Union européenne

Les négociations en vue du renouvellement de l'Accord ACP-UE se poursuivent lentement mais sûrement. A la suite des récentes consultations au niveau régional avec les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), les négociateurs en chef, le commissaire européen, Neven Mimica, et le ministre togolais des Affaires étrangères et négociateur en chef côté ACP, le professeur, Robert Dussey, se sont réunis, jeudi, 23 mai, à Bruxelles, pour discuter des grandes lignes du futur accord ACP-UE. On commence, donc, à entrevoir la forme du futur Accord même s'il est prématuré d'en parler au stade actuel des négociations.

Vendredi, 3 mai, à Mbabane, en Eswatini, les négociateurs en chef Neven Mimica (pour l'Union européenne) et Robert Dussey (pour les ACP), ont rencontré les ministres africains pour discuter du pilier «Afrique» du futur partenariat entre l'UE et 79 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Les élections européennes ayant lieu, du 23 au 26 mai, c'est le parlement européen renouvelé qui aura à connaître du projet du nouvel Accord, actuellement, en négociation. On peut, donc, envisager la signature du Nouvel Accord avant la fin de cette année ou au premier trimestre de l'année 2020.

L'association SOS Méditerranée a appelé, lundi, 15 avril, les futurs députés européens à défendre les sauvetages de migrants en mer au nom des «valeurs fondamentales de l'Europe», quelques jours après la polémique sur la «complicité» entre ONG et passeurs. Honneur à cette association qui dit des choses fortes et sensées dans un contexte européen où le fait de le dire, rend impopulaire.

Les 25 et 26 février 2019, le professeur, Robert Dussey, Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, et négociateur en chef du Groupe ACP pour le Post-Cotonou, a pris part, à Apia, capitale de l’Etat indépendant de Samoa, aux consultations politiques UE-Pacifique sur les protocoles régionaux co-organisées par la Commission européenne et le gouvernement de Samoa. Pendant son séjour, le chef de la diplomatie togolaise a eu, en dehors des travaux, des rencontres avec plusieurs autres personnalités.

L'opposant, Juan Guaido, a été reconnu comme président par intérim du Venezuela par 19 pays de l'Union européenne (UE). Pas moins. En retour, le président socialiste, Nicolas Maduro, les accuse de "soutenir les plans putschistes" des Etats-Unis. Les Africains sont étonnés par cette réaction de l'UE dans la mesure où les situations à peu près similaires en Afrique sont, complètement, passées sous silence par l'instance européenne. Une politique de deux poids deux mesures qui trouve, parfois, l'explication dans la volonté de maintenir des politiques coloniales et de domination dans les pays africains.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, et le premier ministre italien, Giuseppe Conte, ont salué, mardi, 15 janvier, à Niamey, le succès de la lutte conjointe contre l'immigration clandestine avec la chute drastique du flux de migrants vers l'Europe depuis 2016. Comme quoi, le président nigérien s'est laissé embobiner dans la néfaste entreprise européenne qui vise à empêcher les Africains à aller se chercher dans les pays européens, alors que ces derniers, sont, directement, accusés d'être (co)responsables de la catastrophique situation économique qui prévaut dans les pays d'immigration, et qui crée cette hémorragie africaine vers l'Europe. Le Niger, la Libye (qui n'est qu'un Etat virtuel) et le Tchad, ont été désignés par les dirigeants européens pour servir de lieux de tris de bons et de mauvais migrants africains. Les démocrates africains ont, vivement, condamné cette façon de faire des Européens et reproché aux présidents, Mahamadou Issoufou, du Niger, et Idriss Déby Itno du Tchad, de vendre la dignité africaine pour quelques poignées d'euros. La mondialisation qui a été créée en Occident, ne doit pas être privée aux Africains sous prétexte qu'ils apportent la pauvreté en Europe. La mondialisation doit être totale et entière pour tout le monde. Y compris pour les Africains. Le « village planétaire » dont on parle ne concerne-t-il pas les Africains ? Cette question est posée à Mahamadou Issoufou qui vient de saluer la baisse des flux africains vers l'Europe en compagnie d'un dirigeant européen, foncièrement, raciste, en l'occurrence, le premier ministre italien, Giuseppe Conte.

Jeudi, 13 décembre, s'ouvrira la 108e session du Conseil des ministres ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), à la Maison des ACP, à Bruxelles. C'est pour préparer cette importante réunion que le rapport du Groupe central de négociation au niveau ministériel, s'est réuni, ce mercredi, 12 décembre. Cette réunion a permis aux ministres chargés de négocier sous la direction du professeur, Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, au nom des 79 pays ACP, accompagnés des ambassadeurs des pays concernés, de tracer les grandes lignes des futures négociations côté ACP.

"Plateformes de débarquement" de migrants, "centres contrôlés", renforcement des frontières extérieures : voici les principaux points de l'accord (a minima) trouvé, vendredi, 29 juin, au petit matin, entre les dirigeants des pays de l'UE (Union européenne) sur les migrations, après une nuit de tractations tendues. Tout le monde s'est montré content (devant les caméras des télévisions), des Italiens et Maltais aux Polonais et Hongrois en passant par les Français et Allemands. Autant dire qu'il s'agit, en réalité, d'un non-accord (qui ne dit pas son nom) car rien n'est contraignant dans ce qui a été adopté. Chaque pays est libre de faire ce qu'il veut chez lui.

De l'odyssée de l'Aquarius au blocage d'autres navires en Méditerranée, l'Union européenne (UE) se déchire depuis deux semaines autour de la question des migrants. Avant le sommet des Vingt-Huit, prévu jeudi 28 et vendredi 29 juin à Bruxelles, le commissaire européen aux Migrations a estimé que "le projet européen" était "en danger". Dimanche 24 juin, la tenue d'un mini-sommet d'urgence entre les dirigeants de 16 pays de l'UE n'a pas permis d'apaiser les tensions et aucune stratégie commune n'est ressortie de la réunion. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi aucun consensus ne se dégage-t-il ? On vous aide à comprendre pourquoi l'Europe se divise sur l'immigration. Cela dit, il faut noter que l'immigration (africaine) est provoquée par l'extrême pauvreté des arrivants. Cette extrême pauvreté est la conséquence des mauvaises politiques de coopération entre l'Europe et l'Afrique, lesquelles politiques ne profitent pas aux peuples, c'est-à-dire, aux arrivants africains en Europe. La mal-gouvernance en Afrique ne bénéficie pas non plus aux 28 pays européens, mais à quelques-uns seulement, qui ont eu un passé colonial en Afrique. La France, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, le Portugal et l'Italie, sont les anciens colonisateurs des pays africains. Leur coopération en Afrique est très décriée car elle n'atteint pas les peuples. Elle est détournée au profit de certaines élites de ces pays donneurs d'aide et partagée avec leurs alliés des pouvoirs africains. A titre d'exemple, cette mauvaise politique entre la France et les pays francophones d'Afrique, est appelée « Françafrique ». La démanteler serait synonyme de très grand affaiblissement de la France dans le domaine économique, au moment où la France perd des parts de marché dans le monde. Voilà le problème central à résoudre et qui, tôt ou tard, entraînera l'implosion de l'UE, dans sa forme actuelle.

La Commission nationale libyenne des droits de l'homme a rejeté, mardi, 26 juin, la "tentative européenne unilatérale" de création de camps d'immigration en Libye. Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, lors de son voyage, en Libye, lundi, 25 juin, l'avait laissé entendre. Une annonce, immédiatement, démentie, quelques heures plus tard par le vice-premier ministre libyen, Ahmed Miitig. Le gouvernement algérien n'en veut pas non plus, selon les propos de son ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, ce mercredi, 27 matin, sur Radio France Internationale. Il n'y a que le Niger et le Tchad, qui ont accepté l'installation de « hot spots » sur leur territoire, à la demande du président français Emmanuel Macron. Depuis, ces deux pays font l'objet de beaucoup de critiques de la part de leurs oppositions et de la société civile.

Le Haut Commissaire de l'ONU aux réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a demandé, mercredi, 20 juin, aux pays européens d'accélérer les procédures de départs des pays de transit des réfugiés qu'ils ont décidé d'accueillir sur leur sol. Cet appel pressant a été lancé depuis le Niger, pays où la France a installé des « hot spots » gérés par ses services de l'OFPRA. De manière générale, il est demandé aux pays européens de ne pas se fermer à la grande misère et l'extrême pauvreté qui sévissent dans les pays africains où des politiques françafricaines, responsables du maintien des pouvoirs corrompus et extravertis à la tête de certains pays d'Afrique dont la mal-gouvernance est patente, font qu'aucun avenir n'est assuré à ces milliers de jeunes, qui préfèrent mourir dans la Méditerranée au lieu de mourir dans leur pays, pourtant, au sous-sol très riche, que pillent allègrement les multinationales occidentales sans foi ni loi, sous l'oeil complice et paternaliste de certaines ex-puissances coloniales européennes. Fermer les yeux devant une telle cruauté et préférer ériger des barrières pour que ces jeunes Africains victimes de cette mal-politique (Europe-Afrique), ne se rendent pas en Europe où ils espèrent avoir leur salut, est une forme de « non assistance à personnes en danger » de mort. Oui, les jeunes Africains ont raison de se rendre en masse (au péril de leur vie) dans les pays d'Europe où ils escomptent un semblant de bien-être. Ca suffit comme ça l'hypocrisie des dirigeants françafricains d'Europe !

A cette allure où l'Union européenne (UE) prend des mesures anti-immigration les unes plus inapplicables que les autres, ne va-t-elle pas interdire, bientôt, aux migrants africains de respirer l'air en provenance des côtes européennes ? En effet, après avoir, vainement, cherché à ériger des barrières sur la Méditerranée en investissant des centaines de millions d'euros dans différents dispositifs de surveillance, les pays de l'UE, toute honte bue, se sont dotés, ce lundi, 17 juillet, de nouvelles règles pour pouvoir empêcher l'exportation vers la Libye de canots gonflables et de moteurs hors-bord utilisés par les migrants, qui cherchent à rejoindre l'Europe par la Méditerranée. L'adoption de cette mesure plus que ridicule, voire, même anecdotique, montre que l'Europe perd le Sud et ne sait, réellement, plus sur quel pied danser, ni à quel sait se vouer.

Des centaines de migrants ont forcé, vendredi, 17 février, la frontière entre l'Espagne et le Maroc, à Ceuta, au moment où Rabat menace de ne plus contrôler les flux migratoires si un différend agricole avec l'Union européenne n'est pas réglé.

Il est "temps de fermer" la voie de passage des migrants clandestins entre la Libye et l'Italie et cet objectif est "à notre portée", a affirmé, jeudi, 2 février, le président du Conseil européen, Donald Tusk. Malheureusement, Donald Tusk a évité d'aborder les causes de cette immigration, à savoir, la pauvreté, mais aussi, la très mal-gouvernance des pays africains, parfois, encouragée par certaines capitales européennes.

Après avoir liquidé Mu'ammar al Kadhafi qui n'arrêtait pas de dire qu'il était le véritable rempart contre une immigration massive des Africains vers le sol européen, l'Union européenne, incapable d'endiguer le flot de migrants venus des côtes africaines, en vient à proposer une solution à peine croyable : la construction des « camps de migrants » sur le sol libyen afin d'empêcher les Africains d'atteindre la terre promise.

Dans le camp de Bongo Ondimba Ali (BOA), on n'y croit plus. Le rouleau compresseur de Jean Ping est, tellement, soutenu qu'il se renforce, tous les jours, avec la position pressante de la Communauté internationale, qui, après avoir, observé l'élection, a pris position contre les fraudes (massives) orchestrées par le camp présidentiel. Pour la première fois, on a l'impression que le vote des électeurs ne sera pas détourné. A moins que le président du Tchad, Idriss Déby Itno et ses homologues, ne désavouent, publiquement, et le Conseil de sécurité, et l'Union européenne, et le département d'Etat américain, et le Quai d'Orsay, et le premier ministre français, ce qui fait, quand même, beaucoup de monde. De poids.

A quelques heures de l'arrivée de la Mission de haut niveau de l'Union africaine (UA), à Libreville, la Haute-Représentante/Vice-Présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, et le Commissaire à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica, rappellent la position de l'Union européenne (UE) qui est la même que celle du Conseil de sécurité des Nations-Unies, des Etats-Unis et de la France.

La mauvaise foi de Bongo Ondimba Ali (BOA) a, déjà, fait le tour du monde. Même les habitants du Pôle Nord savent que ce chef d'Etat de l'Afrique centrale, bien que, correctement, battu à l'élection présidentielle du 27 août par son rival, Jean Ping, refuse de quitter le pouvoir. Parti sur cette base, que peut, concrètement, faire la Mission de l'Union africaine attendue à partir de jeudi au Gabon ?

La représentante de la Mission d'observation électorale de l'Union européenne au Gabon a appelé, jeudi, 28 juillet, à "tout faire" pour "éviter tout acte de violence ou toute forme de provocation", dans un climat (excessivement) tendu à l'approche de la présidentielle du 27 août, au point qu'on s'autorise à se demander si elle croit à celle qu'elle demande.

Au cours des dernières années, la menace terroriste s’est accrue et a évolué, en Europe. Les attentats de 2015, à Paris, et 2016, à Bruxelles, en sont la preuve tragique récente. Après qu'ils aient frappé, les institutions européennes ont décidé de renforcer le cadre antiterroriste de l’Union européenne et ont proposé, à travers la Commission « Libertés civiles, justice et affaires intérieures » une actualisation de la législation pénale existante dans ce domaine.