Inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) à cause des massacres perpétrés à Gaza et au-delà (plus de 50.000 morts), ces dix-huit derniers mois, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, était sous la menace d’une arrestation dès lors qu’il posait ses pieds dans un pays membre de cette organisation, signataire du Statut de Rome, en l’occurrence, la Hongrie. Arrivé ce jeudi, 3 avril, matin, à Budapest, le gouvernement du premier ministre, Viktor Orban, qui se sait fautif a pris les devants en annonçant le retrait de son pays de la CPI, espérant que de cette façon, la Hongrie pouvait se restreindre de cette obligation d’arrêter Netanyahu. Sauf que cette décision (précipitée) du gouvernement hongrois n’exonère pas pour autant la Hongrie de cette obligation internationale dans la mesure où la CPI a, immédiatement, fait savoir à Budapest que même après avoir annoncé son retrait, la Hongrie reste liée par l’obligation d’arrêter Benyamin Netanyahu qui a prévu de rester jusqu’à …6 jours en Hongrie. De quoi alimenter la polémique.

X