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Tunisie

Candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron avait, fortement, condamné les crimes coloniaux, « crimes contre l'humanité » comme il les avait qualifiés, et appelé à leurs réparations. Deux années après son entrée en fonction, les pays africains commencent à poser des actes qui l'interpellent, alors qu'il semble avoir oublié cette promesse de campagne. Têtes de pont de cette nouvelle vague de pays contestataires, l'Algérie et la Tunisie, en attendant, certainement, d'autres, se rappellent à son bon souvenir.

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a été hospitalisé dans un état critique, jeudi, 27 juin, le jour où un double attentat suicide revendiqué par l'organisation djihadiste, Etat islamique (EI ou Daesh), a tué un policier à Tunis, faisant ressurgir le spectre de la violence. Avec pour conséquence immédiate, le sabotage de la remontée des réservations touristiques, qui commençait, déjà, à donner de l'espoir au gouvernement tunisien et à ses partenaires extérieurs.

Le refus de la présidence à vie peut, aussi, avoir des conséquences néfastes dans la vie du parti au pouvoir. C'est ce qui arrive à Nidaa Tounès où la succession n'a pas été, clairement, établie et acceptée par tous. En effet, le parti du président tunisien, Beji Caïd Essebsi, est secoué par des conflits internes, dus au fait que le président, au regard de son âge, a refusé, de son propre chef, de se représenter. Conséquence, Nidaa Tounès est dans la tourmente après l'élection de deux directions rivales, qui clament, chacune, leur légitimité, alors que le président de la République, resté silencieux, semble, complètement, dépassé par les événements.

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a confirmé, samedi, 6 avril, devant son parti, qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle du 17 novembre, pour "ouvrir la porte aux jeunes". Quelle sagesse ! A 92 ans ! Celui qui est depuis 2014 le premier président élu démocratiquement au suffrage universel en Tunisie, a fait cette annonce devant un congrès de son parti, Nidaa Tounès, en proie à de luttes de pouvoir intestines. Il laisse donc une barque en pleine turbulence au milieu de l'océan.

Voilà au moins un sujet qui unit les pays du Maghreb, et singulièrement, les Algériens dont certains soutiennent le pouvoir en place tandis que d'autres manifestent pour le départ d'Abdelaziz Bouteflika et de tout le système en place. L'unité politique tant recherchée et jamais trouvée au sein de l'Union du Maghreb arabe (UMA), se manifeste, aujourd'hui, sur le plan culturel, et plus précisément, de la gastronomie, à propos du « couscous », communément, appelé « couscous algérien ». Et si les merveilles de la table pouvaient unir les hommes ?

Au Maroc et en Algérie, la question des familles de djihadistes n'est guère débattue publiquement. Bien que moins touchés que la Tunisie. Tous les trois pays doivent, cependant, composer avec la problématique du "retour" de ressortissants ayant combattu dans les rangs du groupe Etat islamique (EI).

Des syndicats et associations en Tunisie ont appelé à manifester lundi, 26 novembre, contre la venue du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, attendu, mardi, à Tunis, dans le cadre de sa première tournée à l'étranger depuis le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Le Saoudien, Jamal Khashoggi, éditorialiste et critique du pouvoir, a été tué et démembré, le 2 octobre, au consulat de son pays, à Istanbul, un meurtre qui a terni l'image de l'Arabie saoudite, notamment, celle du prince héritier accusé par la presse et des responsables turcs d'avoir donné l'ordre de le tuer.

La coupe du monde est terminée pour le Maroc, le Nigeria, l'Egypte et la Tunisie. Le Sénégal (qui a naïvement raté sa qualif contre le Japon) attend de jouer un match très difficile contre la Colombie qui décidera de son sort. Mais, déjà, des enseignements peuvent être, valablement, tirés.

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, cherche-t-il à sauver les amis de l'ancien président, Zine el Abidine Ben Ali, accusés de corruption ? Alors que la justice (implacable) doit passer, il est accusé de vouloir laver plus blanc que le savon de Marseille. En effet, le Parlement tunisien a adopté, mercredi, 13 septembre, soir, malgré la virulente opposition de plusieurs députés, un projet de loi défendu par le président, Béji Caïd Essebsi, mais, décrié par la société civile car accusé de "blanchir les corrompus". Il n'y a pas d'autre moyen de se situer quand on choisit une telle orientation. Essebsi et Ben Ali, même combat pour la tolérance de la corruption en Tunisie ?

C'est l'image que donne l'aide américaine dans le monde, que le nouveau chef de la Maison Blanche a décidé de, drastiquement, réduire. Elle est reconduite, ici et là, en fonction des critères pas toujours objectifs. C'est dans ce contexte que le quotidien américain, The Washington Post, propose à Donald Trump d'en prendre à l'Egypte pour en ajouter à la Tunisie, pays démocratique s'il en est, et, particulièrement, frappé par le djihadisme. Pourtant, l'Egypte qui est le principal pôle de stabilité dans cette partie du monde, en a, aussi, grand besoin. Alors question : Donald doit-il déshabiller Hillary pour habiller Melanie ?

Même sous l'emprise des djihadistes d'Al-Qaïda, d'AQMI et de l'Etat islamique (EI), qui tentent de déstructurer ce pays dont le rôle donné à la femme, a, toujours, été un modèle à suivre dans le monde arabe, la Tunisie vient de réaliser un véritable bond en avant en votant une loi contre les violences faites aux femmes. Une très bonne nouvelle car sur un plan, purement, sécuritaire, par exemple, c'est la preuve que le pays n'est plus sous l'influence des djihadistes dont le propre, c'est de considérer la femme comme une sous-personne, pire, un objet, qui ne peut revendiquer aucun de ses droits dans la société.

Depuis l'arrivée au pouvoir, le 31 décembre 2014, de Béji Caid Essebsi, la traque des proches de l'ancien dictateur, Zine El Abidine Ben Ali, n'a guère fléchi. Même si le pays continue de lutter contre le djihadisme, principale préoccupation des instances du pouvoir, on ne constate aucun relâchement dans la recherche de traduire devant les tribunaux, tous ceux de l'ancien régime qui, pendant les années Ben Ali, s'étaient permis de prendre des largesses avec la fortune publique.

Le 51e Sommet de la CEDEAO (Commission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) a pris fin, ce dimanche, 4 juin, à Monrovia, au Liberia. Outre la passation de témoin entre la Libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et le Togolais, Faure Gnassingbé, qui va présider aux destinées de l'organisation, pendant un an, on aura observé un mouvement de foule du Maroc, de la Tunisie et de la Mauritanie, qui demandent, selon des formules différentes, à adhérer à la CEDEAO.

Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed est en colère. Pour le montrer, il a, carrément, limogé les ministres des Finances et de l'Education de son gouvernement, sans crier gare.

Une "journée de colère", accompagnée d'un appel à une grève générale, a été décrétée, ce vendredi, 14 avril, par le syndicat estudiantin, UGET, afin de dénoncer des "violences policières" survenues, mardi, 11 avril, lors d'une manifestation étudiante, à Tunis.

De son exil doré, en Arabie Saoudite, l'ancien président de Tunisie, Zine el Abidine Ben Ali, vient d'être, à nouveau, condamné par la justice de son pays. Cela dit, il est hors d'atteinte. Du moins, pour le moment.

Chaque pays fait la politique de ses moyens et en fonction de ses (seuls) intérêts. Le premier ministre tunisien, Youssef Chahed, l'a rappelé à son homologue allemande, Angela Merkel, qui lui reproche de faire perso en ne coopérant pas suffisamment, avec ses partenaires occidentaux, pour faire face au terrorisme.

La Tunisie est le pays comptant le plus grand nombre de djihadistes par tête d'habitant. Ils étaient évalués à 5.500 dont le retour fait des vagues, maintenant, que l'Etat islamique (EI ou Daesh) a été chassé de ses positions en Syrie, en Irak et en Libye. Comment gérer la réinsertion en Tunisie de tels compatriotes ? C'est le grand débat aujourd'hui dans le pays.

Une émission phare de la chaîne britannique BBC, qui devait être tournée, au Maroc, a été annulée par les autorités marocaines. Confrontées à l'islamisme (qui est certes maîtrisé grâce à une vigilance de tous les instants), les autorités font très attention à ne pas prêter le flanc.

Le gouvernement d'union tunisien de Youssef Chahed prend ses fonctions, ce lundi, 29 août, et devra, rapidement, donner des gages sur sa capacité à redresser un pays au bord de l’asphyxie économique cinq ans après la révolution.

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