BURKINA FASO : Le bond en avant de l'enquête sur la mort de Thomas Sankara

BURKINA FASO : Le bond en avant de l'enquête sur la mort de Thomas Sankara

Les résultats de l’autopsie et de l’expertise sur les restes du président, Thomas Sankara, et de ses douze compagnons exhumés, en mai 201,5 ont été communiqués, ce mardi, 13 octobre 2015, aux avocats et aux ayant-droits des défunts. Mais seuls les rapports d’autopsie et d’expertise balistiques sont disponibles. Il faudra encore attendre pour connaître si ce sont réellement les restes de Thomas Sankara et ses camarades qui ont été exhumés au cimetière de Dagnoën.

Pour Me Benewendé Sankara, avocat de la famille de l'ancien président, il ne fait aucun doute que c'est lui : « Il y a beaucoup d’éléments qui concourent à pouvoir dire que c’est cela, mais il faut encore attendre les résultats des tests ADN pour certifier. Les types d’armes qu’on a pu identifier, c’est par exemple les G3, des Kalachnikovs, des pistolets automatiques, peut-être, même des grenades qui ont été utilisées. Des armes relevant de l’armée , a-t-il déclaré.

8 à 9 personnes dont 4 étaient présentes avec leurs avocats lors de l’audience de ce 13 octobre 2015. Il y a parmi eux des militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) et le médecin-commandant, Diébré Alidou, celui là même qui avait signé l’acte de décès du président Thomas Sankara en y mentionnant qu’il était mort de « mort naturelle  ».

Conclusion de Me Sankara (qui n'est pas de la même famille que le défunt) : «  Ça fait déjà plus de 18 ans. On voit se profiler à l’horizon une instruction sérieuse, sereine, où les droits de la défense sont garantis ».
Un fait est certain : avec la chute de Blaise Compaoré, le Burkina Faso, après la dissolution du RSP et l'emprisonnement du putschiste, Gilbert Diendéré, est en train de gagner la bataille de l'indépendance de la justice.