Tribunal militaire.

C'est un sujet qui va nourrir les débats dans les chaumières pendant de longues semaines : le leader des séparatistes anglophones au Cameroun, Sisiku Ayuk Tabe, et neuf de ses partisans, ont été condamnés, ce mardi, 20 août, à 5h38 du matin, au terme d'un procès marathon de plus de seize heures, à la prison à vie, par le tribunal militaire de Yaoundé. Les condamnés auront à payer la somme de plus de 250 milliards de F CFA, soit plus de 380 millions d'euros, de dommages à l'Etat du Cameroun, et plus de 13 milliards de F CFA d'intérêts. Présidé par le juge, Jacques Misse Njone, le tribunal les reconnaît coupables de dix chefs d’accusation : « apologie des actes de terrorisme, sécession, complicité d’actes de terrorisme, financement des actes de terrorisme, révolution, insurrection, hostilité contre la patrie, propagation de fausses nouvelles, atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat, défaut de carte nationale d’identité ». Les condamnés vont, certainement, faire appel, selon leurs avocats.

Coup de tonnerre dans la salle d'audience du tribunal militaire de Ouagadougou. Accusé d'être le commanditaire du coup d'état de septembre 2015, ce qu'il a, toujours, démenti, totalement, le général, Gilbert Diendéré, a demandé « pardon », ce mercredi, 5 décembre, matin, aux victimes. Est-il traversé par l'esprit saint pour qu'il redescende, ainsi, sur terre, après avoir donné l'impression qu'il était insensible à la douleur des victimes ? Cette question, pour l'heure, demeure sans réponse.

Chargé de l'exécution de coups bas sous le régime de Compaoré, le général, Gilbert Diendéré, depuis la perte du pouvoir par son mentor, n'assume plus rien. Devenu orphelin après la fuite de Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire, il a tout fait pour l'aider à revenir au pouvoir sans succès, y compris, par des moyens anti-démocratiques, objet de sa comparution, ce lundi, 26 novembre, devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Mais, avec toute la lâcheté qui le caractérise depuis la dissolution du RSP (Régiment de sécurité présidentielle) dont il était le chef, régiment qui faisait la pluie et le beau temps, il a nié avoir été le cerveau de la tentative de coup d'état de 2015. A-t-il convaincu le tribunal ?