Turquie

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, est considéré comme une véritable « horreur » au sein de l'Union européenne (UE). Mais, contrairement, à ce qu'une telle appréciation négative peut transparaître dans la réalité, c'est plutôt un bon point pour lui car les dirigeants européens qualifient de bons les seuls dirigeants qui jouent leur jeu, qui sont leur pion. En effet, ne sont bien vus dans les capitales européennes que les dirigeants du tiers-monde qui ne leur disent pas Non. Ce qui n'est en rien le cas du président turc qui sait, exactement, où sont ses intérêts et ceux de la Turquie. Le président, Recep Tayyip Erdogan, qui prête serment ce lundi, 9 juillet, pour un nouveau mandat de cinq ans, sera doté de pouvoirs, considérablement, renforcés aux termes d'une réforme constitutionnelle adoptée par référendum en avril 2017.

L'Union européenne (UE) estime que la campagne électorale n'a pas été "équitable", après la victoire d'Erdogan. En effet, Recep Tayyip Erdogan a revendiqué, dès dimanche, 24 juin, soir, sa victoire à l'élection présidentielle en Turquie et celle de son parti, l'AKP, aux élections législatives. Colère dans les principales capitales européennes, qui auraient souhaité la victoire de l'opposition. Car après avoir modifié la constitution, Recep Tayyip Erdogan est perçu, au sein de l'UE, comme un dictateur qui veut diriger son pays (à l'africaine). Le président turc, lui, n'a, vraiment, cure des états d'âme de Bruxelles, qui ne veut pas de la Turquie comme membre à part entière de l'UE à cause des considérations, suprêmement, extra-objectives. A l'intérieur ou hors de l'UE, Erdogan est décidé à relancer l'économie de son pays pour enrayer le chômage et éradiquer, totalement, le phénomène djihadiste. Pour cela, entend-on dire au sein de l'AKP, il restera au pouvoir le temps qu'il faudra pour atteindre cet objectif.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a entamé, lundi, 26 février, en Algérie, une nouvelle tournée en Afrique, qui doit le mener, ensuite, dans trois autres pays (Mauritanie, Sénégal et Mali) où Ankara s'efforce, depuis plusieurs années, d'accroître son influence et des opportunités d'affaires, en tant que pays émergent. A un moment où l'islamisme gagne du terrain dans le Sahel, le responsable mondial des Frères musulmans ne manquera pas d'aborder cette question, notamment, en Mauritanie et au Mali, qui sont deux pays, qui en souffrent, d'où la constitution, avec l'aide de la France, de la Force militaire du G5 Sahel dont l'objectif est de combattre son expansion.

Il s'agit d'un acte de terrorisme international, qui frappe, à la fois, la Turquie (qui en a l'habitude) et la Russie : l'assassinat de son ambassadeur sur qui on a tiré à bout portant alors qu'il visitait une galerie d'art.