Vital Kamerhe

Vital Kamerhe, directeur de cabinet du président de la République démocratique du Congo (RDC), a été condamné, samedi, 20 juin, à "20 ans de travaux forcés", au terme d'un procès anti-corruption sans précédent. La question est celle-ci : le président, Félix Tshisekedi, n'est-il pas en train de scier la branche où il est assis ? Car les kabilistes sont en droit de se réjouir d'avoir réussi à semer la zizanie dans le camp présidentiel, qui s'en trouvera, incontestablement, affaiblie.

La honte ! La terrible déception ! La très grande désillusion ! Chacun qualifiera cela comme il l'entend. Toujours est-il que l'unité tant saluée ces dernières semaines n'a même pas tenu 24 heures : deux poids lourds de l'opposition congolaise ont annoncé dès lundi, 12 novembre, qu'ils se retiraient de l'accord qu'ils avaient signé la veille pour désigner un candidat unique de l'opposition à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC). On n'a pas besoin d'être le marabout de Sassou-Nguesso pour savoir que Joseph Kabila a sablé le champagne, maintenant qu'il commence, vraiment, à être rassuré de la possible réalisation de son plan de maintien (via son candidat) au pouvoir. Du coup, la retraite anticipée de sa charge de prêtre du cardinal, Laurent Mosengwo, il y a, quelques jours, prend toute son importance. Afriqueeducation.com avait alors titré : « Présidentielle en RDC : Le cardinal Laurent Mosengwo en embuscade » (2 novembre 2018 à 12h38), s'attirant quelques foudres de fidèles catholiques rdcongolais.