Union européenne.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a estimé, jeudi, 10 janvier, que les résultats annoncés de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) ne semblaient "pas conformes aux résultats que l'on a pu constater ici ou là". Quelle mouche a donc piqué le patron du Quai d'Orsay dont la réaction post-électorale est, toujours, conforme aux positions du pouvoir en place, quand il ne se borne pas, simplement, à conseiller le recours aux institutions républicaines, dans la paix, en cas de contestation ? Ces dernières années, l'Union européenne, au contraire, ne s'est pas montrée complaisante. Au Gabon, elle avait pondu un rapport aux antipodes de celui des observateurs africains. La position de l'Union européenne était, tellement, tranchante que les autorités gabonaises ont dû regretter de l'avoir invitée pour observer leur présidentielle. Conséquence de ce changement de paradigme, au Cameroun, en octobre dernier, le gouvernement n'a pas commis la même erreur. Il a tenu l'Union européenne loin de sa « surface de réparation ». Cela veut-il dire que la complaisance des Occidentaux à l'endroit des pouvoirs africains aurait cessé ? Rien n'est moins sûr même s'il faudra observer l'attitude du chef de la diplomatie française, lors des futures élections présidentielles qui auront lieu dans l'ancien pré-carré français.

L'Union européenne (UE) a versé une aide de 21 millions d'euros (près de 13,775 milliards de F CFA) au Niger pour l'aider dans la lutte contre l'émigration clandestine vers l'Europe et pour la "sécurité intérieure". Ce « job » ignoble avait été récusé par les Marocains, les Algériens et même les (très dépendants) Libyens. Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, lui, s'est empressé de dire « Oui Chef » ! On suivra, donc, attentivement, comment le gouvernement du Niger mettra en œuvre son plan de retour dans leurs pays des immigrés bloqués sur son sol. Comme pendant l'esclavage, c'est le nègre qui vend le nègre quand il ne le tue pas.

La présidence burundaise a, officiellement, demandé à ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense, d'entamer la procédure de retrait des troupes burundaises déployées, en Somalie, dans le cadre de la force de l'Union africaine (Amisom), en raison d'un conflit sur les salaires des soldats.

La désinformation bat son plein du côté de Bongo Ondimba Ali (BOA). En réalité, il est en totale perdition. Sa victoire annoncée, il y a peu sur www.afriqueeducation.com est une fausse victoire. Toujours le faux et encore le faux chez lui. Nous corrigeons cette erreur en vous demandant pardon.

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, vient d'effectuer une visite en Belgique et au Luxembourg, au cours de laquelle les différents partenaires européens comptent allouer  plus de 370 milliards de F CFA pour soutenir le Programme national de développement économique et social (PNDES).

Pierre Nkurunziza est, toujours, accroché à la tête de l'Etat du Burundi. Sans moyens bien sûr. Il ne peut, donc, pas appliquer le programme pour lequel il s'est fait réélire. Presque toutes les aides (sauf chinoises) ont été suspendues. Il vient de dénoncer cet assèchement des finances de son pays.