Afrique

A Christophe Boisbouvier de RFI, qui l’interrogeait, le 31 décembre 2019, sur le mécontentement et la colère des populations de l’Afrique francophone contre la France, Achille Mbembe répondit qu’il n’y avait pas de sentiment anti-français mais “une demande de décolonisation qui n’est pas dirigée contre la France”.

Aujourd’hui, nous commémorons le 566e anniversaire de la fameuse bulle du pape Nicolas V (1397-1455). Qu’est-ce qu’une bulle ? La bulle “Romanus Pontifex” visait-elle les Noirs ? Le Pape italien cautionna-t-il vraiment l’esclavage des Noirs ?

En date du 12 novembre 1958, le ministre de la France d'Outre-Mer, Yvon Bourge, par l'entremise de son gouverneur général de l'Afrique équatoriale française, avait adressé une note faisant état de « Conseils d'un colon à ses successeurs avant son départ pour la France ». C'était la conduite à tenir aux côtés des nègres afin de garder la suprématie blanche et toujours cultiver la peur du blanc chez le noir. Un conditionnement qui permet à la France de conserver intacte son influence sur ses anciennes colonies africaines devenues ...indépendantes. Ces conseils donnés en 1958 sont toujours (fondamentalement) de rigueur en ce début 2020 avec quelques nuances cependant.

Le 11 novembre 2019, le président de la BAD (Banque africaine de développement), Dr Akinwumi A. Adesina, a prononcé un discours à l'ouverture du Forum pour l'investissement en Afrique, à Johannesburg, en Afrique du Sud. En présence des présidents d'Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, du Rwanda, Paul Kagame, du Ghana, Nana Akufo-Addo, du Mozambique, Filip Nyusi, représenté par le premier ministre, Carlos Agostinho do Rosario, de Tanzanie, John Magufuli, représenté par le ministre Philippe Mpango, du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, représenté par le ministre, Jean-Jacques Bouya, de la RDCongo, Félix Tshisekedi, représenté par son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, du premier ministre de la province de Gauteng, David Makhura, du président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, représenté par Ibrahim Mayaki, du ministre des Finances et gouverneur de la Banque africaine de développement pour l'Afrique du Sud, Tito Mboweni, et de sa « chère grande sœur, Nkosazana Dlamini Zuma, ministre de la Gouvernance coopérative et des Affaires traditionnelles », ainsi que, d'éminentes personnalités de multiples provenances, le président de la BAD a envoyé un message fort à l'Afrique et au monde entier. D'autant que, ces derniers mois, l’Afrique fait la une des médias, et pour les bonnes raisons : Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a été déclaré lauréat du Prix Nobel de la Paix. Les Springboks d’Afrique du Sud (l'équipe nationale de rugby), sous la houlette du capitaine (noir) Siya Kolisi, ont remporté la coupe du monde au Japon.

Lors du 27e Sommet de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), qui se déroula à Londres, les 3 et 4 décembre 2019, le président français a vivement souhaité que ses homologues du G5 Sahel aient une position claire sur la présence de Barkhane dans leurs pays respectifs. Quoi de plus normal, pourrait-on dire ! Mais, à l’exception du Parti communiste français et de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, y a-t-il classe politique plus ambiguë que celle de France, depuis de Gaulle jusqu’à Macron ?

Cette édition de la conférence climat de l'ONU va sans doute laisser un goût d'inachevé aux militants de la cause climatique. Aucune réponse n'a été apportée sur les points essentiels. L'Afrique rentre presque bredouille. Comme lors des précédents COP.

La plus belle femme du monde est africaine, sud-africaine de nationalité. En effet, Zozibini Tunzi, Miss Afrique du Sud, a été couronnée Miss Univers 2019, dimanche, 8 décembre, soir, à Atlanta, à l’issue d’une cérémonie où il a beaucoup été question du droit des femmes à disposer d’elles-mêmes.

Le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, a estimé, vendredi, 29 novembre, «qu'il faudra 50 millions de population entre guillemets étrangères pour équilibrer la population active en 2050, en Europe ».

Pour le moment, seuls deux pays africains, le Soudan du Nord et la République centrafricaine (RCA), ont signé des accords militaires avec la Russie de Poutine. Les autres pays africains, présents au premier Sommet Afrique-Russie de Sotchi, les 23 et 24 octobre 2019, devraient-ils leur emboîter le pas et établir un partenariat qui ne se limite pas au domaine militaire ? L’Afrique, en se tournant vers la Russie, ne se met-elle pas sous la domination d’une nouvelle puissance ? Que gagne-t-elle en nouant des relations avec la Russie ? Bref, qu’est-ce que Moscou donnerait aux Africains que Paris a été incapable de leur apporter en 6 décennies de pseudo-indépendance ? La meilleure façon de répondre à ces questions serait peut-être de montrer non seulement ce que la Russie a fait hier en Afrique et pour l’Afrique mais aussi comment elle voit les relations entre les pays aujourd’hui.

Locataire de l'Elysée depuis mai 2017, Emmanuel Macron tient sa réunion internationale : Le Forum de Paris pour la Paix est organisé, tous les ans. Du moins, le temps de son séjour à l'Elysée. Du 12 au 13 novembre 2019, il en est à la tenue de sa deuxième édition, en attendant la troisième en 2020 et la quatrième en 2021. La cinquième ? Il faudra qu'il se fasse réélire en mai 2022, sinon, son successeur pourra, purement et simplement, confiner ce Forum dans le registre des oubliettes. Car, même s'il est convoqué par le président d'une puissance mondiale, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies, le Forum de Paris pour la Paix doit, absolument, montrer son utilité pour perdurer, et convaincre, que les participants invités ne viennent pas à Paris pour faire du tourisme.

Le président russe, Vladimir Poutine, a essayé de répondre à cette question que se posaient 43 chefs d'Etat et de gouvernement réunis, à Sotchi, les 23 et 24 octobre. Le numéro 482 de novembre d'Afrique Education chez les marchands de journaux depuis mardi, 5 novembre, donne, de son côté, en profondeur, les tenants et les aboutissants de cette coopération naissante. Le magazine met l'accent sur ce que Poutine n'a pas dit à ses invités, à Sotchi.

Le moins que l’on puisse affirmer est que Nathalie Yamb n’y est pas allée avec le dos de la cuillère lors de sa prise de parole à Sotchi (Russie), le 24 octobre 2019. Tantôt demandant la fin du F CFA, qui ne garantit pas d’autre stabilité que celle “de la mauvaise gouvernance, de la pauvreté et de la corruption”, tantôt stigmatisant “les accords de défense bidon qui ne servent qu’à permettre le pillage de nos ressources, l’entretien de rébellions, l’entraînement de terroristes et le maintien de dictateurs à la tête de nos Etats”, tantôt, décrivant la France comme un pays “qui avance sans bouger, en portant des masques et qui considère toujours le continent africain comme sa propriété”, la conseillère exécutive de Mamadou Koulibaly n’a pas eu de mots assez durs pour attaquer la politique française en Afrique.

WhatsApp a engagé, mardi, 29 octobre, des poursuites judiciaires aux Etats-Unis contre la société israélienne de surveillance NSO, accusant celle-ci d’avoir aidé des services d’espionnage gouvernementaux à pirater les téléphones de quelque 1.400 utilisateurs de la messagerie en ligne à travers le monde.

Le Collectif Sortir du F CFA a suivi avec intérêt le premier Sommet Russie-Afrique, à Sotchi. S'il appartient aux Africains de développer eux-mêmes leur continent, le Collectif soutient, tout de même, que le concours de la Russie peut être bénéfique pour les Africains dans leur souhait de se débarrasser du F CFA.

Le premier Sommet Russie-Afrique s’ouvre, mercredi, 23 octobre, à Sotchi. Une rencontre de deux jours, qui doit permettre à Vladimir Poutine de relancer l’influence russe dans une région où Chinois et Occidentaux sont, davantage, présents.

L'ancien banquier d'affaires de l'Elysée pour qui un « centime est un centime » et son premier ministre, qui, contre vents et marées, entendaient faire appliquer cette fâcheuse disposition de l'augmentation vertigineuse des droits universitaires pour les étudiants non-européens, dont la conséquence immédiate, était l'éloignement encore plus de l'université française de l'attractivité internationale, en ont eu pour leur grade. Les Sages du Conseil constitutionnel leur ont dit « Niet » ! Le principe de la gratuité de l'enseignement supérieur en France doit être maintenu pour assurer l'égalité de tous à faire des études supérieures. Bien fait pour l'exécutif qui est pourfendé depuis plus d'un an par les Gilets Jaunes de (toujours) prendre chez les petits et les moins nantis pour accroître (toujours et toujours) la fortune des plus riches.

Une mission de chirurgie réparatrice des fentes labio-palatines, « bec de lièvre », sera organisée, à Kinshasa, en novembre, par l'Association Opération Smile. Cette mission bénéficiera de la collaboration pleine et entière de la dame de cœur rdcongolaise, Liliane Temuni Ngoyi Mawa, elle-même, présidente de l'Association Sans Frontière, qui oeuvre dans le domaine social en République démocratique du Congo (RDC).
Cette fois, seuls les malades rdcongolais y seront admis. Mais, dès l'année prochaine, l'Association Sans Frontière donnera une grande place aux malades venant du Centrafrique, du Gabon, du Congo-Brazzaville, du Cameroun, du Tchad, qui peuvent, d'ores et déjà, prendre contact avec elle pour bénéficier, gratuitement, de cette opération en 2020. Les moyens de transport et de séjour seront, également, pris en charge par les organisateurs (voir coordonnées en fin de l'interview).
Liliane Temuni Ngoyi Mawa commence par présenter son association avant de plonger dans le vif du sujet.

Il s'agit d'une véritable « Main basse sur les richesses du pays » comme le titre, en une, Afrique Education, dans son numéro 481, en vente dès jeudi, 3 octobre, chez les marchands de journaux. Le sultan du Tchad (entendez Déby Itno Idriss) gère son pays comme un sultanat du Moyen-Orient où tout appartient au sultan. Du moins, presque tout. Car une partie va à la première dame, Hinda Déby Itno, 15e épouse du président-sultan, qui se sert, aussi, sans se soucier des qu'en dira-t-on.

C'est la question à laquelle répond le numéro 480 d'Afrique Education en vente, dès vendredi, 6 septembre, au Gabon et, de manière générale, chez les bons marchands de journaux d'autres pays. Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, fait, d'ailleurs, la pleine page de couverture dudit numéro. En bas de couverture, le chef des sécessionnistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, qui vient d'écoper de la prison à vie pour ses « oeuvres » en Ambazonie, sa "République" virtuelle.

Ces Africains sont, pour la plupart, inconnus du grand public, ce qui est une bonne chose. Car ceux dont les noms sont connus ont, déjà, fait quoi pour l'Afrique ? C'est donc avec optimisme et curiosité qu'on suivra, avec intérêt, la toute première édition de la Conférence internationale pour Plus d'engagements pour l'Afrique, en sigle CIPEA. Cet événement marquera, aussi, le lancement officiel de la dynamique #KIMIA à qui on souhaite Bonne Chance.