Libye, sous le prétexte que son dirigeant, le guide, Mu'ammar al Kadhafi, était un dictateur qui opprimait son peuple et qu'il fallait se débarrasser de lui, voilà que la même France s'attaque, aujourd'hui, à un autre pays tout aussi prospère, la Guinée équatoriale, sous le même prétexte : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est un dictateur qui maintient son peuple dans une grande pauvreté alors que les revenus du pétrole devraient faire de la Guinée équatoriale un pays très riche. En dehors de toute considération socio-politique ou philosophique, la remarque est facile à faire : derrière la destruction de la Libye, il y a la main de la France et de son président d'alors, Nicolas Sarkozy. Derrière le coup d'état manqué en Guinée équatoriale, le président Obiang accuse, clairement, la France d'en être l'instigatrice. Alors la France, « Petit Satan » ?

Un des chefs d'Etat les plus protégés d'Afrique, l'Equato-Guinéen, Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo, ne badine guère avec sa sécurité propre ni avec celle de son pays, l'un des plus prospères du continent. Ce sont des choses très graves qu'il suit, personnellement, de très près depuis la déportation de Laurent Gbagbo à la CPI (Cour pénale internationale) et, surtout, l'assassinat du colonel, Mu'ammar al Kadhafi. Il faut dit que ces deux déstabilisations furent entreprises au moment où il assurait les fonctions continentales de président en exercice de l'Union africaine. Pour lui, c'est comme si c'était hier.
Quelle mouche a, donc, piqué certains de ses officiers pour vouloir en finir avec lui car même si le Cameroun a montré, dans cette affaire, une solidarité à toute épreuve, le vers est, déjà, dans le fruit, au niveau de la partie continentale du pays où il passe les fêtes de fin d'année aux côtés de la première dame, Contancia Obiang Nguema Mangue. Les (très longues) enquêtes ne font que commencer du côté équato-guinéen que camerounais.

C'est un aparté assez inédit qui a eu lieu, lundi, 18 septembre, en marge de la 72e Assemblée des Nations-Unies, à New York. Pour la première fois, le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a réuni quelques chefs d'Etat africains triés sur le volet, afin de leur parler Coopération de manière officielle. En réalité, c'est le conflit avec son puissant voisin et non moins puissance nucléaire, la Corée du Nord, qui a motivé cette rencontre. Objectif : couper tout lien (commercial) entre les pays africains (sous tutelle) et la Corée du Nord.

Avec l'argent du pétrole, le président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a transformé son pays tel qu'aucun autre chef d'Etat d'un pays pétrolier, en Afrique, ne l'avait fait, auparavant, au point de susciter, énormément, de jalousie, non seulement, en Afrique, mais aussi, chez certains pays occidentaux, qui encouragent la mal-gouvernance, en Afrique, à des fins politiques de maintien de leur influence. Frappée de plein fouet par la baisse des cours du pétrole, la Guinée équatoriale doit revoir son programme de grandes réalisations dans le domaine des infrastructures, et bénéficier de certains concours financiers pour repartir d'un bon pied.