Afrique

L'ancien banquier d'affaires de l'Elysée pour qui un « centime est un centime » et son premier ministre, qui, contre vents et marées, entendaient faire appliquer cette fâcheuse disposition de l'augmentation vertigineuse des droits universitaires pour les étudiants non-européens, dont la conséquence immédiate, était l'éloignement encore plus de l'université française de l'attractivité internationale, en ont eu pour leur grade. Les Sages du Conseil constitutionnel leur ont dit « Niet » ! Le principe de la gratuité de l'enseignement supérieur en France doit être maintenu pour assurer l'égalité de tous à faire des études supérieures. Bien fait pour l'exécutif qui est pourfendé depuis plus d'un an par les Gilets Jaunes de (toujours) prendre chez les petits et les moins nantis pour accroître (toujours et toujours) la fortune des plus riches.

Une mission de chirurgie réparatrice des fentes labio-palatines, « bec de lièvre », sera organisée, à Kinshasa, en novembre, par l'Association Opération Smile. Cette mission bénéficiera de la collaboration pleine et entière de la dame de cœur rdcongolaise, Liliane Temuni Ngoyi Mawa, elle-même, présidente de l'Association Sans Frontière, qui oeuvre dans le domaine social en République démocratique du Congo (RDC).
Cette fois, seuls les malades rdcongolais y seront admis. Mais, dès l'année prochaine, l'Association Sans Frontière donnera une grande place aux malades venant du Centrafrique, du Gabon, du Congo-Brazzaville, du Cameroun, du Tchad, qui peuvent, d'ores et déjà, prendre contact avec elle pour bénéficier, gratuitement, de cette opération en 2020. Les moyens de transport et de séjour seront, également, pris en charge par les organisateurs (voir coordonnées en fin de l'interview).
Liliane Temuni Ngoyi Mawa commence par présenter son association avant de plonger dans le vif du sujet.

Il s'agit d'une véritable « Main basse sur les richesses du pays » comme le titre, en une, Afrique Education, dans son numéro 481, en vente dès jeudi, 3 octobre, chez les marchands de journaux. Le sultan du Tchad (entendez Déby Itno Idriss) gère son pays comme un sultanat du Moyen-Orient où tout appartient au sultan. Du moins, presque tout. Car une partie va à la première dame, Hinda Déby Itno, 15e épouse du président-sultan, qui se sert, aussi, sans se soucier des qu'en dira-t-on.

C'est la question à laquelle répond le numéro 480 d'Afrique Education en vente, dès vendredi, 6 septembre, au Gabon et, de manière générale, chez les bons marchands de journaux d'autres pays. Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, fait, d'ailleurs, la pleine page de couverture dudit numéro. En bas de couverture, le chef des sécessionnistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, qui vient d'écoper de la prison à vie pour ses « oeuvres » en Ambazonie, sa "République" virtuelle.

Ces Africains sont, pour la plupart, inconnus du grand public, ce qui est une bonne chose. Car ceux dont les noms sont connus ont, déjà, fait quoi pour l'Afrique ? C'est donc avec optimisme et curiosité qu'on suivra, avec intérêt, la toute première édition de la Conférence internationale pour Plus d'engagements pour l'Afrique, en sigle CIPEA. Cet événement marquera, aussi, le lancement officiel de la dynamique #KIMIA à qui on souhaite Bonne Chance.

Le nombre de cas de rougeole, une maladie potentiellement mortelle ou invalidante pour les enfants, mais, évitable grâce à la vaccination, est en hausse dans toutes les régions du monde à l’exception des Amériques, a déploré, jeudi, 29 août, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). En Afrique, la RDCongo et Madagascar sont les plus touchés.

Après Nairobi qui avait accueilli le TICAD 6, place, cette année, au Japon où, du 28 au 30 août, le port de Yokohama abrite les travaux du TICAD 7. La principale thématique portée à l’ordre du jour de ce Sommet est dédiée à « La transformation et à la diversification de l’économie africaine ». Plusieurs chefs d'Etat assistent aux travaux dirigés par le premier ministre Shinzo Abe.

Le jeune président français est passé maître dans l'organisation des petits événements dans les grands. Le 11 juillet, il a, officiellement, invité le président du Ghana, Nana Akufo Addo, pour parler coopération bilatérale entre les deux pays, mais, surtout, pour dialoguer en direct avec la diaspora africaine et des ultra-marins. Mais, au fond, le déjeuner en tête à tête qu'il avait organisé en son honneur, devait permettre aux deux hommes d'Etat de parler de la création de la monnaie ECO en remplacement du F CFA, en zone CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale). Le président du Ghana et son homologue du Niger, Mahamadou Issoufou, sont les deux chefs d'Etat mandatés par la CEDEAO pour mener ce processus de la mise en place de l'ECO, à terme, courant 2020. Cette invitation de Nana Akufo Addo, à l'Elysée, avait été précédée de quelques jours, par un passage du président ivoirien, Alassane Ouattara.
Ce jeudi, 15 août, un autre tête à tête entre Alassane Ouattara et Emmanuel Macron leur permettra de remettre ce sujet sur la table, le président ivoirien, grand fervent du maintien du F CFA, « une excellente monnaie (selon lui) qui donne entièrement satisfaction à nos économies », n'ayant pas abdiqué malgré la décision des chefs d'Etat de la CEDEAO réunis, le 29 juin, à Abuja, au Nigeria, de lancer la monnaie de la CEDEAO (l'ECO) en 2020.

· Hommage ? Sans voix à l'annonce de son décès, je suis incapable de m'exprimer longuement à propos de cette Grande Dame African American, immense écrivaine et critique littéraire perspicace, Prix Nobel de Littérature dont certains ouvrages devraient être au programme en Afrique tout entière ; j'en ai lu quelques-uns, en l'occurrence : Beloved, Jazz , Le Chant de Salomon, et récemment, L'Origine des autres.

Candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron avait, fortement, condamné les crimes coloniaux, « crimes contre l'humanité » comme il les avait qualifiés, et appelé à leurs réparations. Deux années après son entrée en fonction, les pays africains commencent à poser des actes qui l'interpellent, alors qu'il semble avoir oublié cette promesse de campagne. Têtes de pont de cette nouvelle vague de pays contestataires, l'Algérie et la Tunisie, en attendant, certainement, d'autres, se rappellent à son bon souvenir.

Présidé (ce mois de juillet) par le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, le Conseil de paix et de sécurité en sa 857ème  réunion, tenue le 5 juillet 2019, sur la situation en Libye et le sort des migrants africains en Libye, a fait une sortie qui montre que l'Afrique est horrifiée par ce qui se passe dans ce pays jadis prospère. Et surtout, il presse le Conseil de sécurité d'arrêter les tueries en Libye et d'aider au redémarrage de ce pays.

La fessée va-t-elle être interdite pour de bon en France ? Le parlement doit adopter, définitivement, mardi, 2 juillet, par un ultime vote du Sénat, une proposition de loi, déjà, votée par l'Assemblée nationale visant à interdire les "violences éducatives ordinaires". Il s'agit d'inscrire dans le Code civil, à l'article lu à la mairie lors des mariages, que "l'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques". On est à des années lumière avec le type d'éducation qui a cours en Afrique où la chicotte (la fessée) fait partie intégrante du corpus qui fait d'un enfant un futur adulte responsable dans son environnement.

La France et l'Allemagne ont dénoncé, dimanche, 30 juin, l'attitude de l'Italie, qui a, vivement, réagi, après l'arrestation de Carola Rackete, la jeune capitaine du navire humanitaire, Sea-Watch, qui a accosté de force, à Lampedusa, pour débarquer 40 migrants secourus deux semaines plus tôt. Parallèlement, un mouvement de soutien à travers l'Europe a, déjà, permis de récolter plus d'un million d'euros pour financer les frais de justice de la jeune femme et la poursuite des opérations de secours de l'ONG.

Le président chinois, Xi Jinping, a présenté, vendredi, 28 juin, à Osaka, en marge du Sommet du G20, une proposition en trois points sur la construction d'une communauté de destin plus étroite entre la Chine et les pays africains. Simple littérature, bavardage inutile ou juste des chinoiseries dont l'Afrique peut se passer ?

La justice française a, définitivement, validé, mardi, 18 juin, le renvoi devant le tribunal correctionnel de l'ex-président, Nicolas Sarkozy, poursuivi, notamment, pour la "corruption" d'un haut magistrat de la Cour de cassation. Il est écrit dans la Sainte Bible que « Qui crache en l'air retombe sur sa face ». Le quinquennat de Sarkozy fut une calamité pour l' Afrique avec les deux coups d'état violents qu'il y organisa, d'une part, contre le colonel, Mu'ammar al Kadhafi, pour le chasser du pouvoir avec de lourdes conséquences (tout le Sahel est aujourd'hui affecté par des djihadistes sortis des geôles de Kadhafi ; ils se retrouvent dans la nature où ils dictent désormais leur loi aux Etats) et, d'autre part, en Côte d'Ivoire, avec l'éviction par l'armée française (missionnée par le président Sarkozy) de Laurent Gbagbo de son fauteuil de chef d'Etat pour y placer un ami personnel, Alassane Ouattara. Ces crimes ne font l'objet d'aucune poursuite pénale en ce moment de son auteur. C'est en France que l'ancien président est poursuivi pour d'autres délits qui vont le conduire, bientôt, en correctionnelle.

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a déclaré être opposé à la création de quotas pour le droit d’asile, tout en se demandant s’il ne faudrait pas en instaurer pour l’immigration. Une interrogation métaphysique qui soulève la polémique en France où le débat sur cette question ne se déroule, jamais, de façon apaisée.

Grâce à son compte Twitter, Donald Trump a la manie d'agacer beaucoup de personnes. S'il croit régenter le monde à partir de simples tweets, il n'obtient que très peu de résultats. Son secrétaire d'Etat américain adjoint chargé de l'Afrique, Tibor Nagy, se veut à son image. Il dit tout haut ce qu'un diplomate de son rang doit dire tout bas, comme si à chaque fois, il était nécessaire d'annoncer la couleur avant de passer à l'action. Toujours est-il que les résultats de cette politique (assumée) ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Depuis la révolution tunisienne, une dizaine de pays africains ont vu leurs dirigeants, pourtant, considérés comme indéboulonnables, quitter le pouvoir. Retour sur des changements de régime obtenus, le plus souvent, sous la pression de la rue.
En neuf ans, plusieurs autocrates d'Afrique ont cédé leur fauteuil présidentiel. Sur dix dirigeants, sept ont été renversés sous la pression populaire, deux ne se sont pas représentés, et un a été défait dans les urnes. Chronologie de la fin des régimes autoritaires depuis 2011.

L'association SOS Méditerranée a appelé, lundi, 15 avril, les futurs députés européens à défendre les sauvetages de migrants en mer au nom des «valeurs fondamentales de l'Europe», quelques jours après la polémique sur la «complicité» entre ONG et passeurs. Honneur à cette association qui dit des choses fortes et sensées dans un contexte européen où le fait de le dire, rend impopulaire.

Cette leçon n'est pas exceptionnelle bien que mémorable. Elle a même l'air du déjà entendu. Mais elle vaut la peine d'être répétée. Oui, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, exhorte, tout simplement, les pays africains à transformer, sur place, leurs matières premières pour gagner le combat contre la migration clandestine. Il sait, parfaitement, de quoi il parle : l'exploitation de l'uranium dont le Niger abrite l'un des plus grands gisements au monde, n'apporte pas grand-chose à son pays alors que le tiers des ménages en France, est, justement, éclairé grâce à cet uranium qu'exploite, depuis des décennies, une multinationale française.