Afrique

Au moment où Cubains, Russes et Chinois se démènent pour aider l'Italie que la France et l'Union européenne n'auraient jamais dû abandonner à son triste sort, au moment où des millions de masques chinois sont en route pour leur pays dont le système sanitaire semble aussi délabré que celui des ex-colonies françaises, certains Français n'ont pas trouvé de meilleure idée pour éradiquer la pandémie que l'essai du vaccin BCG sur les Africains. Ce qui pose problème, ici, ce n’est pas le vaccin contre la tuberculose en tant que tel. S’il y avait un souci quelconque avec le BCG, s’il était dangereux, il n’aurait jamais été administré à chacun d’entre nous dans notre enfance. Par ailleurs, nous ne sommes pas contre les essais cliniques. Ceux-ci-sont nécessaires si on veut trouver un vaccin préventif ou curatif. Par exemple, le chercheur béninois, Valentin Agon, a dû tester l’Apivirine, un médicament fait à base de plantes médicinales, sur une vingtaine de patients atteints du coronavirus au Burkina Faso. Ce produit antiviral aurait, déjà, guéri 12 Français résidant à Ouagadougou (https://cappfm.com/traitement-des-patients-atteints-du-coronavirus-dr-ag...). Ce qui me pose problème, c’est cette phrase du soi-disant chercheur de l’Inserm de Lille : “ Est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique où il n’y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation ?” Locht ne dit pas : “ Est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique aussi ?” L’absence de l’adverbe de degré “aussi” conduit à penser que cette “charité” qui ne commence pas par soi-même ou qui exclut la France est suspecte, que ceux qui se proposent d’aider l’Afrique sont mal intentionnés et que leur vaccin n’a pas pour but de faire du bien mais de nuire aux Africains. Bref, étant donné que l’Europe est l’épicentre de la pandémie, on eût aimé que le vaccin BCG contre le COVID-19 soit testé d’abord ou testé également sur la population française.

Le Covid-19 est-il en train de remettre les compteurs de l’humanité à zéro ? Pour parler avec Cheikh Hameth Tidiane Sy Al Maktoum, «  la terre vidée de son sang », est-elle en train de montrer une nouvelle voie à l’homme ?

La Chine est-elle l'amie de l'Afrique, aussi bien, pendant les périodes heureuses que des vaches maigres ? Au moment où son industrie, après trois mois d'inactivité due au coronavirus, commence à se relever, à peine, de la sous-production, une fondation chinoise, Jack Ma, offre du matériel médical à 54 pays africains. Le patron de l'OMS, Tedros Ghebreyesus, a mis les dirigeants africains en garde en les invitant, solennellement, à s'attendre « au pire » s'ils traînaient les pieds pour prendre des mesures exceptionnelles face au virus, qui provoque des ravages en Europe, dans les pays comme l'Italie, l'Espagne et la France. La situation en Europe devrait démontrer à certains théoriciens de l'économie que la notion de « pays développé » peut être toute relative. Car on peut se demander : « développé par rapport à quoi et à qui » ? A l'heure actuelle, les pays africains font montre de ne pas dormir sur leurs lauriers et prennent des mesures qui vont leur éviter les hécatombes qu'on enregistre sous les cieux européens. C'est dans ce contexte de contrainte maximale que la fondation chinoise, Jack Ma, a décidé de soulager, quelque peu, les 54 pays africains, sans exception, dans leurs propres efforts de circonscription du virus.

Pour tenter de freiner la progression de l’épidémie de Covid-19, de nouvelles mesures sont prises par plusieurs pays d’Afrique. L’Afrique du Sud comme le Ghana interdisent l’entrée des ressortissants des pays les plus à risque. D'autres conditionnent la délivrance d'un visa d'entrée à un certificat dûment signé par un laboratoire agréé attestant qu'on n'est pas contaminé par le coronavirus.

Aux Etats-Unis, Donald Trump a interdit aux Européens de voyager, dans son pays, sur une période de 30 jours. Seuls les rares pays comme l'Angleterre, l'Irlande, l'Ecosse, sont exemptées par cette mesure. Sans qu'on sache d'ailleurs pourquoi. Cela dit, la situation est très grave. En Italie, c'est le pays mort. Tout le monde reste à la maison. En France, on se dirige, progressivement, vers la même situation. En attendant, ce sont tous les établissements scolaires et universitaires qui seront fermés, au moins, pendant deux semaines, à partir de lundi, 16 mars. Aujourd'hui, on a l'impression que chaque pays cherche à sauver sa tête. Plus de solidarité internationale. Les échanges sont, pratiquement, stoppés, ce qui explique l'effondrement de toutes les bourses mondiales dans la journée de jeudi, 12 mars. Quelle sera l'attitude de l'Afrique face à ce chacun pour soi, elle qui ne dispose pas d'un système de santé digne de ce nom ?

Voici de nouvelles informations qui proviennent d’un chercheur de Shenzhen transféré à Wuhan pour collaborer avec la task force contre l’épidémie de Coronavirus. Ces informations suivantes sont claires, simples et accessibles à tous, décrivant exactement ce qu’est le virus, comment il se transmet d’une personne à l’autre et comment il est possible de le neutraliser dans la vie de tous les jours.

Cet essai publié par L’Harmattan en 1980 constate d’abord que le peuple africain, comme le peuple hébreu en Egypte hier (Exode 3, 7), souffre énormément parce que ses droits élémentaires sont bafoués, parce que ses ressources naturelles sont pillées par des multinationales sans morale ni loi, parce qu’il produit ce qu’il ne consomme pas et consomme ce qu’il ne produit pas, parce que son espace est violé et occupé par des armées étrangères, parce qu’il est privé du strict minimum vital (médicaments, eau potable, électricité, etc.) alors que les dirigeants soutenus par un Occident prédateur et dominateur baignent dans un luxe insolent.

A l’invitation du secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, le professeur, Robert Dussey, vient d'effectuer une visite à Washington. Objectif : procéder au lancement, aux côtés de ses pairs, de l'initiative Alliance sur la liberté religieuse (Religious Freedom Alliance) pour combattre l'intégrisme et l'extrémisme violent.

Les pays du champ vont-ils finir par s'émanciper de l'ancienne métropole alors que l'économie de cette dernière n'est pas reluisante ? Augmentation des déficits réprimandés par Bruxelles, maintien du chômage à un niveau anormalement élevé, dislocation du tissu social creusé par des injustices causées par des politiques menées, etc. Bref, la France bien que considérée comme un grand pays, n'est plus à l'abri d'une implosion sociale généralisée depuis l'épopée des « Gilets Jaunes » et des grèves à répétition contre la réforme des retraites.

A Christophe Boisbouvier de RFI, qui l’interrogeait, le 31 décembre 2019, sur le mécontentement et la colère des populations de l’Afrique francophone contre la France, Achille Mbembe répondit qu’il n’y avait pas de sentiment anti-français mais “une demande de décolonisation qui n’est pas dirigée contre la France”.

Aujourd’hui, nous commémorons le 566e anniversaire de la fameuse bulle du pape Nicolas V (1397-1455). Qu’est-ce qu’une bulle ? La bulle “Romanus Pontifex” visait-elle les Noirs ? Le Pape italien cautionna-t-il vraiment l’esclavage des Noirs ?

En date du 12 novembre 1958, le ministre de la France d'Outre-Mer, Yvon Bourge, par l'entremise de son gouverneur général de l'Afrique équatoriale française, avait adressé une note faisant état de « Conseils d'un colon à ses successeurs avant son départ pour la France ». C'était la conduite à tenir aux côtés des nègres afin de garder la suprématie blanche et toujours cultiver la peur du blanc chez le noir. Un conditionnement qui permet à la France de conserver intacte son influence sur ses anciennes colonies africaines devenues ...indépendantes. Ces conseils donnés en 1958 sont toujours (fondamentalement) de rigueur en ce début 2020 avec quelques nuances cependant.

Le 11 novembre 2019, le président de la BAD (Banque africaine de développement), Dr Akinwumi A. Adesina, a prononcé un discours à l'ouverture du Forum pour l'investissement en Afrique, à Johannesburg, en Afrique du Sud. En présence des présidents d'Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, du Rwanda, Paul Kagame, du Ghana, Nana Akufo-Addo, du Mozambique, Filip Nyusi, représenté par le premier ministre, Carlos Agostinho do Rosario, de Tanzanie, John Magufuli, représenté par le ministre Philippe Mpango, du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, représenté par le ministre, Jean-Jacques Bouya, de la RDCongo, Félix Tshisekedi, représenté par son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, du premier ministre de la province de Gauteng, David Makhura, du président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, représenté par Ibrahim Mayaki, du ministre des Finances et gouverneur de la Banque africaine de développement pour l'Afrique du Sud, Tito Mboweni, et de sa « chère grande sœur, Nkosazana Dlamini Zuma, ministre de la Gouvernance coopérative et des Affaires traditionnelles », ainsi que, d'éminentes personnalités de multiples provenances, le président de la BAD a envoyé un message fort à l'Afrique et au monde entier. D'autant que, ces derniers mois, l’Afrique fait la une des médias, et pour les bonnes raisons : Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a été déclaré lauréat du Prix Nobel de la Paix. Les Springboks d’Afrique du Sud (l'équipe nationale de rugby), sous la houlette du capitaine (noir) Siya Kolisi, ont remporté la coupe du monde au Japon.

Lors du 27e Sommet de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), qui se déroula à Londres, les 3 et 4 décembre 2019, le président français a vivement souhaité que ses homologues du G5 Sahel aient une position claire sur la présence de Barkhane dans leurs pays respectifs. Quoi de plus normal, pourrait-on dire ! Mais, à l’exception du Parti communiste français et de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, y a-t-il classe politique plus ambiguë que celle de France, depuis de Gaulle jusqu’à Macron ?

Cette édition de la conférence climat de l'ONU va sans doute laisser un goût d'inachevé aux militants de la cause climatique. Aucune réponse n'a été apportée sur les points essentiels. L'Afrique rentre presque bredouille. Comme lors des précédents COP.

La plus belle femme du monde est africaine, sud-africaine de nationalité. En effet, Zozibini Tunzi, Miss Afrique du Sud, a été couronnée Miss Univers 2019, dimanche, 8 décembre, soir, à Atlanta, à l’issue d’une cérémonie où il a beaucoup été question du droit des femmes à disposer d’elles-mêmes.

Le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, a estimé, vendredi, 29 novembre, «qu'il faudra 50 millions de population entre guillemets étrangères pour équilibrer la population active en 2050, en Europe ».

Pour le moment, seuls deux pays africains, le Soudan du Nord et la République centrafricaine (RCA), ont signé des accords militaires avec la Russie de Poutine. Les autres pays africains, présents au premier Sommet Afrique-Russie de Sotchi, les 23 et 24 octobre 2019, devraient-ils leur emboîter le pas et établir un partenariat qui ne se limite pas au domaine militaire ? L’Afrique, en se tournant vers la Russie, ne se met-elle pas sous la domination d’une nouvelle puissance ? Que gagne-t-elle en nouant des relations avec la Russie ? Bref, qu’est-ce que Moscou donnerait aux Africains que Paris a été incapable de leur apporter en 6 décennies de pseudo-indépendance ? La meilleure façon de répondre à ces questions serait peut-être de montrer non seulement ce que la Russie a fait hier en Afrique et pour l’Afrique mais aussi comment elle voit les relations entre les pays aujourd’hui.

Locataire de l'Elysée depuis mai 2017, Emmanuel Macron tient sa réunion internationale : Le Forum de Paris pour la Paix est organisé, tous les ans. Du moins, le temps de son séjour à l'Elysée. Du 12 au 13 novembre 2019, il en est à la tenue de sa deuxième édition, en attendant la troisième en 2020 et la quatrième en 2021. La cinquième ? Il faudra qu'il se fasse réélire en mai 2022, sinon, son successeur pourra, purement et simplement, confiner ce Forum dans le registre des oubliettes. Car, même s'il est convoqué par le président d'une puissance mondiale, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies, le Forum de Paris pour la Paix doit, absolument, montrer son utilité pour perdurer, et convaincre, que les participants invités ne viennent pas à Paris pour faire du tourisme.

Le président russe, Vladimir Poutine, a essayé de répondre à cette question que se posaient 43 chefs d'Etat et de gouvernement réunis, à Sotchi, les 23 et 24 octobre. Le numéro 482 de novembre d'Afrique Education chez les marchands de journaux depuis mardi, 5 novembre, donne, de son côté, en profondeur, les tenants et les aboutissants de cette coopération naissante. Le magazine met l'accent sur ce que Poutine n'a pas dit à ses invités, à Sotchi.