Terrorisme

Mardi, 26 novembre, la France a perdu treize soldats. Un événement suffisamment grave, qui nous montre, chaque jour, que la guerre contre le terrorisme amplifié par la destruction de la Libye et l'assassinat de Mu'ammar al Kadhafi, doit faire l'objet d'une conjugaison de toutes les forces, pour y venir à bout.

Des années d'implantation et la situation de terrorisme ne change guère, les djihadistes continuant de se comporter comme s'ils n'étaient nullement sous pression, en organisant des tueries sur des populations civiles et même sur les forces de défense et de sécurité. A se demander à quoi servent, réellement, les bases militaires que certains pays accueillent, avec l'espoir d'éradiquer la menace terroriste. Que non ! Ces bases sont un moyen pour les pays concernés de mieux s'installer dans le pays où, sous le couvert de la lutte antiterroriste, ils se repositionnent (ou se positionnent) dans le cadre de leur géostratégie et de leur géopolitique d'ensemble, avec une vision affirmée sur le contrôle et l'exploitation des ressources naturelles dudit pays. Car une puissance militaire qui implante une base militaire dans un pays comme le Niger a des facilités de fait pour favoriser la signature de contrats en faveur des grands groupes industriels pétroliers, gaziers et miniers de son pays. En cela, le Niger ne fait pas exception à cette règle.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a chaud, en ce moment. C'est comme si les djihadistes avaient signé sa perte. En effet, ils ne lui laissent plus un petit espace de respiration, ce qui commence à constituer un vrai problème, quelques mois avant la tenue de l'élection présidentielle de la fin de l'année prochaine.

Après le coup de pied de Donald Trump dans la fourmilière (des bailleurs de fonds et soutiens logistiques du terrorisme international), les caméléons commencent à changer de couleur. On assiste à un branle-bas des relations entre pays qui entretiennent directement ou non des relations incestueuses avec les milieux internationaux du djihadisme. C'est ainsi que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, craignant pour l'intégrité du Qatar (en tant qu'Etat principal bras financier du terrorisme), va y envoyer des troupes d'élite pour parer à toute éventualité. Le monde n'a encore rien vu. On n'est qu'au début du processus, Trump n'étant pas Obama, l'homme grâce à qui le terrorisme international a connu une expansion sans précédent dans le monde.

La trop grande richesse fait-elle perdre le bon sens ? Cette question peut se poser pour le Qatar. Avec, seulement, 2,6 millions d'habitants et un colossal budget de 62 milliards de dollars en 2015 provenant, essentiellement, de la vente du gaz liquéfié dont il est l'un des plus grands producteurs du monde, le Qatar (dont la superficie ne dépasse guère 12.000 km²) a de quoi devenir fou. Et ils sont devenus fous à Doha. Tenez : organisation de la coupe du monde, en 2022, sur des terrains de football climatisés, achat des plus grands palaces dans les plus grandes capitales occidentales, prises de participation dans les plus grandes entreprises des plus grandes places boursières internationales, etc., puis, puis, financement des mouvements djihadistes les plus radicaux (Etat islamique, Al Qaïda, Frères musulmans) qui créent la désolation de par le monde, déstabilisation d'un pays jadis stable et prospère, en l'occurrence, la Libye du colonel Mu'ammar al Kadhafi, le seul leader africain et arabe qui donnait à ses homologues africains sans compter, etc. Bref, si le monde était juste, le jeune émir du Qatar et tous les dirigeants qui l'entourent croupiraient dans des cellules non climatisées de la CPI (Cour pénale internationale).

La France vient d’être la cible d’un nouvel attentat terroriste, à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle. Pour Thierry Meyssan, Paris doit cesser de raconter des sornettes et prendre la mesure des événements : le terrorisme international est commandité et instrumenté jusque contre lui par certains de ses alliés au sein de l’Otan.

Le chef djihadiste malien, Iyad Ag Ghaly, a annoncé la fusion de son organisation avec deux autres, dont celle de l'Algérien, Belmokhtar, dans une vidéo diffusée, jeudi, 2 mars, par l'agence privée mauritanienne Al-Akhbar.

Le site www.taqadoumy.co a publié un document signé par la branche d'Al-Qaïda dans le Maghreb (AQMI)  qui confirme l'existence d'un accord de non-agression entre la République islamique de Mauritanie et l'organisation terroriste.

L'action concertée des Etats victimes des exactions de Boko Haram et de l'Etat islamique, donne de bons résultats. Ici aussi, l'union fait la force. Le Nigeria et l'Irak voient le nombre de morts causés par le terrorisme, nettement, diminuer. Cependant, les pays gagnés par le terrorisme augmentent, du fait du redéploiement des stratégies de Boko Haram en Afrique noire et de l'Etat islamique dans le monde arabo-musulman et en Europe.

Le Parlement tunisien vote, samedi, 30 juillet, pour décider s'il renouvelle ou non sa confiance au gouvernement de Habib Essid dont le départ semble scellé après un bras de fer de plusieurs semaines avec la présidence.

Un camion vient de foncer sur la foule, à Nice, faisant plusieurs victimes. La préfecture évoque un attentat. La préfecture des Alpes-Maritimes demande aux habitants de rester cloîtrés. On compterait, déjà, plus d'une trentaine de morts.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est en tournée, en Afrique. La première du genre depuis qu'il dirige le gouvernement de l'Etat d'Israël. C'est donc une première car les thèses défendues par son gouvernement ne sont pas de nature à lui permettre de trouver, facilement, des alliés en Afrique.

Vive le Bundestag ou à malin malin et demi ? Le Bundestag a accepté de classer la Tunisie, le Maroc et l'Algérie comme pays, totalement, sûrs. Et pourquoi ? Ce n'est pas ce que vous croyez.

Les Etats-Unis craignent une attaque contre les intérêts américains en Afrique du Sud. Les services de renseignement sud-africains et américains sont en alerte.