BURKINA FASO : La transition réinstallée

BURKINA FASO : La transition réinstallée

"Sans fausse modestie, s'il y a une transition que beaucoup aimaient citer en exemple, c'est bel et bien la nôtre. La réaction populaire, et en particulier, celle de notre jeunesse militante, la réprobation de la communauté internationale, la condamnation unanime de ce coup d'état, confortent notre certitude que nous sommes sur la bonne voie et que notre cause est juste. C'est pourquoi, advienne que pourra, et en dépit de l'endurance et de l'acharnement des forces du mal, nous relèverons le défi."

Voilà, en gros, la substance du discours du président de transition, Michel Kafando, en ce jour, de réinstallation, par les chefs d'Etat de la CEDEAO, de son gouvernement de transition, après le putsch de Gilbert Diendéré. Prenant la parole, à son tour, le facilitateur de la CEDEAO, le président du Bénin, Boni Yayi, a soutenu que leur présence dans la salle de banquets Ouaga 2000, était bien la preuve que la transition reprend tous ses droits.

Contrairement à ce qui avait été annoncé, hier, les présidents du Nigeria, Muhammadu Buhari, du Togo, Faure Gnassingbé, et du Sénégal, Macky Sall, ont manqué à l'appel, laissant à leurs collègues, Boni Yayi du Bénin, Mahamadou Issoufou du Niger, John Dramani Mahama du Ghana, et le vice-président du Nigeria,Yemi Osinbajo, le soin de les représenter à cette cérémonie de réinstallation de la transition.

Une chose que tout le monde a notée : l'absence remarquée du putschiste, Gilbert Diendéré, alors que c'est lui, en personne, qui avait tenu à accueillir, ce matin, les chefs d'Etat concernés à l'aéroport. Mais le soir, c'est Michel Kafando, leur homologue, qui les a raccompagnés jusqu'au bas de la passerelle de leur avion, avant de leur faire une accolade.