Afrique

Que la honte ! Rien que la honte ! On ne sait pas si la Tunisie et le Sénégal sauveront ce qui reste de l'honneur des Africains dont la participation à Russie 2018 fait piètre figure. Qu'importe ! Après la sortie déshonorante et humiliante de l'Egypte, du Maroc, surtout surtout, du Nigeria, il faudrait que les élites africaines n'aient plus de mots assez durs pour critiquer la très mauvaise (mal) gouvernance du football africain. Un football qui continue d'être, littéralement, pris en otage par des intérêts non-africains, avec la complicité des fédérations, suprêmement, corrompues, et qui fait couler larmes après larmes aux supporteurs africains à chaque coupe du monde ou grande compétition internationale. Il est temps de tout détruire, TOUT DETRUIRE, tout bousculer, du Caire, à Yaoundé, d'Abuja à Pretoria, de Rabat à Tunis, en passant par Dakar, Abidjan, dans toutes les capitales africaines, sans exception. Il est temps que les amoureux du ballon rond en Afrique se révoltent. Qu'ils cessent de parloter, de pleurer, et qu'ils agissent (fortement et brutalement) pour que ça change. Ca suffit comme cela la honte ! Sortons de nos maisons, envahissons nos fédérations de football et chassons ces dirigeants qui ne sont là que pour se servir d'un football qui a grand besoin qu'on s'occupe, vraiment, de lui.

Le gouvernement lève enfin le voile sur sa grande réforme de l'audiovisuel public. Alors que Matignon devrait officiellement en présenter les grandes mesures sous peu, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, s'est chargée d'en dévoiler les contours ce lundi, 4 juin, matin. Mais, la ministre n'a pas parlé des questions d'éthique et de déontologie, qui minent le fonctionnement des médias de l'audiovisuel public français extérieur en Afrique. Une omission gravissime !

La 107e session du Conseil des ministres du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) a été ouverte, mardi, 29 mai, à Lomé, par le professeur, Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine. Objectif : préparer la négociation qui aura lieu, bientôt, avec le Groupe de l'Union européenne, afin d'élaborer l'Accord ACP-UE qui entrera en vigueur après 2020. Tous les ministres ou leurs représentants ont répondu présents dont la présidente du Conseil des ministres du Groupe des Etats ACP, la ministre jamaïcaine des Affaires étrangères, Kamina Johnson Smith.

Cette ONG, SOS Méditerranée, a des idées, diamétralement, opposées à celle du nouveau gouvernement italien issu de l'extrême-droite et dont l'objectif principal est de renvoyer, chez eux, 500.000 migrants, pendant les douze prochains mois. SOS Méditerranée a rappelé, samedi, 26 mai, aux autorités italiennes et européennes qu'il était essentiel de laisser aux ONG humanitaires patrouillant en Mer Méditerranée le droit de secourir les migrants, après avoir reçu l'ordre de quitter la zone. On assiste à un langage des sourds.

La 3e édition de la semaine de l’intégration africaine a été organisée, vendredi, 25 mai, par le ministère togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration. Objectif : renforcer l'harmonie,  la paix,  la solidarité,  la fraternité entre les peuples et servir de cadre pour la sensibilisation des communautés sœurs sur leurs droits et devoirs au Togo, pour une meilleure intégration des peuples africains. Une priorité nationale du président, Faure Gnassingbé, que met, rigoureusement, en œuvre, son chef de la diplomatie, le professeur, Robert Dussey, et l'ensemble du gouvernement togolais.

En sa qualité de président du Groupe Africain, au nom de leurs Excellences Madame et Messieurs les Ambassadeurs et Hauts Commissaires africains accrédités au Cameroun, en ce jour solennel du 25 mai 2018 dit « Journée de l'Afrique », le Centrafricain, Martial Beti-Marace, a été inspiré par le thème choisi, lors de cette 55e édition, à savoir : « Vaincre la Corruption : Une option viable de transformation de l’Afrique ».

Même si cela irrite, parfois, certains lecteurs, Afriqueeducation.com ne cessera, jamais, de comparer l'action de Barack Obama, à la Maison Blanche, à celle de ses prédécesseurs. En effet, le magazine, Afrique Education, et son site quotidien, l'ont, souvent, sévèrement, condamné, lui et sa femme, tous les deux noirs et descendants de l'Afrique, de s'être, littéralement, moqués des Africains, pendant les huit ans passés à la tête de la superpuissance mondiale. Personne ne nous apprendra que noir, Obama ne l'était que par sa peau. Il était élu par les Américains pour faire une politique américaine. Mais, là où nous ne pardonnons pas à Barack Obama, c'est de s'être moqué de la misère politique, intellectuelle et financière des Africains. Obama est venu, quelques mois, après son installation dans le Bureau Ovale, dire, à Accra, au Ghana, que « l'Afrique n'avait pas besoin d'hommes forts mais d'institutions fortes ». Bien ! Mais qu'a-t-il fait pour aider les Africains à se doter d'institutions fortes et pas d'hommes forts ? Rien ! Au contraire, l'Afrique n'a jamais autant reculé, démocratiquement parlant, que sous Obama. Pendant qu'il donnait ses leçons de démocratie aux Africains, les dictateurs du continent continuaient à truquer les élections pour garder le pouvoir, n'hésitaient pas à modifier les constitutions pour mieux rester, éternellement, au pouvoir, refusaient, carrément, de quitter le pouvoir au terme de leur mandat, comme pour le défier. On a vu ces différents scenarii au Burundi, au Congo-Kinshasa, au Rwanda, au Congo-Brazzaville, etc. Tandis que le « professeur » Obama prêchait dans son désert, sans être entendu par personne.

A force de suivre Donald Trump, le jeune président français, Emmanuel Macron, va finir par lui ressembler. Comme Donald Trump qui, lui, préfère utiliser son compte tweeter pour communiquer, Emmanuel Macron vient, aussi, de s'illustrer, sur sa page Facebook, vendredi, 27 avril, en annonçant la création de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage. Une première depuis un an qu'il préside aux destinées de la France. Ce haut lieu de mémoire sera présidé par l'ancien premier ministre, Jean-Marc Ayrault. L'annonce a été faite à l'occasion du 170e anniversaire de l'abolition de l'esclavage. 

Désinformation, amplification, intimidation : les dictateurs africains comme le Tchadien, Idriss Déby Itno, le Rwandais, Paul Kagame, le Soudanais, Omar el-Béchir, le Mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, sans oublier, le négativement célèbre en la matière, l'Egyptien, Abdel Fattah el-Sissi, suivent de bon pied leur modèle dans le domaine de la censure et de la manipulation, à savoir, le Russe, Vladimir Poutine, et le Chinois, Xi Jinping. Deux prédateurs (hors pair) de la liberté de la presse, qui opèrent, impunément sur internet. Reporters sans frontières (RSF) montre comment ils procèdent et comment contourner leurs manoeuvres.

Là où elle fait de bonnes affaires, la Chine ne se mêle, jamais, de politique. Elle ne fait qu'aligner des contrats. Sa stratégie est, radicalement, différente de celle des Occidentaux, grands donneurs de leçons d'éthique et de morale (qu'ils ne s'appliquent pas à eux-mêmes) devant l'éternel. Avec son trésor de guerre, l'empire du milieu ne se fait pas prier pour conquérir l'Afrique. Cette Afrique qui est de moins en moins la chasse gardée de l'Occident. Ce dernier tente, actuellement, de rattraper son retard en suscitant, parfois, des conflits (sans queue ni tête ici et là), juste pour qu'on continue de faire appel à lui. Chacun fait la politique de ses moyens.

RSF et ses partenaires dévoilent la "Journalism Trust Initiative (JTI)", un dispositif d’autorégulation des médias visant à lutter contre la désinformation en ligne. La Journalism Trust Initiative (JTI) a été lancée par Reporters sans frontières (RSF) et ses partenaires, l'Agence France-Presse (AFP), l'Union européenne de radio-télévision (UER) et le Global Editors Network (GEN).

A Baku, en Azerbaïdjan, le 17 mars 2018, l'ancien président du Bénin, Nicéphore Soglo, a prononcé un discours sur « La renaissance de l'Afrique au Sud du Sahara », au Forum international de Baku. Nous vous proposons l'intégralité de son intervention.

Les Etats-Unis sont accusés de double langage. Quand il s'agit des pays d'Asie, grands importateurs eux aussi de l'ivoire d'Afrique, ils accusent. Pourtant, ils se livrent, exactement, aux mêmes pratiques, avec un peu plus de finesse. Le président du Botswana s'insurge contre un tel comportement et les dénonce de manière frontale.

Dans sa grande amitié qu'il ne cesse d'afficher pour l'Afrique sans que cela ne se vérifie dans son action de tous les jours, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, s'était mis à expulser les immigrés africains malgré les protestations des organisations de droits de l'homme. La Cour suprême a mis fin à cette inhumanité, ce jeudi, 15 mars, ce qui est un grand jour dans la communauté africaine où certains commençaient à compter leurs jours en Israël avant d'emprunter le charter du retour forcé. Netanyahu devra, maintenant, changer de fusil d'épaule s'il tient, absolument, à satisfaire la droite du Likoud et ses amis d'extrême-droite.

A force de croiser les chefs d'Etat africains, dictateurs pour la très grande majorité d'entre eux, qui souhaitent, généralement, mourir au pouvoir, le numéro un chinois, Xi Jinping, a fini par faire comme eux : rester, demeurer au pouvoir aussi longtemps que possible et y mourir même. On pensait que la Chine, qui avait opté pour l'alternance politique avec deux mandats uniques par dirigeant, quelles que soient ses prouesses au pouvoir, donnait le bon exemple aux dictateurs africains qui, eux, s'accrochent à la tête de l'Etat pour y mourir. Le principe de deux mandats adopté, aussi, par la Russie, faisait, plutôt, école dans le monde. Seuls traînaient les pieds, certains pays africains, surtout, francophones, à cause, très souvent, de la Françafrique. Mais, voilà que la Chine revient en arrière en balayant cet acquis de deux mandats hérités de l'ère Deng Tsiao Ping. C'est une grande déception. Ce dimanche, 11 mars, est un très mauvais jour pour la démocratie en Chine. C'est, aussi, une journée noire pour la démocratie en Afrique, actuel meilleur partenaire économique de la Chine.

Ce que je vais vous raconter, ici, n'est pas de la fiction. C'est la réalité pure et simple telle qu'elle devrait être enseignée dans les universités et grandes écoles africaines : en perte de vitesse, dans ce qu'on appelle, aujourd'hui, « village planétaire », la France, après avoir, sans succès, activé tous ses leviers internes pour se relancer, se voit, maintenant, obligée, contrainte forcée d'amorcer le dernier acte de sauvetage de son économie : la recolonisation de ses anciennes possessions, non pas d'Asie (le Vietnam, le Cambodge et le Laos sont des bastions imprenables), ni du Maghreb (l'Algérie, le Maroc et même la Tunisie restent hermétiquement fermées à une telle (re)reconquête), mais, d'Afrique noire.

Du 12 au 16 janvier 2018, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, avait effectué des visites officielles au Rwanda, en Angola, au Gabon et à Sao Tomé-et-Principe. Cette visite avait été effectuée au lendemain des propos désobligeants de Donald Trump tenus, le 11 janvier, sur le continent africain comme étant des « pays de merde », ce qui a créé un véritable choc auprès des Africains. Au regard de l'indignation suscitée, le président américain avait essayé de les atténuer en envoyant un message de conciliation, par l'intermédiaire de Paul Kagame, aux chefs d'Etat africains qui se réunissaient, à Addis Abeba, en Sommet, fin janvier. Il avait, dans la foulée, promis d'envoyer, très prochainement, son secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, pour visiter certains pays africains et leur parler de la vision africaine du nouveau chef de la Maison Blanche. Rex Tillerson arrive, donc, sur un terrain miné où l'administration Trump n'est pas bien perçue. Un continent que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a, aussi, visité la semaine dernière. Une tournée qui l'a conduit en Algérie, en Mauritanie, au Mali et au Sénégal.

Les autorités israéliennes ont commencé, dimanche, 4 février, à distribuer des lettres à des milliers de migrants africains en situation irrégulière, leur ordonnant de partir d'ici la fin du mois de mars sous peine d'être emprisonnés, selon une porte-parole du service de l'Immigration. La question mérite d'être posée : Israël est-il, vraiment, l'ami de l'Afrique qu'il prétend être ?

De qui Donald Trump croit-il se moquer ? Après avoir qualifié le continent noir de « pays de merde » alors que les chefs d'Etat africains, qui tiendront leur Sommet annuel, fin janvier, à Addis Abeba, ont exigé des « excuses » à la suite de ses propos « racistes », il leur a transmis ses « sentiments chaleureux », par l'intermédiaire du président, Paul Kagame, qu'il a rencontré, ce vendredi, 26 janvier, matin, en marge du Forum de Davos. « Sentiments chaleureux », c'est quoi en langage diplomatique après avoir insulté quelqu'un qui attend des excuses en bonne et due forme, n'est-ce-pas une autre manière de se moquer des Africains ? Trump croit-il être permis de tout dire parce qu'il dirige la principale superpuissance de la terre ? Pense-t-il détenir le droit de vie et de mort et celui d'insulter, parce qu'il est le président des Etats-Unis ? Les Africains, bien que pauvres, ont leur dignité d'homme et en tant que tels, méritent le respect de Donald Trump.

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a exprimé, jeudi, 18 janvier, ses regrets auprès des ambassadeurs africains qui s'étaient dits outrés par les propos insultants prêtés à Donald Trump sur l'immigration, selon un de ces émissaires. Cela ne veut pas dire qu'il les renie. Loin de là, Trump étant convaincu qu'il ne dit que la vérité. Mais, comme on est en diplomatie où la langue de bois et l'hypocrisie sont les maîtres mots, Nikki Haley joue dans la forme, le fond de la pensée de son patron restant immuable.