Yoweri Museveni

L'échec d'Hillary Clinton à la présidence américaine a consolidé plusieurs dirigeants africains dans leur volonté de s'éterniser au pouvoir. Si Barack Obama avait vite été perçu par ses pairs africains, comme un « beau parleur » qui ne savait pas « mordre » en ce sens qu'il excellait dans des cours de démocratie et d'alternance à la tête des Etats, mais se gardait bien de soutenir, dans les pays considérés, les opposants bloqués par la machine électorale locale, Hillary Clinton, par contre, est connue pour n'avoir pas froid aux yeux quand il faut passer de la parole à l'acte. Un exemple : son feu vert dans l'éviction du Libyen Kadhafi du pouvoir, une opération initiée par l'ancien président français, Nicolas Sarkozy. Alors que les sondages, quelques mois avant la présidentielle américaine, annonçaient, presque tous, l'arrivée d'Hillary Clinton à la Maison Blanche, plusieurs dirigeants africains, parallèlement, faisaient part de leur souhait d'abandonner le pouvoir. Mais, quand arriva, par surprise, Donald Trump dont la priorité n'était nullement la gestion des questions démocratiques dans le monde, et surtout, pas en Afrique où il donna l'impression d'apprécier les pouvoirs qui durent et donc qui sont stables, et qu'il ne fallait pas au nom du prisme occidental les déstabiliser au motif qu'il fallait les changer pour faire beau, plusieurs dictateurs africains se sentirent rassurés dans leur volonté de s'éterniser au pouvoir. Yoweri Museveni, qui est un pur produit américain (tout comme l'Erythréen Issaïs Afworki, le Rwandais Paul Kagame pour ne parler que d'eux) fait partie de cette catégorie de dirigeants qui aspirent à rester longtemps au pouvoir, ce qui désespère son opposition.

Pour mettre fin à ces cinq années de guerre, l'ex-guérillero, Yoweri Museveni, parrain régional de la jeune République du Soudan du Sud, au nom de la chrétienté assumée face à l'Etat islamique du Soudan, a effectué le déplacement de Khartoum, pour aider le maître des lieux, le général, Omar el Béchir, à réussir les pourparlers entre les deux frères ennemis. Au terme d'âpres négociations, le président sud-soudanais, Salva Kiir, et son rival, Riek Machar, "se sont mis d'accord sur certains points", au deuxième jour des pourparlers, ce qui sauve la face de tout un chacun.

Contre toute attente, le président ougandais, l'ancien guérillero Yoweri Museveni, vient d'imposer une taxe exceptionnelle sur les réseaux sociaux en Ouganda, que Reporters sans frontières considère comme “une nouvelle barrière pour affaiblir la presse”. Et si c'était une façon de lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux où on trouve tout et son contraire, sans sanction ? Le débat est lancé.

L'ex-guérillero tombeur de Milton Oboté est-il devenu tolérant ou a-t-il vu qu'il se rendait ridicule en poursuivant devant une justice aux ordres, deux petits chanteurs ougandais qu'il doit au contraire protéger au lieu de les brimer, juste parce qu'ils ont dit, dans une chanson, ce qu'ils pensaient en leur for intérieur, à savoir, que leur président, trop âgé, devait prendre sa retraite ? Le titre de la chanson, « Mzei Wumula », en langue luganda, signifie, tout simplement, « Prends ta retraite, vieil homme ». L'ex-guérillero s'est mis dans une colère indescriptible qui rappelle celle du président camerounais, Ahmadou Ahidjo, dans les années 70. En effet, le premier président du Cameroun avait, carrément, emprisonné, sans procès, le chanteur populaire de l'assiko, Jean Bikoko dit Aladin, qui avait affirmé dans une chanson que « Yak Baoussa ba gwé ngen » (Même les Haoussa ont leur temps), autrement, dit, ils ne resteront pas, éternellement, au pouvoir. Mais, quelques mois, plus tard, il ordonnait sa libération. L'histoire se répète en Ouganda : l'ex-guérillero a, politiquement, stabilisé son pays, en conservant le pouvoir, mais, il ne doit pas beaucoup aimer l'humour. Surtout quand celui-ci met à mal sa (modeste) personne.

Yoweri Museveni veut mourir au pouvoir. Contrairement à Camarade Bob, il n'a pas annoncé qu'il serait, toujours, président à 100 ans, mais, ses actes parlent pour lui. Sous son instigation, les députés ont voté, mercredi, 20 décembre, à une très large majorité, la suppression de la limite d'âge pour être élu président, ce qui ouvre la voie à une nouvelle candidature, en 2021, du chef de l'Etat, Yoweri Museveni. Agé de 73 ans, l'ex-guérillero pourra, également, se représenter en 2026, et peut-être qu'à cette date, il modifiera, à nouveau, la constitution pour pouvoir se représenter en 2031, et pourquoi pas, en 2036 ? Bref, il s'agit d'une présidence à vie qui ne dit pas son nom. Objectif : mourir au pouvoir comme un demi-dieu.

Au moment où le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, essaie de maintenir une paix par les armes, après avoir brigué grâce à la fraude un troisième mandat à la tête de l'Etat auquel il n'avait pas droit, les présidents tanzanien, John Magufuli, et ougandais, Yoweri Museveni, ont, vivement, critiqué la décision des juges de la Cour pénale internationale (CPI) autorisant l'ouverture d'une enquête sur des crimes contre l'humanité présumés au Burundi. De qui se moquent-ils en faisant semblant de jouer les facilitateurs entre les deux camps ennemis alors qu'en réalité, ils soutiennent la dictature de Nkurunziza comme le montre leur soutien ?

Pour Yoweri Museveni, il n'y a pas d'âge pour être président de la République. C'est la santé et son corps qui doivent être seuls juges, et non des textes de loi. L'ex-guérillero en est à son cinquième mandat de cinq ans, et ne compte pas prendre sa retraite de si tôt. Surtout que son voisin, le très jeune, Camarade Bob (Robert Mugabe), affiche 93 ans tout en annonçant vouloir, toujours, être en poste à 100 ans. D'où la question de savoir si le maquis (car les deux dirigeants ont conquis leur pouvoir à partir de la lutte armée) aide à s'éterniser au sommet de l'Etat ?

Le président de l'Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni, autrement, appelé, l'ex-guérillero, qui accéda au pouvoir au terme de sa rébellion qui chassa Milton Obote du pouvoir en 1986 (il y a 31 ans et 7 mois), a effectué une visite de près de 4 jours en Guinée équatoriale. Objectif : toucher du doigt les réalisations faites dans ce pays par son frère nationaliste, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Le camarade-président, Yoweri Museveni, n'est plus populaire. Agé de 72 ans dont 31 au pouvoir, l'ex-guérillero ne fait plus rêver, le pouvoir l'ayant, fortement, émoussé. Pourtant, son mandat actuel court jusqu'en 2021 et lui laisse la possibilité de se succéder à lui-même, ce que l'intéressé, du reste, compte faire, en modifiant la constitution pour faire sauter le verrou de la limitation de l'âge. Là, colère noire de trois militants de l'opposition qui ne veulent plus « se taper » le même président, après la fin de ce mandat. Pour montrer leur souhait de voir Museveni quitter le pouvoir, ils ont ni plus ni moins organisé ses funérailles, provoquant une véritable stupeur au palais présidentiel, à Kampala.

Bonne nouvelle dans la République du guérillero. Contre toute attente, Yoweri Museveni vient de dénoncer le recours à la torture par les forces de défense et de sécurité de l'Ouganda. En réalité, c'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité. A l'envers. Mais, comme ce genre de bonne nouvelle est rarissime à Kampala, les Ougandais l'accueillent de la plus belle des manières. En espérant qu'il n'y aura pas de retour en arrière.

La vulnérabilité extrême du Centrafrique continue d'exposer ses enfants à des pires sévices. Hier, c'étaient des militaires français et des Nations-Unies en Centrafrique, qui étaient accusés de violer les filles centrafricaines. Aujourd'hui, ce sont les soldats ougandais présents en Centrafrique pour traquer les miliciens de la LRA de Joseph Kony, qui le sont.

Le président ougandais, Yoweri Museveni, a remercié, dimanche, 21 février, les Ougandais de l'avoir réélu, pour un cinquième mandat, à l'issue d'un scrutin dénoncé comme "frauduleux" par l'opposition qu'il a qualifiée de "trouble-fêtes". Il menace de mettre ces derniers hors d'état de nuire s'il continue à perturber l'ordre public.

Il est des élections dans la vie d'un homme politique qu'on ne peut se satisfaire. C'est le cas de celle de Yoweri Kaguta Museveni, au terme de laquelle il vient d'être déclaré victorieux, mais une victoire qui est loin de l'honorer.

Sept candidats sont en lice pour tenter de détrôner le président ougandais sortant, Yoweri Museveni, au pouvoir, depuis 1986, et en course pour un cinquième mandat lors de la présidentielle de ce jeudi, 18 février 2016.

Le président ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, sera candidat à sa propre succession, lors de la présidentielle du 18 février prochain. Aucune chance pour qu'il soit battu.