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Venezuela

Solidarité pour le même combat anti-impérialiste oblige ! La Syrie (qui sait ce que c'est que l'ingérence occidentale dans un conflit) vient d'adresser un message de soutien à Nicolas Maduro, victime d'une tentative de coup d'état fomenté par l'opposant, Juan Guaido, avec le soutien actif des Américains. Le successeur du camarade Chavez bénéficie de l'accompagnement des Russes qui sont en train d'établir une base, à Caracas, afin d'apporter toute la protection nécessaire au président vénézuélien, comme ils l'avaient apporté, hier, au président syrien, Bachar al-Assad. Conséquence, on peut avancer sans risque de se tromper que Nicolas Maduro restera en place et que toute solution future au Venezuela se fera avec lui et non sans lui. N'en déplaise à Pompeo, le très radical secrétaire d'Etat de Trump, et aux 50 pays qui ont osé apporté leur soutien politique à un putschiste.

Le pouvoir vénézuélien a accentué, jeudi, 28 mars, la pression sur Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, surtout, occidentaux ou alliés des Etats-Unis, en le déclarant inéligible durant 15 ans. En quelques temps, il a effectué près d'une centaine de voyages dont la plupart à l'étranger, ce qui pose le problème du financement de ceux-ci et de son mouvement insurrectionnel. Juan Guaido a, aussitôt, rejeté cette sanction. C'est un nouveau bras de fer qui commence au moment où, après avoir vociféré et braillé sans jamais mordre, en menaçant Maduro qu'il allait voir ce qu'il allait voir, Washington assiste, impuissant, à l'arrivée progressive mais impressionnante de la Russie dans le pays, à la demande du pouvoir légal et légitime de Nicolas Maduro, qui est, désormais, sous sa protection.

Pour qui Donald Trump se prend-il ? Les Etats-Unis sont-ils devenus les Nations-Unies pour donner des ordres à la Russie qui définit sa ligne diplomatique comme elle l'entend ? Le président américain a appelé, mercredi, 27 mars, la Russie à quitter le Venezuela, après un pic de tension lié à l'envoi par Moscou de militaires et de matériel à Caracas. Cette implication éloigne la chute du régime de Nicolas Maduro que Washington avait planifiée avec le « président par intérim », Juan Guaido, en concertation avec certains pays de la sous-région. Washington sait que la présence militaire de la Russie aux côtés de Maduro va déjouer tous ses plans comme ce fut le cas avec le président syrien, Bachar al-Assad. D'où la colère du vieillard de la Maison Blanche.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a prévenu son homologue russe, Sergueï Lavrov, que les Etats-Unis ne resteraient pas "les bras croisés" si la Russie continuait "d'exacerber les tensions au Venezuela". En fait, pour faire face à la volonté manifeste de Washington de faire tomber le pouvoir vénézuélien actuel, le président, Nicolas Maduro, a fait appel à Vladimir Poutine qui a ordonné le renforcement de la coopération russe pour protéger le Venezuela du coup d'état américain en préparation. Comme en Syrie, hier, Pompeo sait qu'avec l'implication de la Russie dans la protection de Maduro, la déstabilisation américaine ne passera pas. Voilà pourquoi il est en colère.

C'est vrai que, selon les évaluations du FMI et de la Banque mondiale, deux institutions financières onusiennes, entièrement, sous le contrôle des Occidentaux, le taux d'inflation du Venezuela est de plus de 10.000%. Un chiffre qui dépasse l'entendement humain et qu'on avait, déjà vu, chez Camarade Bob au Zimbabwe, il y a quelques années. A Harare, en effet, Londres se moquait qu'on prenne une brouette de billets de banque pour se rendre chez le boulanger y acheter du pain. Sans préciser que les Services anglais avaient, complètement, coulé l'économie zimbabwéenne en y injectant, massivement, de la fausse monnaie. Cette pratique a, certes, mis l'économie de ce pays en grande difficulté, mais, Robert Mugabe (qui en avait vu d'autres, lui, l'ancien maquisard), n'est parti du pouvoir, après plusieurs années, que parce que son armée en avait décidé autrement, suite à l'intrusion de son épouse dans sa succession. Au Venezuela où l'Occident ne veut plus entendre parler du « chavisme » (idéologie prônée par feu Camarade Hugo Chavez), on est sur le même cas de figure. L'écroulement de l'économie vénézuélienne, tel qu'on le voit, aujourd'hui, n'est pas seulement dû à la « mauvaise gestion » du président, Nicolas Maduro (comme le crie Washington sur tous les toits), mais, c'est aussi et surtout, à cause de l'introduction malsaine de la fausse monnaie (monnaie corrompue) pour noyer l'économie de ce pays.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, soutenu par une cinquantaine de pays à l'Onu, dont la Russie, la Chine, la Turquie, Cuba, la Corée du Nord ou l'Iran, a fait appel à la justice, jeudi, 14 février, pour contrer l'offensive de l'opposant, Juan Guaido, sur le groupe public pétrolier vénézuélien, PDVSA.

L'opposant, Juan Guaido, a été reconnu comme président par intérim du Venezuela par 19 pays de l'Union européenne (UE). Pas moins. En retour, le président socialiste, Nicolas Maduro, les accuse de "soutenir les plans putschistes" des Etats-Unis. Les Africains sont étonnés par cette réaction de l'UE dans la mesure où les situations à peu près similaires en Afrique sont, complètement, passées sous silence par l'instance européenne. Une politique de deux poids deux mesures qui trouve, parfois, l'explication dans la volonté de maintenir des politiques coloniales et de domination dans les pays africains.

Le Parlement vénézuélien, contrôlé par l'opposition, a déclaré, samedi, 5 janvier, illégitime, le nouveau mandat du président, Nicolas Maduro, qui doit débuter le 10 janvier, promettant d'encourager un "gouvernement de transition" et des "élections libres".

Alors qu'on lui promettait l'exil, à défaut de se retrouver, carrément, entre quatre planches, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, reprend du poil de la bête. Il n'y a pas longtemps, le tonitruant, Donald Trump, menaçait de le faire tomber, mettant la CIA et certains homologues voisins hostiles, à contribution. Mais, Dieu est juste. Le camarade, Nicolas Maduro, a fait des réformes nécessaires pour résoudre la très difficile situation que traverse, actuellement, son pays, victime de la baisse des cours du pétrole. Petit à petit, il réussit à remettre de l'ordre dans la Maison (Venezuela), méthodiquement et efficacement. Preuve qu'il a la situation en main, il se remet à voyager, loin. C'est ainsi que lundi, 11 septembre, i a rendu visite au président algérien, Abdelaziz Bouteflika, avec qui, il parle le même langage.

En octroyant 5 millions de dollars à 10 pays africains, le Venezuela démontre que, malgré de graves difficultés budgétaires ressenties dans le pays à cause de la baisse drastique des recettes pétrolières, l'esprit de son mythique et défunt président, Camarade, Commandant Hugo Chavez, existe, toujours, dans ses relations avec l'Afrique.