Vous êtes ici

Union Africaine

Pour le retour de la normalité en Libye, chacun y va de sa propre recette. Comme on peut le voir, détruire a été très (très) facile. Aujourd'hui, reconstruire ce qui a été (facilement) détruit, hier, s'avère très (très) compliqué. Maître d'oeuvre de cette destruction, la France de Nicolas Sarkozy se montre, particulièrement, impuissante pour corriger une situation dont la très prospère Libye du colonel Kadhafi, n'avait guère besoin. C'est ainsi que les initiatives pour faire revenir la paix et la stabilité dans ce pays se suivent et se ressemblent dans leur inconsistance. Pendant ce temps, les populations vivent, toujours, dans la souffrance quand elles ne se meurent pas. C'est dans cet élan que le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a proposé, lui aussi, son propre plan de sortie de crise en Libye, lundi, 1er avril, qui consiste en la tenue d'une conférence nationale de réconciliation. L'UA insiste, cependant, sur le fait que la solution aux questions libyennes doit être, avant tout, le fait des Libyens et des Africains, avant d'être le fait des autres. Il sait de quoi il parle.

L'Union africaine (UA) a appelé, samedi, 30 mars, les parties en présence aux Comores à "faire preuve de la plus grande retenue", alors que les douze candidats de l'opposition contestent la réélection du président Azali Assoumani. Le président de la Commission de l'UA, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, invite les contestataires à ne pas se faire justice, eux-mêmes, mais, à suivre les voies de recours prévues par le code électoral.

Après la signature de l'accord de paix, à Khartoum, puis, à Bangui, début février dernier, le 8e accord de paix du genre, les acteurs à la crise centrafricaine sont, à nouveau, réunis, à Addis Abeba, pour tenter de sauver cet accord, déjà, remis en question à cause de la « non-inclusivité » du gouvernement formé par le premier ministre, Firmin Ngrebada, dont la tête est mise à prix par onze des quatorze mouvements rebelles signataires. A Bangui, on retient son souffle d'autant plus que le président, Faustin-Archange Touadéra, est invité par les belligérants à devenir, lui-même, leur nouvel et unique interlocuteur. Que compte faire l'Union africaine, facilitateur de cette nouvelle crise ?

Le candidat de l'opposition, Martin Fayulu, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), a proposé "de refaire les élections dans un délai de six mois", dans une lettre adressée aux dirigeants de l'Union africaine (UA) réunis en Sommet, à Addis Abeba, les 10 et 11 février. Une requête qui a mis bien de chefs d'Etat dans l'embarras, le président de l'UA de l'époque, le Rwandais, Paul Kagame, ayant cherché, en son temps, à initier une mission de bons offices, à Kinshasa, avant la prestation de serment du candidat déclaré par la CENI, à savoir, Félix Tshisekedi. La démarche de Paul Kagame se fondait sur le fait que la CENI n'avait pas désigné le véritable vainqueur de l'élection qui était non pas Tshisekedi mais Martin Fayulu. C'est ce dernier que l'épiscopat rdcongolais qui avait plus de 40.000 observateurs sur le terrain, avait, aussi, désigné comme vainqueur. Mais par la suite, le pays a fait confiance dans ses institutions officielles chargées d'organiser les élections, et a proclamé et investi Félix Tshisekedi président élu de la RDCongo. Mais, jusqu'à ce jour, Martin Fayulu conteste ce verdict.

La présidence en exercice de l'Union africaine (UA) a changé de main, dimanche, 10 février, à Addis Abeba. Le Rwandais, Paul Kagame, a passé le témoin à son homologue de l'Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, pour un an. Le nouveau président aura une année particulièrement chargée. Après une présidence, extrêmement, active de Paul Kagame placée sous le sceau des réformes, son successeur devrait axer son action sur la sécurité, le maintien de la paix, et la reconstruction post-conflit. Le dossier libyen où se divise l'Afrique et au sein duquel l'Egypte, principal soutien du maréchal, Haftar, conserve une influence forte, sera l'une de ses principales préoccupations avec l'organisation des élections devant permettre le redémarrage du pays. Enfin, il y aura l'organisation de la CAN 2019 à 24 équipes en juin-juillet dans un contexte sécuritaire fragile. C'est beaucoup de dossiers que devra gérer le nouveau président. Mais, visiblement, il n'en est pas du tout impressionné.

Après un léger flottement au niveau des instances de décision de l'Union africaine (UA), Khartoum a, finalement, abrité, mardi, 5 février, la signature de l'accord de paix entre rebelles et pouvoir, comme c'était prévu dimanche. Principal protagoniste, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, y a participé, de même que son homologue soudanais, Omar el-Béchir. Etait absent, le président du Tchad, Idriss Déby Itno, qui, au même moment, participe, à Ouagadougou, à la 5e Conférence de la Force G5 Sahel, avec ses homologues du Faso, du Niger, de la Mauritanie et du Mali.

Du jamais vu sous les tropiques : pour la première fois, l'instance continentale n'est pas d'accord avec la proclamation des résultats des élections faite par la CENI en République démocratique du Congo (RDC). Président en exercice de cette organisation, le président du Rwanda, Paul Kagame, a demandé, jeudi, 17 janvier, soir, la "suspension" de la proclamation des résultats électoraux définitifs, ainsi que, l'envoi d'une délégation de "haut niveau" à Kinshasa. Cette délégation composée, essentiellement, de chefs d'Etat sera conduite par lui-même, avec à ses côtés, le président de la Commission, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat.

On n'a pas besoin d'avoir une licence en droit de l'Université de Butare (Rwanda) pour savoir que Paul Kagame est un général de l'ex-APR (Armée patriotique rwandaise) qui aime la violence. Ce sont ses hommes qui tirèrent sur le Falcon 50 à bord duquel avaient pris place les présidents du Rwanda, Juvénal Habyarimana, et du Burundi, Cyprien Ntaryamira, ainsi que, leurs collaborateurs, un acte qui déclencha des tueries massives en guise de riposte, et qui finalement, se transforma en génocide faisant au bas mot 800.000 morts selon un décompte onusien. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il organisa une véritable chasse à l'homme hutu dans les deux Kivu au lendemain de son accession au pouvoir dans les années 2000. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il voulut régler son compte à Laurent Désiré Kabila juste parce que ce dernier refusa de gérer la « très grande » République démocratique du Congo (RDC) sous la haute supervision du « tout petit Rwanda » (paroles de Kabila mises entre guillemets). C'est parce qu'il est un homme violent qu'il organise, de temps en temps, l'assassinat de ses anciens partisans, dans les pays étrangers comme l'Afrique du Sud, où ils obtiennent l'asile politique. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il ne tolère pas la liberté d'expression et de la presse au Rwanda. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il s'autorise des victoires à la présidentielle avec des taux qui rivalisent avec ceux de Leonid Brejnev du temps de la grande Union Soviétique. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il a foutu en prison de sympathiques opposants comme Victoire Ingabire et consorts pour qu'ils n'apportent pas un autre son de cloche au débat politique national envahi par la seule parole unique, le seul discours unique et le seul parti unique du général-président. On pourra allonger ces griefs pour montrer que Paul Kagame aurait été un excellent dirigeant rwandais avant les années 90, quand le multipartisme n'avait pas encore cours en Afrique. Aujourd'hui, il est l'exemple à ne pas suivre sur un continent qui entend prendre son destin en main. D'abord, par la démocratie et le respect des droits de la personne humaine.

Président en exercice de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, sans s'embarrasser des susceptibilités, a introduit le débat sur la candidature de sa protégée, l'actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, au sein des instances de l'organisation panafricaine qui compte, aussi, les anglophones, les lusophones et les arabophones. C'est du jamais vu. Tout comme c'est la première fois qu'on voyait le chef d'un Etat membre de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), aller directement requérir le soutien du président français pour le poste de secrétaire général de l'OIF, avant d'en parler à ses pairs africains francophones. Paul Kagame a, ainsi, bousculé tous les codes en voulant mettre d'accord tous les futurs votants africains, en faveur de sa candidate. Bonne méthode ? Mauvaise méthode ? Visiblement, le président rwandais n'en a cure. Seul compte pour lui le résultat final. Et il pense être prêt du but, les observateurs s'attendant, déjà, au communiqué du Canada indiquant que sa candidate va jeter l'éponge, après 4 années à la tête de l'organisation. Info ou intox ? L'ancienne gouverneure du Canada se mure dans un silence de cathédrale. Comme si elle était dépassée par les événements alors que l'activisme de Paul Kagame montre que son combat est, encore, loin d'être gagné.

Ouuuf !!! Quelle sacrée avancée ! L'Union africaine, ce machin selon une expression gaullienne bien connue, décide de créer un ...Observatoire sur la migration. Un organisme qui va observer le départ massif des jeunes Africains sans avenir dans leur pays à cause de la mal-gouvernance locale additionnée aux politiques de coopération européennes entachées de corruption comme la fameuse Françafrique que le président Emmanuel Macron défend, avec beaucoup de finesse et de perspicacité, depuis qu'il a succédé à François Hollande à l'Elysée. Il faut préciser que l'ordre du jour du Sommet de l'UA avait complètement « zappé » la question des migrations. Très en colère à cause de cette volonté de passer sous silence cette importante question à l'UA, Afriqueeducation.com avait crié « Scandale » dans un article posté samedi 30 juin à 11h04 : « L'exode de centaines de milliers d'Africains, essentiellement, vers l'Europe, réunie en Sommet, jeudi, 28 juin, à Bruxelles, sur cette question, ne figure pas au programme officiel (du Sommet de Nouakchott). Pourquoi ? Parce que c'est une spécialité africaine : la fuite en avant, le refus de prendre ses responsabilités, surtout, quand on sait que c'est à cause de l'échec dans le développement du pays que les jeunes s'embarquent dans l'aventure européenne via la Méditerranée ». Même si la proposition de cette création est marocaine, Afriqueeducation.com ne boudera pas son plaisir d'avoir été écouté par la présidence de la Commission de l'Union africaine.

Quarante-quatre pays africains ont signé, mercredi, 21 mars, à Kigali, l'accord créant une Zone de libre-échange continentale (ZLEC), perçue comme essentielle au développement économique de l'Afrique, par le biais d'une hausse du commerce intra-africain.

Le président rdcongolais, Joseph Kabila, traîne les pieds pour quitter le pouvoir. Depuis fin 2016, date à laquelle il aurait dû céder sa place à un chef d'Etat, démocratiquement, élu, il ne cesse d'inventer des raisons pour garder son fauteuil. Il n'a que cure de la mobilisation de l'épiscopat, de la société civile et de l'opposition, qui, ensemble, lui demandent d'organiser la présidentielle sans avoir modifié la constitution, et de prendre une retraite méritée. Après Nikki Haley, l'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations-Unies, en 2017, ce sont les patrons, cette fois, des Nations-Unies, Antonio Guterres, et de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui sont attendus, à Kinshasa, dans les prochains jours, pour faire entendre raison à Joseph Kabila. Plus l'échéance de décembre 2018 approche, date à laquelle Kabila dit vouloir organiser la présidentielle, plus la pression sur lui devient forte.

Aussi puissant qu'il puisse prétendre être en tant que président des Etats-Unis, Donald Trump se rend, aujourd'hui, compte qu'il n'est que Donald Trump. Sans plus. Après avoir tenu des propos, foncièrement, « racistes » sur les Noirs d'Haïti et d'Afrique, qui vivraient, selon son expression, dans des « pays de merde », pensant qu'ils n'indigneraient personne comme, à chaque fois, quand ce genre de sujet touche l'Afrique ou les Noirs, il a été, désagréablement, étonné de la montagne de désapprobations venant de toute la terre, et même du ciel. Honteusement, il fait mine de reculer mais ne trouve pas la bonne formule pour arrêter la polémique créée par ses propos « racistes » et insultants.

L'Union africaine (UA) a, toujours, été claire sur le sujet : la CPI (Cour pénale internationale) a son utilité en tant que juridiction internationale, mais, elle reste très sectaire dans le choix des personnes à inculper et en ce qui concerne l'enrôlement des affaires. Depuis la création de ce tribunal, il n'y a que les Africains qui y défilent. Sont-ils les seuls malfaiteurs de la terre ? Du coup, le consensus n'a pas été difficile à se dégager à l'UA pour soutenir le président soudanais Omar el-Béchir. Ce soutien a même été étendu au niveau de la Ligue arabe et de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) où on n'est pas loin de penser qu'au niveau de la CPI, on pratique une politique du deux poids deux mesures.

Près de 6.000 Africains ayant combattu au Moyen-Orient avec l'organisation djihadiste, Etat islamique (EI), pourraient revenir en Afrique, a indiqué, dimanche, 10 décembre, à Oran (ouest algérien), le Commissaire de l'Union Africaine pour la paix et la sécurité, Smail Chergui. Conséquence : il appelle les pays africains concernés (Egypte, Tunisie, Algérie, Libye, Sénégal, Mauritanie, Mali, etc.) à se préparer "fermement" à la gestion de ces retours.

Washington et Londres ne savent plus quoi faire pour que Robert Mugabe soit chassé du pouvoir avec humiliation. Après une vingtaine d'années de déstabilisation, créant, dans le passé, dans le pays, une inflation de plus de 5.000% (des chiffres irréels pour le commun des économistes), juste pour faire tomber son régime, le combattant suprême qui a chassé le colon britannique des terres rhodésiennes et poussé les racistes d'Afrique du Sud jusqu'à leurs derniers retranchements, reste en place. Il sera, sans aucun doute, au prochain Sommet de l'Union africaine (UA), à Addis Abeba, fin janvier 2018. Champion toutes catégories à l'applaudimètre, pendant les Sommets de l'UA, il y prononcera un discours contre l'impérialisme (qu'il vient de vivre dans sa chair comme jamais avant), qui restera gravé dans les mémoires. Le seul chef d'Etat africain (encore) capable (après l'assassinat du Frère Guide) à dire les vérités qui fâchent à l'Occident, sans peur, et dont la voix porte dans le monde, vient de faire l'objet d'une machination insoupçonnée. Mais comme un roseau, il a plié sans rompre. Comme dans le maquis, il n'a pas fui l'adversité. Il a plutôt su faire face. Camarade Bob, comme l'a déjà dit afriqueeducation.com, le 17 novembre, à 13h54, a laissé passer l'orage. Il s'occupe, maintenant, à faire revenir la situation de son pays à la normale, après avoir été secoué comme jamais avant.

Jean-Claude Gakosso a été confirmé au poste de ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville, lors du dernier remaniement, grâce au dossier libyen qu'il pilote, sans grand bonheur, depuis plusieurs mois. Pour permettre au président du Haut Comité de l'Union africaine sur la Libye, Denis Sassou-Nguesso, d'avoir une certaine continuité sur ce dossier que convoitent plusieurs pays voisins de la Libye, membres de la Ligue arabe et de l'OCI, le dictateur n'avait pas hésité à mettre un avion à la disposition de son chef de la diplomatie pour sillonner les grandes capitales arabes à ce sujet, ce qui lui a, d'ailleurs, permis de gonfler (un peu plus) les épaules (déjà bien larges). Mais comme de Gaulle avait coutume de dire : « La volonté seule ne suffit pas », sous-entendu, il faut avoir, aussi, la capacité. Tel ne semble, malheureusement, pas être le cas pour le Congo-Brazzaville, qui n'a pas l'étoffe suffisante pour s'occuper des affaires libyennes alors que les siennes propres (dans le Pool) dépassent son médiateur international de président.

Pour beaucoup de pays africains exportateurs d'immigrés, c'est tout bénéfique que cette catégorie de leurs ressortissants partent se débrouiller à l'étranger, à leur risque et péril. Ca fait moins de problèmes dans le pays. Le nombre sans cesse croissant de morts en Méditerranée ne les émeut pas outre mesure. Mais, si ces départs constituent un bon débarras pour ces régimes africains, les immigrés, eux, sont une réelle préoccupation pour les pays de transit que sont le Niger, la Libye, l'Algérie et le Maroc. Les drames vécus lors de difficiles traversées du désert et de la mer, interpellent tout le monde. Premier à s'en soucier, en Afrique, le roi du Maroc, Mohammed VI, tire, aujourd'hui, la sonnette d'alarme en essayant de susciter une réflexion sur ce phénomène, qui n'est que le reflet de l'absence de démocratie et de la mal-gouvernance, dans les pays concernés. Depuis janvier 2017, 100.000 Africains ont traversé la Méditerranée et 2.247 sont morts.

Au sein de l'Union africaine (UA), ce ne sont pas toujours ceux qui sont riches qui sont les bons payeurs. On peut, par exemple, surprendre en affirmant que celui qui cumulait le plus de retards de paiement (alors qu'il n'était pas pauvre), c'était Feu le Frère Guide. Ces propos sont de Jean Ping, ancien président de la Commission de l'Union africaine, dans une interview accordée à Afrique Education, parue dans la deuxième quinzaine de décembre 2011. Aujourd'hui, l'Union africaine compte un certain nombre de chefs d'Etat et de gouvernement multi-milliardaires. Pourtant, elle croule sous les dettes et des déficits. Du haut de ses 93 ans, l'ex-grand maquisard, Robert Mugabe, qui mit hors d'état de nuire le colonisateur britannique, vient de faire le geste qui sauve, en allouant sous forme de don, un million de dollars à l'Union africaine. C'est le fruit de la vente de quelques têtes de son bétail.

Nkosazana Dlamini-Zuma quitte l'organisation continentale pour briguer la présidence de l'ANC, puis, de l'Afrique du Sud. Elle a regardé la finale de la CAN (Coupe d'Afrique des nations), dimanche, 5 février, à Libreville, au Gabon, et en est très contente. Avec sa belle plume, elle a adressé ses félicitations aux différents acteurs de ce succès sportif.

Pages